La top rubrique des Papadoums

Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 21:59
Et c'est reparti pour un tour dans notre top rubrique que le monde entier de la netterie internationale aurait aimé inventer avant nous, qui vous amuse toujours autant, qui me passionne toujours plus.

yeux-virginie.jpg Aujourd'hui nous profitons de l'absence du Lyonnais pour lui piquer son chocolat au noisettes partons en Suisse, à la découverte de la très discrète Virginie S. Virginie est évidemment très belle, je le rappelle, comme toutes les participantes à cette rubrique, parce que je suis ici chez moi et que j'ai décidé. Virginie est comptable, a vingt-huit ans, a dans on coffre-fort un mari et un appareil photo avec lequel elle fait des merveilles. Il faut dire qu'habiter au bord d'un lac, ça aide. Bon, Virginie, n'est pas très bavarde, mais c'est pas grave, puisqu'elle écrit d'elle-même: "Je suis une fille originale, barrée à tendance dingue." On lui pardonne donc avec plaisir.

virginie-s-1.jpg
Ca, c'est le lac de Bienne, photographié par Virginie. Raaaaah.

Bon, Virginie elle nous a fait une journée éclair, on peut pas tous faire dans le fleuve, hein. On va dire que pour Virginie, nous avons une Journée des Villes.
Allez zou, en route pour la Suisse. C'est précis, net et concis, comme un coucou suisse, évidemment.

06.00: le réveil sonne, et comme à mon habitude je tape dessus et je me rendors...

06.09: Le réveil sonne à nouveau et je me demande pourquoi on doit se lever pour aller travailler si tôt... Du coup.. je l'éteins...

06.30: Mon mari m'appelle pour me sortir du lit....

06.35: Café (sans celui là je ne serais pas ce que serait mes réveils... mon ami et ceci pour la vie), je prépare mon Tupper (c'est comme cela en Suisse... ) pour le midi, les fruits et le litre d'eau. Je fais un tour de maison pour voir si MONSIEUR n'a pas laissé trainé des choses hier soir... ;o)

06.45: Je file sous la douche... Mmmmmmh quel bonheur...

07.00: Cheveux encore mouillés (ou presque) je mets mes chaussures et j'embarque le chien pour le pipi du matin (et oui comme nous finalement)...

07.20: Retour maison pour café et séchage des cheveux... Maquillage (c'est relatif, c'est juste histoire de cacher la marque du coussin qui est encore bien marquée) et hop direction boulot...

08.00: arrivé au bureau j'allume mon ordinateur et je commence à attaquer mes dossiers

12.00: l'heure du déjeuner à sonné !!!! Ding dong ding dong !!!! mmmmhhhhh

13.30: Reprise du travail et ceci jusqu'à 17.30

17.30: départ magasin alimentaire pour les courses

18.00: arrivée maison pour la préparation du dîner (souper pour nous), et faire quelques bricolages.

19.30: j'appelle ma maman pour savoir comment s'est passée sa journée

19.45: mon cher mari rentre de la maison, m'aide à faire quelque chose et se repose (et oui ... faut pas trop en demander non plus :o) )

20.15: Nous passons à table....

20.45: nous essayons de se mettre d'accord sur un film

21.00: Il ronfle !!!!!!

21.30: je le secoue

21.45: je me décide finalement à aller sur Facebook et sur mon blog pour y voir les nouveautés...

22.30: la toilette du soir et hop au lit ... (enfin... si monsieur se réveille pas avant, ou si je ne trouve pas quelque chose en chemin qui pourrait m'occuper... ) virginie-s-2.jpg

 

Eh bien Virginie, ça te laisse plein plein plein de temps pour nous faire un tas de photos comme celles-ci, on attend!

On retrouve toutes les Journées des Villes, Journée des Champs si on pouique ici.

Et si on veut participer, et ça c'est une riche idée, on pouique ici, on choisit une photo pour illustrer, et on me raconte sa journée. Elle est pas belle la vie?


 






Par La Famille Papadoum - Publié dans : La top rubrique des Papadoums
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 07:00
Bon les petits amis, je me promenais pas plus tard que tout de suite sur la netterie, l'esprit libre (le mangeur de chocolat est de sortie, ha ha!) et satisfait d'une semaine qui se termine, la bonne conscience du devoir presque accompli. Comment ça presque? Presque? Bon sang, mais c'est bien sûr, j'avais promis un truc, moi, lundi mardi matin!

Aujourd'hui, pour le grand retour 2010 de la top rubrique que le monde entier nous envie mais que pas de bol, c'est nous qui l'avons, rien que pour vous, nous allons découvrir la journée de Vizirette. Alors vous pouvez pas savoir ce que ça me fait plaisir d'accueillir ici Vizirette, parce que c'est la fille la plus discrète que je connaisse, et j'ai été très touchée qu'elle participe à cette rubrique, même que je ne l'ai même pas suppliée. (Bon j'ai pris un retard fou puisqu'elle m'a envoyé son texte mi-novembre, oups. )

amis 2538Vizirette est évidemment très belle. Très discrète, mais sait se montrer bavarde à point (je rappelle pour celles qui prennent le bus de face en marche que c'est une qualité indispensable à ce bloug) en privé. Parce que oui, je connais bien évidemment Vizirette en vrai. Depuis, houlà, je dirais au moins quinze ans. Un pluvieux jour de juin 1997, j'ai été témoin de son mariage. Un jour verglacé de décembre 1999, je n'ai jamais trouvé la porte de la chapelle où sa fille était baptisée, et j'ai dû me contenter du gâteau d'entendre les chants par la grille du chauffage de l'église située au dessus. Un jour radieux d'automne 2001, son mari m'a rendu un service qui m'a sans doute sauvé la vie, et en tout cas mon équilibre mental. Un jour de début d'été 2004, la famille Vizir fut complétée par l'arrivée d'une extra-terrestre aux cheveux d'ange.

Vizirette et son mari, que nous appellerons Docteur Vizir, sont biologistes de renom. Ils habitent la Gaume, la région la plus ensoleillée de Belgique (siiiiii) et ont deux filles aussi vives qu'adorables, aux prénoms doux comme les pétales des roses que Vizirette a peint sur sa cabane de jardin. Heu, pardon, de princesse, elle m'a dit. Elle m'a dit aussi ceci, que je trouve aussi joli que son chef d'oeuvre: "
Non, ce ne sont pas des amis 2713autocollants, ni des pochoirs. Oui, toutes les couleurs sortent bien de mon pinceau. Comme c'est juste en face de la cuisine, je voulais voir quelque chose de gai pendant l'hiver, pas un chalet suisse désespérément brun comme chaque maison a dans son jardin. Le mien, si tu lui soulevais le toit, il ferait de la musique : Là-haut, sur la montagne... comme le modèle réduit que j'avais quand j'étais petite"  



Chez Vizirette, c'est facile, net et précis: c'est définitivement une journée des champs.

Allez zou, on file en Gaume. Je commente même pas, parce que je les connais, et les reconnais sous les mots de Vizirette, mais je me marre. Parce que dans la vraie vie, ils sont VRAIMENT comme elle le décrit.



Comme journée-type, j’ai choisi le mardi.

 


 

7h00 - Bili-bili ! Bili-bili ! J’ouvre un œil et stoppe mon réveil qui me tire de mes rêves.


7h00 et 20 secondes – « Bonjour! la météo pour aujourd’hui … ». Le radio-réveil de mon chéri. Je capte (ou pas) la météo du jour, puis la radio enchaîne sur les infos. Je continue à somnoler. On est quel jour, déjà ?


7h07 - Bili-bili ! Bili-bili ! Deuxième salve. Mon chéri émerge, allume sa lampe de chevet et s’adosse à son oreiller en écarquillant les yeux avec application en guise de gymnastique matinale.


7h09 - Tout en continuant à essayer de capter un minimum les infos les plus importantes, nous échangeons des borborygmes de salutation. « ‘jour… bien dormi ? mmwroumpf …». Les infos glissent insensiblement sur l’agenda régional, avec des interviews téléphoniques de campagnards motivés qui nous invitent à des festivités champêtres avec produits du terroir, exposition d’artistes locaux ou théâtre au château. Il y a même une interview quotidienne avec un marchand de légumes présent sur un marché qui nous communique en direct de son étal la cote du céleri-rave afin d’inciter le bon peuple à oser acheter sain et manger équilibré. Ben oui, j’avoue : mon chéri écoute Viva-Lux, la radio des ringards. C’est bien pour se réveiller, ça prend pas la tête et ça met de bonne humeur.


7h14 - Bili-bili ! Bili-bili ! Troisième salve. Je stoppe définitivement mon réveil en lui disant ma façon de penser et je me lève. Je crapahute en nuisette jusqu’à la chambre de ma grande chérie. J’allume, je m’assieds au bord du lit et je l’appelle doucement jusqu’à ce qu’un mouvement m’indique sous quel bord de la couette se trouve vraisemblablement la tête. Je tire doucement ce bord de la couette, en immobilisant le reste afin de pouvoir caresser la tignasse brune sans recevoir des coups de pieds. Chat échaudé craint l’eau froide ! Quand les yeux sont ouverts ou qu’elle me tend les bras pour un câlin, c’est gagné : je ne risque plus rien et nous pouvons entamer salutations et pourparlers tandis que j’ouvre les tentures et que je tire complètement la couette pour être sûre qu’elle ne se rendorme pas. Je la laisse se débrouiller et je vais m’habiller.


7h20 - Une toilette simplifiée, un jeans, un pull, un coup de brosse et mes lunettes. Prête ! Je me sens maintenant de taille à affronter la journée. Mon chéri a glissé de son lit vers la moquette de la salle de bain où il s’accroupit frileusement juste devant la soufflerie électrique afin de se raser bien au chaud. Il a pris soin au préalable de faire couler la douche pour que l’eau se réchauffe.


7h25 - J’entre dans la chambre de ma petite chérie. J’ouvre les rideaux et je m’assieds au bord du lit. La tête est sur l’oreiller, le visage gonflé de sommeil est recouvert de cheveux d’ange. En profitant bien consciemment de ces instants magiques, je dégage doucement les cheveux en susurrant des mots doux. Quand elle sourit, je ne résiste plus à manger les joues rondes et chaudes et à bisouter les tendres paupières. Le câlin fini, je tire la couette, j’allume la lumière et je prépare ses vêtements sur le lit. Je la laisse se débrouiller et je descends. Pendant ce temps, mon chéri est entré dans la douche.


7h30 – Je fais rentrer le chat qui gratte à la porte et il me suit à la cuisine. J’allume la radio et j’ouvre les stores, puis je prépare le thé et je nutelle des piles de tartines. Je prépare mon casse-croûte pour midi et le chocolat chaud de ma petite chérie. Je vérifie le programme de la journée.


7h40 – Je remonte afin d’achever d’habiller et de coiffer ma petite chérie et je lave à grande eau ses lunettes, toujours engluées d’on ne sait trop quoi. Parfois je n’ai pas de chance : je la retrouve en pyjama, accroupie devant la soufflerie électrique de la salle de bain en train de bouder…


7h43 – J’entrouvre la porte de ma grande chérie en priant Sainte Rita. Je lui intime l’ordre de se laver, d’achever de s’habiller et de se coiffer et je lui rappelle l’interdiction formelle de lire des BD au saut du lit les jours d’école, même debout. Parfois je n’ai pas de chance : je la retrouve en pyjama, accroupie devant la soufflerie électrique de la salle de bain en train de lire une BD…


7h45 – Mon chéri sort de la douche en peignoir de bain, et s’accroupit devant la soufflerie électrique pour se sécher. Je descends à la cuisine avec ma petite chérie, en continuant à prier Sainte Rita pour que ma grande chérie nous suive rapidement.


7h46 – J’entame les tartines avec ma petite chérie, je fais chauffer son chocolat.


7h50 – Mon chéri nous rejoint. Il va nourrir le chat, puis déjeune et prépare son casse-croûte. Question rituelle de ma part: « La grande chérie, elle en est où ? » Réponse tout aussi rituelle : « Quand je suis descendu elle m’a dit qu’elle était presque prête ».


7h59 – Apparition de la grande chérie ! J’essaie d’ignorer la tignasse attachée à la diable, le jeans slim fétiche qui affiche (déjà ?!? on l’a acheté il y a six mois…) 5 cm d’eau dans les caves et les malheureux 5 cm visibles de chaussettes violettes à petits cœurs fushia qui essayent vaillament de s’harmoniser avec les baskets vernis couleur cerise et doré.


8h05 – Les chéries s’empiffrent de tartines en devisant gaiement. Mon chéri et moi faisons notre deuil quotidien : inutile d’espérer entendre quoi que ce soit de ce que racontent les chroniqueurs à la radio. Le pire, c’est quand les deux chéries entonnent des chansons différentes à la justesse douteuse. Mon chéri et moi avons déjà envisagé sérieusement d’apprendre le langage des signes pour pouvoir communiquer, mais en mangeant ce n’est pas très pratique.


8h15 – Mon chéri s’éclipse pour préparer son sac. Je houspille les filles pour qu’elles achèvent leur déjeuner et enfilent chaussures et manteaux. Commence alors la litanie quotidienne… «Maman, ze dois faire caca… » ; « Maman, il me faut absolument un pot de yoghourt vide pour un bricolage au cours d’anglais, c’est la dernière limite aujourd’hui ! » ; « Dis, à tout hasard, tu n’as pas vu mon portefeuille ? » (Cette liste n’est pas contractuelle, c’est une suggestion de présentation…).  J’enfile alors en un clin d’œil ma combinaison invisible de Super-Vizirette, et tandis que les décibels se déchaînent dans l’entrée, style basse-cour, j’essuie moustaches de lait et traces de choco sur les joues, je plonge la tête la première dans la poubelle de la cuisine, je visite toute la maison plus vite que mon ombre à la recherche du portefeuille et, après avoir remonté culotte à fleurettes et petit pantalon, je retrouve le portefeuille devant la soufflerie électrique de la salle de bain, caché sous une revue elle-même recouverte d’un pyjama roulé en boule.


8h25 – Immobile sur le seuil, un sourire figé sur le visage et le bras levé qui se balance en rythme, j’attends que la voiture emmenant ma petite famille vers l’école disparaisse au coin du chemin pour pousser un grand soupir de soulagement ! Dans le silence retrouvé, je débarrasse la table de la cuisine, je prépare mes affaires, mets le chat dehors et quitte à mon tour mon mini-village gaumais.


8h35 – Je retrouve une collègue dans le village voisin et nous covoiturons jusqu’au mini-village ardennais où nous travaillons.

 

 FIN DE LA PREMIERE PARTIE. Rassurez-vous, la seconde est (un peu) plus courte et (beaucoup) plus zen !

 

15h50 – Je quitte ma collègue au village voisin et reprend la route de mon mini-village gaumais.


15h55 – Je dépasse mes chéries qui reviennent de l’arrêt de bus, elles me font de grands signes, je fais mine de vouloir les écraser puis elles suivent la voiture en courant et en me criant des nouvelles hyper-importantes que je n’entends pas. On se retrouve devant la maison, on est super contentes toutes les trois.


15h59 - Je prends le courrier (« Il n’y a rien pour moi, maman ? ») et je les laisse se débarrasser et laver leurs mains en piaillant. Dieu sait pourquoi, depuis autant d’années, elles se chamaillent tous les jours pour savoir qui fera pipi la première, elles s’éclaboussent au lavabo et une éteint la lumière en laissant l’autre crier dans le noir… Pendant ce temps, je prépare un bon feu au living et je sors fruits et biscuits.


16h07 – Nous prenons un goûter roboratif, elles me racontent leur journée. Je leur communique l’organisation prévue pour les heures à venir.


16h30 – J’achève ma deuxième tasse de thé. Me voilà requinquée pour la suite.


16h35 – Ma grande chérie commence ses devoirs sur la table du living, tout en surveillant du coin de l’œil et en commentant ce que je fais avec sa sœur. Je revêt ma combinaison invisible de kiné pour ma petite chérie et la série d’exercices et de petits jeux se déroule calmement. (Ma petite chérie, telle une rose de culture, nécessite des soins quotidiens. Par contre ma grande chérie, vraie fleur d’églantine, pousse dru comme une mauvaise herbe!).


16h55 – Je laisse ma petite chérie s’occuper de ses poupées et m’inquiète de l’état d’avancement des devoirs. Un fois terminés, j’enjoins ma grande chérie d’attaquer le solfège, puis l’instrument. Je surveille de toutes mes oreilles tandis que mes mains font la vaisselle de la veille. Ces disciplines réclament… de la discipline, ce ne sont pas les Papadoums qui me contrediront. Parfois, mon aide est nécessaire : décomposer la difficulté (selon la maxime Diviser pour règner), gérer le métronome, donner le La, au pire essuyer les larmes et convainvre de reprendre le morceau, au mieux être sollicitée pour jouer un petit duo !  La petite sœur, qui s’est approchée silencieusement, admire en ouvrant ses grands yeux. La grande sœur en est toute flattée, mais ne l’avouera pas.


17h30 – Tout son travail enfin achevé, ma grande chérie plonge dans un roman ou reprend son « chipotage thématique saisonnier » avec sa sœur. Il y a quelques semaines, c’était inventer déguisements et décorations d’Halloween. En ce moment, c’est une série de lettres et dessins pour Saint-Nicolas, qui descend chaque nuit par la cheminée déposer un bonbon dans les quatre paires de chaussures sagement alignées, en attendant LE grand jour où la table sera entièrement couverte de jouets prêts-à-l’emploi et de friandises. « Mais bien sûr qu’il sait ouvrir la cassette de l’intérieur. Mais non, il ne se brûle pas, il attend que les braises soient éteintes ». Chaque matin, en ramassant le bonbon, chacun crie dans la cheminée en passant : « Mer-ci-saint-Ni-co-laaaaas !». On est bien élevé chez les Vizir.

Moi, je sors bêtement ma planche à repasser – c’est moins amusant, pas besoin de vous faire un dessin. Mais le Grand Saint, qui me regarde de là-haut, voit comme je suis bien sage !


18h45 – Je range les piles de linge dans les armoires respectives et je retrouve mes chéries confortablement installées devant le feu, lisant un livre ensemble. Je les adore ! Je vais réchauffer de la soupe.


18h55 – « Ma grande chérie, on va manger ; je te rappelle que tu dois mettre la table avant 19h. ». « Oh nooooon ! » Refus habituel aux arguments variés. Ma petite chérie arrive en trottinant : « Moi ze veux bien les mettre, les achiettes ! ».


19h05 – Nous nous attablons devant un couvert plutôt artisanal. Vive discussion entre les chéries pour savoir qui s’assied à côté de qui. En bonnes belges, nous mangeons soupe et tartines garnies à la fortune du frigo, ce qui m’obligera à me lever une quinzaine de fois pour aller chercher des cornichons à la réserve, prendre des verres dans l’armoire, dégeler en catastrophe des tartines dans le grille-pain, remplir la cruche à eau, verser du lait froid dans la soupe jugée trop chaude, jeter immédiatement le fromage moisi avant que les chéries ne l’aient aperçu et ne déclenchent une grève de la faim, réchauffer au micro-onde le bol de soupe qui a fini par trop refroidir, déposer quelques reliefs à terre pour le chat en espérant qu’il arrête de faire ses griffes sur la nappe cirée en miaulant comme un perdu.


19h20 – Cliquetis de clés, bruit de porte : c’est un jour faste, mon chéri rentre tôt ! Tournée de bisous, les filles s’excitent sur leur chaise et il a droit au babil dont j’ai eu la primeur au goûter. Pendant ce temps, il me fait part de son état de fatigue physique et mental en un sourire, deux mots-clés et quelques regards éloquents. Nous ne tentons même pas de converser.


19h40 – Nous nous débarrassons des chéries en les envoyant se mettre en pyjama. Elles résistent…


19h45 – La deuxième chérie arrivée en haut de l’escalier, nous sommes enfin entre adultes. Nous pouvons causer un peu.


20h – Je range la cuisine pendant que mon chéri va coucher les filles.


20h15 – Je monte vérifier l’état d’avancement du coucher. Après la séance bisou-câlin, rebisou-recâlin, rerebisou à ma petite chérie, je laisse son père lui lire une histoire de fées. Je passe chez ma grande chérie et lui lit un chapitre du chef-d’œuvre autobiographique de Laura Ingalls. Oui, vous connaissez, c’est bien « La petite maison dans la prairie ». Il y a 9 tomes, nous en sommes au 7ème. J’ai un faible pour l’ancienne littérature jeunesse.


20h30 – Elle sont couchées ! Vu leur âge, nous oublions progressivement le conditionnement des jeunes parents : pas besoin de rester sur le qui-vive, nous ne serons plus dérangés par des hurlements nocturnes intempestifs. Nous descendons mettre une dernière bûche dans le feu et tenter de regarder la télé. Comme on n’a que deux chaînes, le tour des programmes est vite fait ! Le mardi à une heure décente, il n’y a rien. Si le temps le permet, nous sortons faire le tour du village. Sinon, mon chéri pianote sur l’ordi ou peint une œuvre d’art tandis que je lis une revue professionnelle.


22h30 – Nous allons nous coucher, après avoir vérifié que le chat est bien sorti et qu’il ne viendra donc pas gratter à la porte de notre chambre à 5h du mat’.  Je ferme les yeux, détends mes vertèbres lombaires et mon esprit s’engourdit peu à peu. Mon chéri bouquine.


23h00 – Extinction des feux. Bonne nuit tout le monde !

 

FIN DE LA SECONDE PARTIE. Merci d’avoir tenu le coup jusque-là !

 

 

 

Vizirette, c'était un plaisir de t'accueillir. N'oubliez pas le chemin du Village des Papadoums dès que le printemps reviendra.
Si cela vous a plu, si vous aussi vous avez envie de participer, vous choisissez une photo, vous m'envoyez votre bafouille sous la forme que vous voulez en cliquant ici. Je rappelle que tout le monde est le bienvenu, maman, papa, la bonne et moi ou pas,  blog ou pas blog.
Et si vous avez envie de lire ou de relire les jolis témoignages de cette top rubrique, c'est ici.

Par La Famille Papadoum - Publié dans : La top rubrique des Papadoums - Communauté : les gens heureux à la campagne
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /2009 07:00
Ca y est, la voici la revoilou, la top rubrique des Papadoums que le monde entier de l'intermède mondial aurait bien inventé si ce n'était déjà fait par nous, et grâce à vous, je me dois de le dire.

Vous avez l'air d'aimer ça, en plus, donc on va pas se gêner pour continuer, hein. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir la très discrète Bismarck, du bien nommé "Debrique-et-deblog". Bismarck est très belle, évidemment. Pas tellement bavarde, pour changer, juste à point, et ce qu'elle dit ne tombe jamais à côté de l'assiette. Bismarck a 36 ans, deux garçons de 6 (le Pirate, lui aussi!) et 3 ans (Numérobis), et un Polichinelle de sexe masculin lui aussi dans le tiroir, prévu pour la mi-mars (pile poil carnaval, Polichinelle, tout ça, mhhhmmm, Bismarck, tu veux pas qu'il sorte avec un mirliton qui fait poueeeet, non?).

Bismarck est prof d'allemand. Dans deux lycées différents, à trente bornes de chez elle. Et comme l'académie de Nice, ou l'Educnat, au choix, parce que je n'y connais rien, est un peu lente à la détente, elle a "oublié" sa demande de mutation vers la Bretagne, où son mari, lui, a été muté depuis quelques mois. Mille kilomètres les séparent donc encore en ce moment, plus pour très longtemps j'espère, parce que là Numérobis est persuadé que "Papa travaille en vacances", ça craint du boudin pour la respectabilité paternelle moi je dis.

Bon, là, depuis que Bismarck m'a envoyé sa journée, elle a enfin été arrêtée et jouit donc de tout son temps pour préparer ses cartons de déménagement, prévu fin décembre.  Là, les filles qui gémissent qu'elles ne s'en sortent pas, elles la mettent un tout petit peu en sourdine le temps de dire "respect", merci. Après, elles peuvent recommencer à se plaindre un peu, j'ai jamais dit que la vie est facile, hein. Et puis, maintenant, Bismarck a le droit officiel de faire la sieste avec ses chats (noirs). Une belle histoire qui finit bien, donc!
Allez, zou, c'est parti pour le marathon sudiste.



Ma journée des villes

Mais des villes, au pluriel…

 

7h 10, le radio-réveil me  branche sur des informations économiques. Le mardi et le mercredi, il s’allume plus tôt, c’est de la musique classique et j’aurais bien envie de rester écouter jusqu’au bout.

Passage par la salle de bain, douche, huilage de bedon (et de gambettes, j’ai la peau ultra-sèche) et habillage, puis direction la cuisine pour mettre en place le petit déjeuner. En passant, j’ouvre les portes des chambres des enfants, qui arrivent plus ou moins réveillés pour déjeuner.

7h 30 à 8h 10, petit déjeuner.

Le mardi, le petit déj’ doit être fini à 7h 30, et le mercredi, encore plus tôt, vu qu’à 7h 30, il faudrait que les enfants soient devant la porte du centre aéré.

Habillage des enfants, préparation des goûters pour le soir.

7h 45, le mardi; 8h 15, les lundi, jeudi et vendredi : départ pour l’école maternelle. Il suffit de laisser le Pirate dans la cour de l’école où nous habitons, puisque c’est là qu’il va au CP. Après avoir déposé Numérobis dans sa classe, je vais chercher du pain et je rentre tranquillement à la maison, sauf le mardi, ou je prends la voiture pour aller travailler. Le mercredi, c’est la course : je dépose le Pirate à son centre, je file avec Numérobis à son centre, et puis je fonce jusqu’au lycée où j’arrive forcément en retard (mes élèves attendent sagement dans le couloir).

Les lundi, mardi et vendredi matin, j’ai le temps de me promener sur la blogosphère, de ranger un peu et de faire le ménage (mais pas trop, hein, sinon après j’ai mal au dos) ou de lancer une lessive. Au besoin je tape un truc pour les élèves ou je fignole un cours, mais je n’aime pas trop travailler le matin. Maintenant, il va aussi falloir que je me mette à faire les cartons en vue du déménagement, pendant ce créneau horaire…

Le midi, je suis forcément dans ma voiture, en route vers un lycée (oui, même le mardi : je change d’établissement à midi). Super pratique pour manger un vrai repas équilibré! Mais bon plan aussi pour se faire arrêter prématurément, je sens: j’ai de plus en plus de mal à m’extraire de ma pourtant spacieuse voiture après une demi-heure de trajet…

L’après-midi, j’ai cours jusqu’à trois heures, sauf le vendredi. Le vendredi, j’ai un emploi du temps trop bien pensé : je fais deux heures dans un lycée, et puis je vais finir la semaine, de quatre à cinq, dans l’autre.

Le mercredi après-midi, c’est ma demi-journée préférée: je ne travaille pas, et les enfants sont au centre aéré (il faut les inscrire par journées complètes, on n’a pas le choix!). Donc je mange tranquillement, et puis je fais la sieste avec mes chats. Ensuite, si j’ai le courage (ou un gros paquet de copies), je travaille un peu, je n’oublie pas d’aller chercher du pain, et, si j’ai ramené la voiture dans la cour parce que j’ai fait des courses, de la déplacer avant d’aller chercher Numérobis puis le Pirate à pied.

Les autres jours, je peux faire rapidement les courses en rentrant du lycée, sauf le vendredi. Il ne faut pas acheter les choses lourdes ces jours-là, parce que la difficulté, en arrivant près de chez moi, est de trouver une place pour se garer. Le lundi et le mardi, je dois bien choisir où je laisse ma voiture, en fonction de l’endroit d’où je pars ensuite et de celui où elle doit m’emmener. Le lundi, par exemple, je me gare pas trop loin de l’école maternelle, de façon à ne pas perdre de temps le lendemain matin.

16h 30, le lundi: je récupère Numérobis à l’école. Le Pirate reste à l’étude, parce que l’étude, c’est deux ou quatre jours par semaine. Donc, même si je n’aurais besoin de l’y laisser que le vendredi, il reste aussi le lundi (pas le mardi, parce qu’il a piscine, et pas le jeudi, parce que pas deux jours de suite).

16h 30, le mardi: je descends chercher le Pirate, il prend rapidement son goûter et je l’emmène à la piscine. En rentrant, je trouve plus facilement une place au plus près de la maison pour la voiture (je vous rappelle le timing impossible du mercredi matin), et nous passons prendre Numérobis à la garderie.

16h 30, le jeudi: je prends le Pirate à la sortie de l’école et nous allons chercher Numérobis à la garderie, ce qui permet aussi au grand de retrouver quelques copains.

Ensuite les enfants terminent leur goûter à la maison (sauf le mardi) et je fais faire ses devoirs au Pirate.

17h 40, le vendredi : j’arrive à la garderie de la maternelle. En général, Numérobis fait des histoires pour ne pas rentrer (ils sont en train de regarder un dessin animé), et nous arrivons vers 18h à l’étude pour récupérer son grand frère.

18h 15, le lundi: je descends parce que le Pirate, autorisé à rentrer tout seul (que voulez-vous qu’il lui arrive sur le trajet école-domicile?), n’est toujours pas là. C’est normal, la maman de L., son meilleur copain, arrive tout juste pour reprendre son fils.

Les enfants jouent un peu. Un jour sur deux (sauf si vraiment ils sont sales), ils prennent leur bain vers 18h 30. Ensuite, ils réclament généralement un DVD (je vous ai dit que nous n’avions pas la télé?), ce qui me permet de préparer le repas en écoutant la radio.

19h 10, à peu près: début du repas du soir. Suivant ce qu’on mange et l’humeur de Numérobis, il peut durer plus ou moins longtemps, mais en général, nous sommes quand même sortis de table avant 19h 45.

Pendant que je débarrasse la table, les enfants se disputent et choisissent l’histoire du soir. Ensuite, pipi, dodo.

Après 20h, c’est comme si j’étais seule. Je fais la vaisselle, et puis un petit tour sur le net. Parfois très rapide, le tour, parce que je dois préparer mes cours, quand même. Il m’arrive même d’avoir des copies à corriger.

22h, un peu plus tard le vendredi: je vais me coucher.




Là, pour une fois, je ne me suis même pas permise d'intervenir. Parce que la nana, elle assure question organisation, que voulez-vous que j'ajoute à ça?!! Rien que le binz avec la voiture, moi ça m'éclate, moi qui range toujours la mienne à la même place et qui suis encore capable d'oublier où je l'ai rangée (j'exagère à peine). Rassure-moi, Bismarck, t'as un moral d'acier, ou des fois t'as quand même un coup de mou comme nous toutes?

On retrouve tous les témoignages de cette rubrique avec des tas de gens très bien dedans , et on m'envoie la sienne, accompagnée d'une photo de son choix , blogueuse ou pas, maman ou pas, jeune ou pas, fille ou pas. Tout le monde est attendu et bienvenu.



PS Les Papadoums sont en week-end en Haute-Savoie. Je laisse les clés du blog à Bismarck. Soyez sages!




Par La Famille Papadoum - Publié dans : La top rubrique des Papadoums - Communauté : foll-ouf
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 07:00
Et c'est reparti, cette fois pour une étape gastronomique, dans la top rubrique des Papadoums que le monde entier de l'intermède mondial aurait rêvé d'inventer avant nous (et que c'est pas de bol, hein), aujourd'hui j'ai l'immense joie d'accueillir ma ouèbe-maman (elle m'a adoptée avant-hier) la délicieuse et inénarrable Amaryves, du blog Le Petit Bout de la Lorgnette.


Amaryves, en vrai, c'est Anne-Marie, et son chéri, c'est Yves. Elle est évidemment très belle, et houla, bavarde à point. Généreuse comme c'est pas permis. Et pas seulement parce qu'elle m'a envoyé un cadeau pour ne pas avoir gagné son quizz. Sa générosité est dans son amitié qu'elle donne sans compter, ses commentaires, sur son blog, sur tous ceux qu'elle visite, on la suit à la trace, toujours à propos, foncièrement honnête, avec toute son expérience de la vie qui nous fait souvent défaut, à nous les mamans de jeunes enfants, toujours sincère, partageuse, et pleine d'humour. En fait j'ai du mal à en parler parce qu'avec Amaryves, on n'a pas besoin de longs discours (même si on en fait quand-même), tout est naturel et n'a nul besoin d'être dit.

En plus, elle se présente elle-même, donc je la laisse faire.

Je suis Anne-Marie, blonde (pas de ma faute !!!) aux yeux verts, pas grande mais dès l'instant que les pieds touchent par terre ( tu la connais hein ??) sans qualification professionnelle définie ou plutôt partie pour faire une employée de banque modèle j'ai fini ma courte carrière chez les Américains installés à Paris ( Bank of America) dès que mon bidou a enflé pour la 1ère fois, rapatriant avec mari et valises à la semi-campagne. Et hop, 1er garçon.

Comme tu fais plein de conneries par amour, ben j'ai pas échappé à la règle et mon mari (le 1er) ouvrant un commerce j'ai « donné un coup de main »... ben voyons et dans la foulée mon bidou a gonflé de nouveau et hop 2ème garçon. Pis des fois ça va pas bien entre papa-maman, alors chacun est parti faire sa route et avec mes emmerdes, mon (nouvel) amour, mes amis, mes loupiots j'ai attaqué une nouvelle existence.

Et hop, Lorgnon (Yves d'où la contraction: AMARYVES) donc Lorgnon a vu gonflé mon bidou (encoooore) et hop une fille... Ce sera tout Madame.
Ce petit monde est adulte, encore que ….pas d'épouses, de mari et encore moins d'enfants.

Bah ça peut attendre.

Mon quotidien est donc dans un village du Loir et Cher, (même pas 900 habitants), non loin d'Amboise, Chenonceau, Chambord et tous lesrésidences secondaires des Roys....

Je travaille, mais pas vraiment, avec Yves sur l'élevage de gibier créé par son père en 1954.

Quand je dis pas vraiment c'est que c'est un travail saisonnier et désormais nous faisons cela pour nous occuper. Ah, j'oubliais : j'ai fait une petite coupure de 10 ans, ayant acheté une longère de caractère (maison tourangelle de plain-pied) j'avais ouvert des chambres d'hôtes, puis prise au jeu ( la cuisine ma passion, merci maman!!!) nous avons transformé des dépendances en restaurant.

Un jour, lassée du personnel, de la fiscalité, des trajets incessants de 50kms pour s'approvisionner, j'ai jeté le torchon et nous avons tout vendu.

Maintenant nous sommes dans la maison héritée de mes beaux-parents toujours dans le village natal d'Yves. (Comme ça il voit son clocher, il peut se repérer facilement !!!)

Ma journée est donc fonction de la saison :

de février à fin mai, c'est repos. Tout est relatif, tu as vu du repos quand il y a un jardin, des arbres fruitiers, un chien, 8 ha à entretenir....+ la maison ( c'est jamais fini …)


C'est ce qu'on appelle une vie bien remplie déjà, et une excuse suffisante, s'il en fallait une, pour se la couler un peu douce, maintenant. Parce qu'Amaryves a hésité: "je peux pas t'envoyer ma journée, je fais que bloguer, boires des thés et cuisiner!" Ah ben si, justement, que je lui ai dit. Ca nous reposera des jeunes mamans en perpétuel marathon!

Amaryves, en somme, c'est un peu "vis ma vie à l'envers"... (ceux qui étaient là lors des premiers pas de ce blog connaissent mon rêve utopique d'un joue avoir une table d'hôtes). Et comme ses enfants n'ont pas l'air pressés de la faire grand-mère, c'est un peu la Mamie gâteau de la blogosphère: partout où il y a des mamans et des bébés, elle est là, attentive à chacun, demandant des nouvelles, versant sa petite larme d'émotion! Son blog est une chronique de la vie douce, du bonheur de vivre en accord avec la nature, de la beauté des choses, et un partage culinaire qui me ravit. Sans compter que j'adore l'idée qu'elle soit la preuve vivante qu'il n'y a pas d'âge pour bloguer, et qu'il y a de la place pour tout le monde sur la toile.

 

On aura compris qu'on tient ici un superbe exemplaire clair et net d'une Journée de Champs, et c'est parti, on va voir comment elle se la coule douce (mon oeil) notre Amaryves nationale.

J'enchaîne en vert, comme d'hab, rien ne change quand tout va bien.

 

6h45 : le tel de Lorgnon sonne, ça ne me réveille pas, en général c'est moi qui l'attend à sonner. De toute façon je peux me passer de réveil : je me programme une heure et 5 mn avant j'ouvre un oeil.

 

7h.... Lorgnon n'est pas levé, moi non plus. Alors je pense, je pense à ma matinée : si j'ai prévu le déjeuner, si pas de courses (oh les courses punaise, 20km aller-retour pour le supermarket) et encore quand tu déballes le sac, zuuuuttt t'as juste oublié le beurre ou le café. Heureusement on est prévoyant par force dans le trou du cul du monde ….

 Ah non, le trou du cul du monde, c'est ici: à peine trois centaines d'habitants. Quoi? On me dit que le monde serait plein de trous du cul du monde?


7h15 Lorgnon s'extirpe des draps. J'en profite pour tout ramener sur moi et me faire un gros sac de couchage.... j'écoute les bruits : les croquettes d'Axane, la radio (MOF dit Marc'o et Julie l'indéboulonable d'Europe1), la bouilloire..... des fois je repique mais pas souvent.....


7h20 C'est à mon tour de « déhotter »....dans le noir je trouve mes Crocs et la porte de la chambre, direction salle de bains pour un coup de brosse, je n'aime pas un tête à tête petit déj' hirsute, et passage dans le bureau pour pousser le buton (oui Johnny) de mon PC.

Amaryves me demande de préciser ici qu'elle ne porte pas de couches et qu'elle va faire pipi comme toutes les jeunes mamans qui ont pris soin de le préciser dans leurs "Journées" précédentes...


Mon chéri a préparé mon plateau, ma tasse,mon beurre allégé, le jus de fruits , ma confiture (3 habitants dans cette maison, 3 pots de confiotes differentes..). Y'a pu qu'à mettre le thé, griller 2/3 tartines et en avant.

Maison les confitures?

Loulou-chien passe de l'un à l'autre quémander un p'tit bout....


7h45...moment sacré : je viens flirter avec mon ordi, qui chauffe depuis mon lever.

Il est à point et là c'est la béatitude : je lis mes (vos) mails les filles, je réponds, je file sur banque en ligne.. ouuuuhhhh... puis sur la presse locale, je reviens sur GameDuell, site de jeux pour tous les cerveaux... avec mon Junior on a nos spécialités : adresse et réflexion pour lui, action et cartes pour moi. Je trainouille, j'arrive pas à embrayer.....

9h déjà !!!!je laisse la page mail ouverte et je file sous la douche.

9h20 : habillée, maquillée je file en cuisine pour le petit noir du matin.

9h30 : c'est selon, ou le frigo pleure et la liste est longue, faut y'aller (10 bornes + 10 bornes) ou alors il pète tellement il est plein (il a un frangin en bas, et 2 copains très froids, rien que ça !!). Dans ce cas c'est la question : qu'est ce qu'on mange ??

 

Mah oui, c'est vrai, qu'est-ce qu'on mange, hein? Moi à cette heure, en général, je fouille mes tiroirs de bureau vides à désespérer!

 

10h … Le repas est dans ma tête, aller au plus pressé ( purée à faire, légumes à éplucher)... et hop un petit tour au fond du couloir, pause pour lire les mails arrivés. Une drogue que c'est ce bloug ( ça c'est de toi !!!)

Non c'est pas de moi, je l'ai piqué à Alexiane de So Glamourous, c'est une forme d'auto-dérision bloguesque anti-melon

 

10h15 : Aspiro, linge à étendre, ou aspiro -carreaux, ou balai-bulle.....ou rien du tout et tel avec ma copine.. CDI ( Conversation Durée Illimitée)

Balai-bulle? késako? Un truc qui fait le ménage tout seul pendant que tu bulles? j'achèèèèèèète!

 

11h déjà ? oui je suis toujours surprise par la fuite du temps !!!

11h15 . Dodo, non je ne me recouche pas, je fais le lit, un peu de dépoussiérage, je regarde bêtement la pile de magazine qui monte, monte.. faut que je trie...demain

12h30 : A table …......

Qu'est-ce qu'on a mangé, finalement (allez donc voir le blog d'Amaryves, vous comprendrez pourquoi je pose la question!)

13h10 Vaisselle à la mimine (pas de place pour machine). Café expresso pour Lorgnon qui bouquine ce qui se trouve sur la table du salon, oui y'en a encore là....

Eh, Lorgnon, la vaisselle, elle va pas se faire toute seule, hein! Au lieu de faire le clown!

14h : Expresso for me.. le derrière dans mon fauteuil et hop la souris ça cavale. Je surfe, je lis, j'écris, j'alimente mon cahier (je note maintenant les recettes à faire, de chez qui, les anniversaires etc....), je prépare des photos pour OB... je réfléchis au prochain article. Je passe chez Game-joujou, encore un petit coup d'Aquabulle, rohhh j'ai perdu !!!

15h30 : Courses, et (ou )La POSTE (20 bornes) ou jardin, ou cuisine, ou je réponds à « allo-moman ».... Si c'est mon Junior 1er, j'ai droit à ses 4 journées passées, plus les projets pour les 4 à venir, si c'est fifille, c'est moins drôle : j'ai perdu mon portefeuille, tu peux faire opposition à la banque ? J'ai mal à la gorge, je prends quoi ? Tu peux appeler Orange, mon tel est bloqué, j'appelle avec celui d'une copine... le bonheur d'être éloignée de 280kms !!!

Promis, ouèbe-maman, je t'appellerai pas pour le coup du porteflouze. Mais te raconter mes quatre dernières journées, heu, je crains que ce ne soit déjà fait!

 

18h : On mange quoi ? ( c'est pas vrai le temps qu'on passe à table !!!)

Vite fait, bien fait le soir.

 

18h30 : Toujours devant mon écran... c'est selon : si ma copine pousse un peu c'est aqua-gym ensemble dans notre méga-complexe : bassins, bassin bouillonnant, (dehors-dedans) sauna, hammam ou alors je bloggue.....

 Je vais pas te dire que le blog c'est mal, je vais plutôt te dire que l'aquagym c'est encore mieux!

19h3o : Le grand Journal de Canal (j'adore Denisot et JM Apathie)

C'est vrai qu'il vieillit bien, le Denisot, avec son oeil qui frise!

 

20h : Miam- miam, glou-glou.

20h45 : Enveloppée dans ma couverture polaire blanche, allongée dans mon canap' blanc, mon chien blanc (encore) contre moi on regarde la Tévé, ou un dévédé. Lorgnon dans le fauteuil (normal la place est prise à côté de moi).

22h30 Je dors à moitié ou complètement !!!!

22h35 Salle de bains, dodo avec un bouquin ou magazine (un de la pile qui n'a pas diminuée)

23h Extinction des feux.

 

23h15 Lorgnon a pris toute la place, je m'endors sur la tranche (enfin sur le côté) au bord du précipice.

Et Axane, elle dort où Axane? Elle monte la garde devant le frigo?


23h25 : Je pousse de toutes mes forces le poids de l'homme endormi et le renvoie dans ses cordes , non mais !!!!

C'est dingue, ces hommes, quand même. Et d'une mauvaise foi avec ça!

 

Quelle journée.... c'est ça la semi-retraite aux champs, prendre le temps de profiter de l'instant qui passe, de pouvoir se dire que ce qui n'est pas fait aujourd'hui le sera demain ou après-demain...

Moi ça me va très bien comme philosophie! Surtout qu'on  ne peut pas dire que tu te sois toujours reposée, tu le mérites donc amplement!


Mais des fois ça gonfle la campagne, rien à portée, plus de bureau de poste, pas de commerces valables, médecin-pharmacien :5km, agglomération et zone commerciale variée :45 kms. Il reste encore un cinéma bien géré dans la ville voisine (10km), alors il faut se contenter de regarder notre campagne qui somme toute n'est pas si désagréable que ça, pour preuve les parisiens y débarquent de puis quelques décennies....

 

Vive la campagne …...........

 

PS :Tu verras que les Lorgnon font parfois les clowns, qu'ils ont un chien blanc, et un clocher.. celui de Lorgnon qui a décrété une fois pour toutes  : je ne peux pas quitter mon clocher, bien sûûûrrrr!!!!


Merci Amaryves pour ta participation et cet intermède douceur de vie façon tourangelle. J'ai été ravie de t'accueillir chez les Papadoums.

Et les autres, vous aurez compris que vous ayez une journée marathon ou championnat du monde de chaise longue, que vous soyez propriétaire de blog, blog-addict, geek invétéré, sous-marinier (pour les non-initiés: ce terme désigne les gens qui lisent les blogs sans les commenter) ou quiche de la nouvelle technologie, vous m'intéressez tout pareil, l'idée c'est de faire connaissance et de se découvrir en partageant un bon moment. Donc c'est .

Et si vous prenez le train en marche, vous retrouverez tous les autres témoignages de la top rubrique des Papadoums .

Par La Famille Papadoum - Publié dans : La top rubrique des Papadoums - Communauté : les gens heureux à la campagne
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires - Recommander
Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 07:00
Aujourd'hui dans notre top rubrique que le monde entier de la netterie mondiale nous envie, j'ai le plaisir d'accueillir la blonde Marie. Marie, je l'ai d'abord vue en vrai, sans prendre le temps de lui parler (c'est bête, hein), c'était à Paris. La semaine qui a suivi, j'ai reçu un imelle tout timide. Quoi comment qu'est-ce, une de mes lectrices ne serait donc pas très bavarde (qualité éminemment appréciée sur ce bloug, faut-il le rappeler encore)??? Et puis là, faut avouer que c'est la magie de cette rubrique qu'elle est formidable, je me suis ruée sur son bloug pour faire sa connaissance virtuelle, puisque j'avais loupé la réelle. Je fus tout de suite rassurée. Marie est bavarde juste à point. Et bien évidemment très belle. Et généreuse. Et positive. Et partageuse.

Déjà, le bloug de Marie, il s'appelle "Le bonheur à 8 mains".  J'aime bien quand les gens sont heureux et le partagent.  Bon, et puis, faut que vous voyiez, c'est en première page et c'est tous les jours, et ça s'appelle "Une idée de bonheur par jour..." J'adore. Moi qui ait la banane dès le saut du lit -  et même avant s'il est plus de six heures, on va dire - et que les gens aigris désespèrent, forcément, ça me parle.

Marie a 34 ans (youhou, une bonne cuvée, 1975!), est mariée à Stéphane. Ils ont deux enfants, Raphaël, un grand de presque six ans,  et Amélie, une chtite de deux ans presque et demi. Tout ce joli monde habite la banlieue sud de Paris. Je me risque donc à penser qu'il s'agit d'une journée des villes...

Allez zou, c'est parti pour la journée de Marie. Comme d'hab, en vert, c'est bibi, parce que je peux pas m'en empêcher.

6h30 : le réveil sonne version radio, branchée sur France Infos
6h35 : le réveil sonne version Bip et là ça veut dire qu'il faut que je quitte le nid douillet !

Ah je me disais aussi que France Infos ça pouvait pas suffire à réveiller une mère de famille digne de ce nom... J'ai changé de radio depuis que je me suis rendu compte que je pouvais dormir 45 minutes en écoutant France Infos tous les matins...


6h40 : en général, je ne suis toujours pas en position verticale !!!!!
6h45 : je prends mon courage à 2 mains, je me lève enfin et passage au pipiroom

Femmes du monde entier, même combat...

6h50 : je prends mon p'tit dej tranquillou au calme avant que la maisonnée des moins de 6 ans se lève (car l'Homme est sous la douche pendant ce temps là !)
7h00 : je suis ou me prépare à aller sous la douche ! en général, j'ai le droit à un petit coucou de ma choupinette qui est encore endormie dans les bras de son papounet !
7h15 : je commence à me réveiller !!!!!! la douche est juste indispensable au réveil de mon métabolisme !!

C'est ce que je dis tous les matins en entrant par mégarde sous la douche qui n'a pas encore eu le temps de chauffer... tous les matins j'oublie. No comment.


7h20 : séance "beauté" ... enfin, on fait ce qu'on peut à cette heure là hein !!
7h25 : habillage ... avec mon fiston dans les parages qui traine comme tous les matins et à qui je dois répéter : "Raphaël, fais ta toilette ! Raphaël, habilles toi !!'

T'as pensé investir dans un perroquet? Parce que moi oui, au prix de ma salive et de ma jolie voix...

7h30 : je suis normalement prête à partir (c'est dans le meilleur des cas !!!!!)
7h31 : séance de bisoutage et hop je file, laissant l'Homme s'occuper de la logistique matinale !
7h35 : je grimpe dans la voiture ...
7h45 : je me gare à proximité de chez la nounou ...
7h55 : j'arrive au métro ...
8h : direction Saint Augustin ...
8h30 : arrivée au boulot ... quand notre cher Métropolitain ne fait pas de caprices !
9h00 : café en bonne compagnie puis boulot !
... 12h : dej toujours en bonne compagnie, café et boulot !
17h15 : j'éteins le PC, je range mes petites affaires, passage au pipiroom et c'est parti pour la course-contre-la-montre !


... ou comment la seconde journée en une commence... Attention au minutage, c'est parti!


17h50 : je récupère Amélie chez la nounou ...
18h05 : on grimpe dans la voiture et direction le centre de loisirs où nous attend Raphaël ...
18h15 : on récupère Raphaël, voiture et direction maison !
18h30 : timming OK, pause canapé !
18h32 - 19h : j'allume le PC, check des mails, petit tour rapide sur les blogs et FB
19h : douche de la demoiselle Amélie
19h20 : préparation des affaires de Raphaël pour que Monsieur prenne sa douche tout seul !
19h25 : préparation du diner
19h45 : service n°1 pour les enfants
20h : les mains, les dents, la bouille !
20h-20h30 : Gulli pendant que Maman range et prépare le service n°2 !
20h30 : pipi et préparation du rituel du coucher : histoire (une seule !!) et câlins ( à volonté !!!)
20h45 : retour de l'Homme et bisoutage à la progéniture !
21h : petit diner en tête à tête devant BFM ou ITV
21h30 : chacun sur son PC : Monsieur joue en ligne pendant que Madame se balade sur OB, FB et répond à ses mails !
23h : extinction des feux (normalement hein !!), une petite oreille qui traine du côté de France Infos pour avoir les dernières news et DODO (ou pas ...) !

Y a pas à dire: la vie, quel sport...



Le mercredi c'est sympa aussi mais ce sera peut-être pour une prochaine fois !!!! (Marie est chargée de communication et travaille à 4/5)

Quand tu veux, Marie, maintenant que tu connais le chemin!

Pour préparer cet article, Marie et moi avons échangé quelques mails. Elle m'a écrit : "Je ne pensais pas que ce blog m'aurait tant apporté ! Il m'a rapproché de certaines personnes, m'a permis de nouer des liens avec des "inconnus" ... Une belle aventure que je ne suis pas prête d'arrêter !!"  Tout pareil, Marie, tout pareil! Merci infiniment de ton témoignage.


La top rubrique des Papadoums vous attend .

Et ici, c'est moi qui attends VOTRE Journée des villes, Journée des champs! Et qu'on ne se connaisse pas bien n'est pas une excuse valable pour se dégonfler. Qu'on se connaisse très bien non plus, d'ailleurs...





Par La Famille Papadoum - Publié dans : La top rubrique des Papadoums
Ecrire un commentaire - Voir les 22 commentaires - Recommander
Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /2009 07:00
Aujourd'hui, dans la top rubrique des Papadoums que la ternetterie mondiale nous envie, nous accueillons Carole à bras ouverts.

Faut que je vous avoue, Carole et moi, on ne se connaît pas depuis très longtemps, seulement depuis que la Mère Joie nous a raconté sa Journée des Champs. Carole, dans l'heure, elle m'avait envoyé sa journée. Je lui ai demandé un peu de temps, le temps de la découvrir.

Et le plus chouette, c'est que je l'ai découverte pour de vrai dans la vraie vie! A Paris, nous avons pu parler un peu d'elle, de son blog. Parce que oui, cette rubrique sert avant tout à vous découvrir, vous, à travers votre quotidien. C'était très amusant de faire le chemin à l'envers (nooooon, ici, ne surtout pas penser à Dave.... trop tard, vous l'avez dans la tête, ah, c'est malin, tiens), de faire sa connaissance avant de découvrir son bloug.

Carole est évidemment très belle. Elle est aussi réservée, mais dès qu'elle se sent en confiance, n'hésite pas à virer bavarde juste à point pour être vénérée sur ce bloug. Carole aime le chocolat, et elle est partageuse. D'ailleurs, pour lui rendre hommage, je suis présentement en train de m'en faire quelques carrés. Lait noisettes entières, ça te va, Carole?

Le bloug de Carole, c'est une longue lettre à sa fille, Nina, qui a eu quatre ans fin août. Nina est fille unique, Carole s'en explique dans une lettre très touchante qui a renversé tous mes préjugés de multipare sur la question. Bon, depuis quelque temps, comme Nina grandit et que ça la saoûle un peu, que sa mère lui cause tout le temps dans l'oreille, Carole s'est décidée à parler de plein d'autres choses aussi.

Carole est Parisienne, pour elle c'est donc une vraie Journée des Villes.

Allez, je lui laisse la parole, à Carole! En vert (j'espère), comme d'hab, c'est moi, parce que je peux pas m'empêcher.

 

Une journée type option boulot car le mercredi et le week end c'est un autre rythme bien entendu!

Une journée type métro, boulot, dodo sans rien de prévu le soir…

 

7h

Bip bip bip… Paf!

Ça c'est ma main qui éteint le réveil. Si j'ai de la chance, c'est le bip qui me sort de mes rêves, si j'en ai moins c'est le chat ou la douche du voisin qui m'a réveillée 1h plus tôt.

 

7h02 ou 7h03

Petit pissou du matin


Alors là, je te remercie pour la précision. On remarque que Carole a fait ses devoirs consciencieusement!

 

7h04

Je file sous la douche avant que ma fille ne se réveille sinon c'est encore plus la course après.

 

7h10

Je commence l'habillage. En général je traine en soutif jusqu'au dernier moment.

On ne sait jamais, j'ai tendance à lâcher des choses dans mon lait et ça a tendance à m'éclabousser (boulet est mon deuxième prénom!)

 

7h15

J'allume l'ordi, check rapide des 50 ventes privées du jour, mails et Netvibes.

Je visite les blogs des matinales, celles qui publient toujours tôt le matin, mon petit rituel…


Ah, ben ce matin, ne t'étouffe pas avec ton lait en nous rendant visite!

 

7h25

Zut j'ai encore laissé filer le temps, satané ordi! et je fonce réveiller Nina si elle ne s'est pas réveillée toute seule (sinon j'ai zappé l'ordi!)

 

7h30

On s'installe sur le canapé, elle boit ses Candy au chocolat et ensuite soit elle joue, soit elle regarde un dessin animé. Mon moment câlin du matin, ma fille sur mes genoux, son odeur… Je me ressource pour la journée.

 

7h40

Je prends mon petit déj devant l'ordi (encore?!!!). Je continue la visite des blogs.

 

7h50

J'habille Nina. Les habits sont toujours (ou presque) préparés la veille. Je passe sur la bataille quotidienne: Nina je vais t'habiller… Noooooooon pas tout de suite!

 

8h

Brossage des dents, je mets mon haut, chaussures, manteaux etc…


Pourvu que tu n'oublies rien quand tu es pressée! Moi, ce sont les chaussures que je mets en dernier. Ma fille se poile encore du jour lointain où je suis montée dans la voiture en pantoufles!


8h10

On part pour l'école. Entre 10 et 15 minutes de marche. Je trouve toujours que ma fille ne marche pas assez vite…

 

8h25

Arrivée à l'école, papotage, bisoutage

 

8h35/40

Direction le métro, moment tant attendu car je regarde mes séries préférées sur mon Iphone et le trajet n'est plus jamais une plaie. Je ne pensais pas dire ça un jour même si je déteste toujours autant la Ratp.

Mon trajet est devenu un moment attendu de ma journée!

 

9h05/9h10

J'arrive la première au bureau. J'allume l'ordi et je consulte mes mails avant d'aller chercher un café, enfin un déca à la machine, la seule mixture que je peux boire.

Puis je bosse, je passe les détails… Je rigole bien aussi…

 

12h30/13h

Pause déjeuner.

Il m'arrive parfois de déjeuner avec mes collègues mais ce que je préfère c'est filer au Daily Monop et manger au bureau soit devant les blogs, soit en regardant un épisode d'une série.

Parfois je vais aussi faire les boutiques ou déjeuner à l'extérieur.

 

14h

Re boulot.

 

17h40

Je commence à regarder ma montre.

 

17h55 dernier carat

Je fonce au métro en stressant car plusieurs fois par semaine j'ai droit aux problèmes de signalisation, au passager sur la voie, au trafic perturbé… Dans ce cas j'appelle l'homme pour savoir s'il sera rentré ou je préviens la jeune fille qui cherche Nina à l'école, que j'aurais 5 minutes de retard.

Il faut que je sois rentrée pour 18h30.

Parfois je bosse le soir. Je fais la journée continue et quand je rentre tout le monde dort ou presque. Bouh, j'aime pas ces journées là!

 

18h25/30

Retrouvailles avec ma fille d'amour, bisous, câlins sauf si mademoiselle est énervée pour un truc dont je ne suis même pas au courant!

On dit au revoir à Sara puis on papote, on joue à l'avion sur le lit, séances de rigolade.

Nouvelles retrouvailles à trois quand le papa rentre à son tour.

 

19h

On s'occupe (le plus souvent c'est il!) du repas

 

19h30 max

On dine tous les trois. On tient à diner ensemble parce que sinon on ne voit presque pas notre fille de la journée et puis comme ça quand elle est couchée on a la soirée entière. Et aussi parce qu'on digère mieux en dinant tôt (c'est beau la vieillesse!)


C'est aussi souvent un joli moment d'échange, même si les grands n'ont pas souvent le crachoir à table chez nous... Faut pas espérer avoir une conversation suivie!


20h/20h15

Nina joue, on débarrasse, on range, un mini coup d'ordi, un peu de JT…

 

20h15

Préliminaires au couchage de l'enfant. Brossage des dents, pipi et histoires, toujours 2.


20h30/40

Extinction des feux, câlins, câlins et recâlins, le plus dur est d'en finir, ça s'éternise toujours…


Moi j'applique la technique des perroquets: quand j'éteins la lumière, on se tait!

 

20h45

Début de la soirée à 2… Film, série, wii, ordi… et comme d'habitude on traine jusqu'à pas d'heure et ça m'énerve et pourtant le lendemain on recommence…

 

23h dans le meilleur des cas mais plutôt minuit… Coucher des grands qui filent sous la couette.

J'ai toujours le temps de lire quelques pages car mon homme reste des heures dans la salle de bains!

Extinction des feux

Bisous, câlins et plus si affinités… 

 


Encore une journée bien remplie! Métro, boulot, bisous, un beau programme!
Carole, je te remercie pour ta participation, qui prouve bien que ce ne sont pas seulement les habitués qui peuvent m'envoyer leur Journée des Villes, Journée des Champs .

C'est à kiki qui s'y colle?
Et les autres témoignages sont tout bien rangés .





Par La Famille Papadoum - Publié dans : La top rubrique des Papadoums - Communauté : Farfouillage Familial
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander
Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 07:00
Ce matin, tout le plaisir est pour moi, puisque j'ai l'incommensurable joie de vous dévoiler en exclusivité la Journée es Villes, Journée des Champs de l'inénarrable, de la formidable, de l'immense, de l'excellentissime Mère Joie au Q.G..

Si, je suis objective, là (pis d'abord je rappelle que je suis chez moi ici, donc je dis kesske je veux).

La Mère Joie est très très belle, même qu'à vingt ans (il n'y a pas très très longtemps, donc: à peine quinze minuscules années) Dita aurait pu aller se rhabiller. J'ai des preuves, mais je ne sais pas si je les montre... Passons. La Mère Joie est mariée depuis deux éternités à un jeune homme charmant, très spirituel et plein de répartie, le Légionnaire. Ils ont deux enfants, les célèbres Fräulein Kommandantur, onze ans, et le Grognard, vingt-deux mois, qui lui en font voir de toutes les couleurs. La Mère Joie est bavarde juste ce qu'il faut pour être appréciée sur ce blog, à peine contrariée par un emploi du temps bien rempli... La Mère joie est aussi très intelligente, fine, drôle, talentueuse, généreuse et profondément humaine... (je continue, là, ou tu as déjà les chevilles qui enflent?)  Bref, c'est mon amie, même si plein de milliers de kilomètres nous séparent, que nous ne nous sommes jamais vues, et que je ne connais pas le son de sa voix...

Pas de gros suspense ce matin, pas de questionnement existentiel, c'est bien pour un lundi, la journée de la Mère Joie est définitivement et radicalement une Journée des Champs, le Q.G. étant situé à peu près au milieu entre nulle part et le trou du pètt de la France.

Bon, je lui laisse le crachoir, sinon on va encore dire que c'est moi qui suis bavarde, ici. Comme d'hab, mes interventions en vert (et non en vers).

Ma journée avec Didier Deschamps

(Là on ne dit rien, mais j'ai mis 24 heures à comprendre la vanne. J'ai dit no comment!)


 

6h40 :

« Comment se protéger contre la grippe A, c’est ce que vous propose aujourd’hui François Ledru, expert en microbiologie... »

(Et ça te réveille, ça?!! Pas sortir de sous la couette doit être un excellent moyen de se protéger, selon moi, et d'ailleurs je l'applique dès demain)

Boum ! Mon pied droit fait valdinguer le radio-réveil. Je pose le gauche par terre.

Je vérifie que Mademoiselle Commandante avait branché le sien.

Point de Fun Radio. Soulagement et inquiétude.

 

« Fräulein, debout ! C’est l’heure.

- Grrrr grrrr !!! »

 

Je vais pisser en vitesse avant qu’elle ne squatte quarante minutes la salle de bains avec chiottes intégrées.

J’allume l’ordi.

Je prépare mon thé.

Je fais chauffer le bibi du Grognard.

Je bois mon Darjeeling en consultant :

1. Mes mails.

2. Les commentaires de mon journal, auxquels je réponds par politesse et par grandeur d’âme.

3. Ma Netvibe.

Jusqu’à ce que la porte de la chambre du Grognard s’ouvre.

Parfois je me retrouve avec un lardon de moins d’un mètre sur les genoux buvant son chocolat et prenant garde d’en mettre bien partout sur son pyjama tandis que je termine de consulter un billet chez les Papadoums.

(Fayotte! Ceci dit ce matin tu vas être servie!)

 

7h10 :

Je regarde l’horloge de mon P.C..

« Fräulein, t’en es où ??? T’as pris ton goûter ? T’as pensé à mettre un pull, il fait froid ce matin ! »

 

7h20 :

« Fräulein, sors de la salle de bains tout de suite, faut que j’aille aux toilettes ! Grouille !!! »

 

7h21 :

« Mais t’es pas encore habillée ???!!! Tu sais que tu pars dans quatre minutes ???!!!

- Grrrrrrrrrrrr  grrrrrrrrrrrrrrr !!! »

 

7h25 :

La voiture de la voisine stoppe devant le Q.G.. Mademoiselle Commandante se casse en claquant la porte d’entrée qui ne manquera pas de faire lever le Grognard si ce n’était déjà fait (ça arrive qu’il dorme un peu plus longtemps s’il a petit-déjeuné une première fois à 5h00).

« Au revoir, Fräulein ! Bon courage ! Travaille bien !

- Grrrrrrrr grrrrrrrrr !!! »

 

Je finis ma lecture rapidement, le Grognard en train de jouer :

- Soit avec la souris de l’ordi.

- Soit avec le clavier de l’ordi.

- Soit en bavant sur l’écran de l’ordi.

- Soit les trois à la fois.

 

Puis, à la japonaise, nous prenons un bain tous les deux (excepté quand j’ai mes ragnagnas, c’est dégueu, je partage pas mon sang) qui choquerait le commun des mortels parce que le commun des mortels il sait pas que c’est plus impressionnant pour une petite fille de voir sa mère nue que pour un petit garçon (le commun des mortels, il lit pas Dolto et il porte pas des chemises à fleurs avec une barbe). De toutes les façons, j’ai un lardon de vingt-deux mois accroché à la culotte quand je fais mes besoins. So what...

C’est le moment que je préfère !

 

Ensuite, le Grognard et moi nettoyons un peu le Q.G., c’est-à-dire que j’enlève les moutons et le Grognard m’en ajoute d’autres (c’est rigolo donc je rigole. Jaune.) ou je repasse et le Grognard replie les habits à sa façon.

 

Vers 10h30, nous faisons notre balade quotidienne. Le Grognard est content. Il dit « Chauchure ! Chauchure ! Balale ! Apeau ! Apeau ! »

Si on rencontre Bernadette, on discute quelques instants et le Grognard lui fait la gueule parce qu’il sait que ça l’ennuie, Bernadette.

Pourtant, Grognard, Bernadette, elle est très chouette!

Au retour, parvenue à me débarrasser de la chienne collante du camp voisin, je prépare à manger pour le midi et souvent pour le soir. Le Grognard me tanne pour becqueter des bonbons ou du chocolat.

Un cheul, alors!

Mais depuis peu, grâce à l’envoi postal de Carole, j’ai trouvé une parade : le DVD de Oui-Oui ! Reste à savoir si Oui-Oui est vraiment notre ami lorsqu’il s’agit de faire venir le Grognard à table...

Ca m'agace, Oui-Oui, mais ça m'agace! Tu veux pas Trotro, l'âne trop trop rigolo, l'ami qu'il nous faut, plutôt? Allez, zou, je te l'envoie.

Après un match acoustique Oui-Oui dans la salle de réception versus Robbie Williams ou Benjamin Biolay (dont je suis très follement amoureuse secrètement) dans la cantine, je soulève le Grognard cramponné à la chaise du bureau et nous nous restaurons aux alentours de 11h38 d’un merveilleux plat des familles.


 

 

Julie Gayet = p*te 

(pardon, mais ici on ne dit pas de mots dont je me vois mal expliquer la signification à mes enfants avant leur majorité. Je me permets juste de signaler que BB est du genre volage, donc que tu as encore toutes tes chances.)

 

 

Il m’arrive fréquemment de changer une couche en plein repas ; ce qui est un facteur favorable à la régulation de mon appétit.

 

A la suite d’un vomi au dessus d’excréments de mammouth, je fais la vaisselle et je débarrasse le sol de la cantine contenant la moitié de l’assiette en plastique du Grognard.

 

Je commence à être lasse et je tente la sieste, à savoir je m’installe avec lui dans son lit pour le motiver à clore ses paupières.

Je ne pense hélas jamais à planquer les petites voitures qui l’excitent et je me transforme en circuit automobile.

Alors des fois, un brin de jugeote me pousse à aller plutôt dans ma chambre. J’amène des livres de Mademoiselle Commandante :

- De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête et on cite les animaux qui auraient pu faire caca sur la tête de la pauvre petite taupe. Pédagogiquement sans reproche.

Trèèèès très bon choix. Hilarité garantie pour petits et grands. Mais peut-être que pour l'endormir faut essayer des histoires de marmottes? (j'en ai une très bien qui parle de marmottes qui se vautrent dans des bouses, ça devrait lui plaire!)

- Une maman en noir et blanc sur la couverture duquel le Grognard montre les seins de la mère en criant fièrement « Gougouttes ! ». Un vestige pro-allaitement.

- Poupoule ; ce qui n’aide pas le Grognard à ne pas répéter la première syllabe en « OU »de nombreux mots. Exemples : coucouche, moumouche...

Comment on ramasse les papayes? Avec une foufourche...

- Machin chouette, un pamphlet anti-chiens écrit par une saloperie de chat.

- Etc.

 (Tu veux que je vienne faire mes gros yeux?)

A force de persévérance (une heure et demie...) à essayer d’instaurer une atmosphère calme, propice au sommeil malgré des coups de pieds, des sauts, des demandes de manège, je parviens quelquefois à mon objectif. Le Grognard s’endort.

Dans cette éventualité, je peux taper un billet, répondre aux commentaires de mon blog, pisser en solo. Je me régénère.

Dans l’autre éventualité, la démoniaque, tant pis, j’écris en vitesse avec mon Grognard épuisé sur moi et là c’est compliqué. Le Grognard s’ennuie de sa frangine, la réclame. J’ai pas trop envie de jouer au ballon, de faire des constructions et je sens bien que je ne suffis pas à mon Grognard (voilà pourquoi il va aller, dès que j’aurai une place, un après-midi par semaine à la halte-garderie).

 

Vers 15h30, c’est très variable : On fait une deuxième sortie, on va un peu sur le terrain, on goûte, on fait le manège tant réclamé, on se chatouille etc.

 

17h25 enfin déjà !

Je récupère Mademoiselle Commandante et la fille de la voisine à l’arrêt de bus si Fräulein n’a pas danse ou si son père ne quitte pas plus tôt ou si elle va pas en études. Avec des « Si », je te refais le monde si tu veux...

Fais comme chez toi, surtout.

Le car est en retard comme à chaque fois. Nous revenons au Q.G., il est 17h50. Mademoiselle Commandante s’amuse un quart d’heure avec le Grognard. Ils sont heureux tous les deux de se retrouver et je respire en fumant une bonne clope.

Je t'ai dit que le tabac t'abat? 

Ca y est, ce sont les devoirs maintenant, la finalisation du repas avec le Grognard tirant sur mon tablier. C’est sportif.

« T’as quoi à faire, Fräulein ?

- Grrrrr grrrrrrr !!! »

Je pense à tous les parents qui sont passés ou passent par là... Je me console.

Merci de me laisser quelques illusions quelques années encore...

 

Voilà mon Légionnaire qui rentre après des rendez-vous (incessants : parents d’élèves, Directeur, collègues.). Il se précipite pour passer des coups de fil professionnels (On a une vie privée oui ou merde ?!) et je dois neutraliser le Grognard surexcité de voir son père ou bien mon Légionnaire bosse un peu ses prépas.

 

J’hurle cinquante fois « A tââââââble !!! » en moyenne. Nous sommes réunis à 19h30 et discutons de nos journées respectives. J’essaie un peu de me faire plaindre mais ça marche pas trop...

Les mères de famille au foyer sont rien que des grosses feignasses, tout le monde le sait.

 

Un trou noir et nous sommes tous les quatre dans le lit à regarder selon les personnes un bouquin historique ou un livre de littérature Russe, un magazine féminin, Tintin et Milou (A toi de retrouver qui lit quoi. Attention, il y a un piège ! Que lit le Grognard ???).

Tu connais la différence entre Tintin et Milou? Milou, c'est celui qui n'a pas de chien...

Pour finir mon Légionnaire se charge de coucher le petit ; moi je m’occupe de Mademoiselle Commandante. « Vivement les vacances ! » que je me dis, « Vivement les prochains travaux ! ».




J'aurais bien dit une idiotie, là, à propos de genoux en dedans dignes des meilleures modeuses de blog (ou l'inverse), mais je vais juste te demander où tu as mis tes Birk'???

Merci infiniment pour ta participation, la Mère Joie.



Qui c'est qui qui s'y colle? Je rappelle le principe: c'est vous qui choisissez votre photo, vous qui choisissez la forme de votre témoignage, vous qui me racontez votre journée des villes ou des champs, que vous soyez maman, papa, ou pas, jeune ou moins, que vous ayez un blog ou non, et vous qui me postez tout ça . Et moi qui suis ravie de faire votre connaissance et d'entrer pour quelques heures dans votre vie.

Pour retrouver les autres témoignages de cette top rubrique que le monde entier de l'intermède mondial nous envie, c'est .





Par La Famille Papadoum - Publié dans : La top rubrique des Papadoums - Communauté : les gens heureux à la campagne
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires - Recommander
Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /2009 07:00
Ouche, y avait longtemps. Longtemps que nous n'avions plus abordé notre top rubrique que le monde entier de l'intermède mondial nous envie.

Bon, longtemps aussi que je l'avais dans le tiroir, la Journée des villes, Journée des champs de Thècle. Mais Thècle elle était en "vacances", et ça ne se fait pas de parler des gens quand ils ne sont pas là. Les Papadoums sont des gens bien élevés, des gens bons (beurre), quoi.



Thècle Lescinqt est évidemment très belle. Et très, très bavarde (je rappelle que c'est une qualité éminemment appréciée sur ce blog). Maman de quatre enfants en quoi, 6 ans à peu près, et d'un cinquième, et non le moindre, à mi-temps, Thècle est la passionaria de la reconnaissance du dur labeur de la mère -PROVISOIREMENT- au foyer. Car d'ici une dizaine de jours, date de la première rentrée des classes de sa petite dernière, "retravailler après quatre enfants ne relèvera enfin plus du paranormal" -  si un employeur clairvoyant daigne faire confiance à cette gérante de micro-entreprise familiale qui ne tourne ma foi pas trop mal.

Sur son blog, Anges et démons, tocades et réflexions, on trouve ses coups de gueule tonitruants, ses revendications matrimoniales, féministes et/ou politiques, ses belles histoires parfois, son quotidien de mère de famille nombreuse souvent, le tout d'une plume magnifique et acérée. Et des illustrations toujours pointues et choisies avec soin. Un blog à découvrir, absolument.


Alors, Thècle, journée des villes ou journée des champs?

 

Eh bien  ma réponse va mettre à mal ta belle organisation...


Nan mais vous le faites exprès, tous, ou quoi???

 

Elevée dans une région rurale, j'ai toujours adoré Paris proche duquel je vis à présent avec ma petite famille nombreuse. Mais à la naissance de mon premier enfant il a ABSOLUMENT fallu que je retourne à la gadoue! Résultat, nous avons acheté il y a cinq ans une ruine dans le Perche sarthois, que nous retapons nous-mêmes depuis, pierre par pierre, et bétonnière par bétonnière. Et je peux t'en parler, c'est moi qui prépare la chaux et le ciment. Alors c'est ville pour la semaine de travail, et champs tous les week-ends et toutes les vacances. Par exemple demain je repars trois jours finir un mur. Bon, on va dire que c'est quand même plus journée des villes, pour faire simple.

Ah, quand-même!!! Je te remercie de sauver in extremis mon concept.

 

Par contre il faut que je te prévienne : il n'y a pas que mon blog qui est fantasque. Moi et les emplois du temps, aïe!!!


Bon, le blog, je savais (mais c'est pour ça aussi qu'on t'aime)... pour le reste, je te laisse parler...

 

Entre 6 heures et demi et 7 heures et demie : réveil, selon mes insomnies, mon degré de bloguage de la veille ou la pile de repassage que j'ai bien pu me taper jusqu'à pas d'heure. En général; je secoue mon mari, qui part se préparer au radar pendant que je secoue mes héritiers, leur trouve à chacun une tenue et surtout une paire de chaussettes (ils sont quatre dans une chambrette, alors question fringues ce n'est pas le rangement du siècle!)

Entre 7 heures et demie (selon les items précédents) et 8 heures, mes trois lascars et leur père s'en vont au pas de course tandis que je balance les goûters dans le couloir et que je leur jette les blousons à rattraper au vol. Depuis que j'ai menacé mon mari de divorcer l'hiver dernier s'il n'emmenait pas demandé à mon mari d'emmener les enfants à l'école le matin, après que je me sois rendu compte que ça ne lui faisait qu'un petit détour à pieds, au lieu d'une heure pour moi aller et retour à me cailler les miches pour rien avec la petite, elle et moi restons bien tranquilles devant un petit dessin animé en dvd jusque vers 8 heures et quart. Trotro, Oui-Oui et les Télétubbies ont la cote. A ce moment-là trois options : soit c'est un lundi ou un jeudi et je prépare les affaires de la petite pour la garderie où elle a été admise à l'automne dernier, soit c'est un mercredi et je m'organise avec une autre maman pour des activités le matin, je vais aussi au parc et ne suis libérée que vers 13 heures des deux grands grâce au centre de loisirs (le super plan de Verte-Ville), soit c'est un mardi ou un vendredi, et là je me farcis tout ce que j'ai à faire avec la petite dans les pattes.

Mon emploi du temps varie de toute façon chaque jour, mais je dois caser des impondérables :

- les courses deux à trois fois par semaine, avec la poussette de ma fille, le lundi ou le jeudi de préférence pour que ce caddie improvisé soit vide.

- le ménage, tous les jours, au moins deux ou trois heures, voire beaucoup plus si les vitres me tendent les bras ou si le frigo a besoin d'être débarbouillé : aspirateur partout, rangement, nettoyage de la cuisine, de la salle de bain, lits à faire ou à refaire, selon que des lutins aient fait pipi dedans ou pas, la poussière, etc. J'ai un petit appartement, et à six minimum, c'est rapidement le bazar. Donc je range et perds mon temps.

- Les lessives (au moins deux chaque jour) et le repassage (plusieurs séances d'environ deux heures chaque semaine, devant un film en anglais sous-titré en anglais histoire de ne pas finir lobotomisée après dix ans de cette vie délicieuse.)

- la paperasse, une fois par semaine.

- la cuisine, chaque jour à midi pour mon mari qui rentre, et le soir pour le reste de la troupe.

Je mixe tout ça, avec ce qui me fait plaisir, comme un café chez une copine, une sortie au parc, du shopping -limité- , de la lecture ou mon blog.

Ma petite ne fait pas forcément de sieste, aussi je m'adapte plutôt à elle que le contraire. Je refuse très rarement une invitation à voir d'autres mamans pour papoter tandis que les enfants jouent ensemble; je préfère finir mes trucs et mes machins tard dans la soirée s'il y a lieu. Résultat je me couche tard, car il n'y a pas que le ménage dans la vie!

A 17 heures 15, je récupère la petite à la garderie le lundi et le jeudi, et vais alors chercher les grands, sinon, je pars plutôt vers 18 h15 pour récupérer les grands au centre de loisirs. Une fois par semaine, chacun a une activité et ils rentrent plus tard au centre. Nous repartons alors avec ma troupe vers notre logis, toujours à pieds -je ne prends jamais la voiture- , ce qui n'est pas une mince affaire, attendu que mon petit troisième n'aime pas marcher et entend souvent piquer la poussette de sa soeur.

Vers 19 heures, de retour à la maison, j'envoie mes grands lascars à la douche, avant de laver moi-même les petits. Puis ils font leurs devoirs on ne sait comment -de toute façon il n'y en a quasiment pas- et se mettent un film tandis que je prépare le dîner, qui est quand même souvent déjà prêt.

Mon mari rentre entre 19 heures et 21 heures, voire beaucoup plus, tout dépend de la charge de travail qui a cours dans l'entreprise.

Vers 21 h 30 on espère que tous les enfants soient couchés, mais en réalité ils s'endorment assez tard. Mes soirées sont récréatives ou laborieuses, suivant ce que j'ai fait dans la journée. Repasser jusqu'à minuit n'est pas rare chez moi (mais écrire à des copines de blogosphère non plus!)

Le week-end c'est la même chose sauf conduites d'école, blogosphère , repassage en moins, et travaux en plus. Il y a autant de tâches domestiques mais plus de ciment et  de grass'mat!









Merci beaucoup Thècle pour ton témoignage. Je te souhaite de savourer ta liberté bientôt retrouvée, et de trouver bien vite une occupation salariée à ta hauteur...



Là je voudrais pas chouiner, mais la boîte à Journée des Villes, Journée des Champs, est vide, et si vous aimez cette rubrique, il va falloir y mettre du vôtre, les petits amis. Au besoin, je cite des noms. C'est par !

Et pour retrouver les autres articles de la rubrique, c'est par ici.







Par La Famille Papadoum - Publié dans : La top rubrique des Papadoums - Communauté : Farfouillage Familial
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 07:00




Aujourd'hui dans notre rubrique formidable que le monde entier de l'intermède nous envie, nous partons pour Montréal (rien que ça, on se la pète chez les Papadoums, d'être lus de l'autre côté de l'Atlantique) pour découvrir la journée de Dodinette.


Dodinette est donc très belle (forcément). Elle vient de Versailles, même si sa maman est autrichienne. Son mari est "breton pur laine", je cite (Mary, tu apprécieras). Ils ont deux petites volailles, un grand de quatre ans et demi, et une presque grande de trois ans. Tout ce petit monde habite donc à Montréal (admirez le mélange) et parle "comme des vrais"...


Ah, et aussi... Dodinette est bavarde (choueeeeetttttte!) et elle parle mieux d'elle que moi, donc je la laisse faire...




Mise en situation: raconte Dodinette, journée des villes ou journée des champs? (ah ben oui j'écris en vert, maintenant, qu'on me voie causer)

Bon, je me lance...  et je te raconte ma journée type ? ou presque hein, le concept de "journée-type" est tout à fait aléatoire quand on a des enfants de moins de 6 ans. Remarque ma mère te dirait des enfants de moins de 18 ans. Et ma grand-mère sans doute "des enfants tout court". Brèfle, on s'en tape.

donc d'abord le tableau général :
30 ans tout neufs, 2 enfants : garçon de 4 ans et demi, fille de 3 ans, je rêve d'un petit 3e et ensuite d'un 4e mais ça on verra hein.
je vis à Montréal (Canada) depuis presque 4 ans avec mon mari, on a acheté un "condo" (appartement en copropriété) en rdc avec jardinet il y a presque 2 ans sur "Le Plateau Mont-Royal", soit en plein "village gaulois" de cette belle et chouette ville (surtout l'été, hum...), à 15 minutes à vélo du centre des affaires et à 30 secondes à pied de tous les commerces possibles. on fait tout en vélo ou à pied et on tâche de vendre notre voiture.......
je suis depuis peu de nouveau au travail, malheureusement pas salariée mais "travailleur autonome". ça a ses avantages (horaires totalement flexibles) mais aussi beaucoup d'inconvénients (pas de contributions salariales donc zéro protection sociale (chômage, maladie, maternité...) sauf si je prends 1/3 de mon salaire déjà très très maigre et que je le reverse aux gouvernements (Canada et Québec) pour être réglo et payer un max d'impôts)
je déteste la mauvaise foi (et pourtant c'est pas faute de pratiquer, je vis avec un champion toutes catégories ;) ), les situations pas claires parce que je ne sais pas louvoyer (plus honnête que moi tu meurs, ça me perdra je sais), le gigot d'agneau trop cuit de ma mère, préparer mes impôts et faire la cuisine.
j'aime la vie que nous avons choisie, bricoler, le fromage de chèvre bien fort, faire de la couture (tout le temps), lire (plusieurs livres en même temps), quand notre copain blogueur Moukmouk vient faire la cuisine chez nous, râler (je me soigne), prendre des 5à7 avec mes copines au soleil après une journée de dur labeur, et dormir (mon mari dirait plutôt "comater"). ah oui et aussi écrire. huhu.


Ah, enfin quelqu'un qui a pitié de moi et de mon concept: clairement, voilà une journée des villes.
Allez, fais péter le champagne la campagne la ville.


6h50 bipbip bipbip bipbip, grand coup de masse sur le réveil et allumage de la lumière de chevet histoire de pas se rendormir profondément illico presto

7h moins/plus des brouettes, selon les matins, je m'extirpe péniblement de mon plumard pendant que chéridemoncoeur ronfle encore à mes côtés/me pousse généreusement dehors que l'hiver quand ta chambre plafonne péniblement à 14 degrés pour cause de vague de froid intense et d'isolation pourrie, c'est dur un peu.
direction la cuisine où je lance le café (surtout ne pas se planter dans le décompte de cuillères de café, à cette heure-là vu mon état de taupe (oui sans lunettes, je suis perdue) c'est très très dur) (surtout que j'ai hérité des yeux secs de mon père, ce qui signifie qu'il me faut tous les matins d'abord et avant tout une douche, moins pour me laver que pour faire pénétrer l'humidité derrière mes paupières et me permettre d'ouvrir mes mirettes sans douleur)

7h15 environ, je sors de la sdb, avec un peu de chance (c'est rare) chéri est aussi debout et a mis les assiettes sur la table, mais en général c'est plutôt moi qui finis la préparation du ptidèj, mise au grill des tranches de pain, sortie des confitures etc.,

7h18 habillée, je finis par réussir à faire sortir chéri d'entre les couvertures, on ptidéjeune tranquilles en lisant le journal et écoutant la radio (souvent "en s'énervant contre l'hostie d'épais de la circulation" qui nous fait un point sur les bouchons toutes les 20 minutes, aaah quand la radio ne parle qu'aux banlieusards...)

7h50 je prépare les laits chauds des enfants et chéri leurs tartines avant d'aller se laver et s'habiller (notez dans ce qui suit le nombre et la variété des techniques qu'il a mises au point pour ne pas se trouver en présence de ses enfants sauf quand c'est vraiment nécessaire)

7h55 je leur ouvre la porte, souvent mon fils est déjà debout/sur le pot et ma fille ronfle bruyamment, mais des fois ils ronflent encore tous les 2 (mes matins préférés où je peux m'enfouir le visage dans leur cou tout chaud...... juste avant de me prendre un coup de boule en général), et récemment ils deviennent carrément agressifs rapport qu'ils veulent jouer à me faire une surprise, celle de "sortir tous seuls" de leur chambre (ici la sortie autonome de chambre à coucher est théoriquement interdite, c'est papa-et-maman qui décident quand les fauves doivent être lâchés) (et si si ça marche très très bien ce système ils jouent tranquillement dans leur antre puante et ça nous va très bien comme ça)

entre 8h et 8h45 c'est un peu le berdol, habillage ptidèj pipis et brossage de dents dans le désordre, et en hiver tu rajoutes 1/2h d'enveloppement en habits de neige (pantalon, anorak, mitaines, tuques, foulards, bottes) pour 3 personnes dont 2 pas autonomes. tous. les. jours. le papa part en général un peu avant pour éviter d'être témoin des scènes de vio- pardon d'énervement qui s'ensuivent à ce moment-là.

vers 8h45 au plus tard (à une époque c'était 7h50 au plus tard... j'ignore comment on faisait, sachant que non seulement on avait 2 enfants mais en plus fallait parfois avoir déneigé la voiture...) on part à pied à la garderie (nounou qui en garde 9), où il faut en hiver redéshabiller tout ce petit monde avant de pouvoir sacrer son camp.

ensuite le programme de ma journée dépend de si je dois aller au bureau ou pas :
le lundi c'est off, donc courses (supérette, fruiterie, boucherie, boulangerie, biocoop, pharmacie), parfois un peu de semblant de ménage (mais pas trop faut pas charrier), blogue et couture-couture-couture. ou bien rdv divers style changement de pneus de la ouature-qu'on-veut-vendre-depuis-4-mois câââliss qu'elle nous en coûte de l'argent celle-là quand même. ou autres. (aaah les visites au consulat. ou le plombier qui n'arrive pas.)
du mardi au vendredi théoriquement je travaille quelques heures par jour (j'ai changé de job récemment, après plusieurs mois de chômage, lui-même après 3 ans dans une boîte qui m'a conduite au bord de la dépression) donc départ en vélo vers 9h30 de la maison (j'essaie en tout cas, sinon j'arrive pas à décoller après), j'arrive au bureau vers 9h55.
l'heure de départ du boulot est aléatoire, s'il y a beaucoup de boulot c'est 16h15 au plus tard pour être à l'heure à la garderie, sinon un peu plus tôt. et puis les jours où c'est vraiment le rush, j'appelle le papa pour qu'il aille les chercher, il ne travaille pas très loin de la garderie.

17h pétantes tous les enfants doivent être sortis de la garderie sinon ya des frais de retard de l'ordre de 7$ par tranche de 5 minutes (pour info, la garderie est subventionnée et ne me coûte que $7/enfant/jour ouvré, donc si tu arrives mettons 10 minutes en retard, pof ta journée de garderie t'a coûté le triple de son prix habituel O_O ). tout ceci signifie évidemment qu'il faut arriver là vers 16h45 au + tard rapport à l'habit de neige et/ou de la file de parents qui se forme inévitablement.
on rentre en faisant 1 ou 2 petits détours du style "il me manque du fromage râpé" ou le très fameux et non moins universel "yapudpéku" ;)

17h30 (dans ces eaux-là) on est de retour à la maison. en hiver, c'est DVD ou jeux dans la chambre, en été c'est dehors avec les copains de ruelle : les rues de Montréal forment un quadrillage orthogonal parallèlement aux axes duquel se trouvent systématiquement des ruelles (jamais cartographiées à mon sens), autrefois de service (livraison de charbon, écuries, etc..) depuis les années 60 principalement des endroits bétonnés et mal famés où on stationne son char, et depuis quelques années il y a comme un renouveau et certaines ruelles, dont la nôtre par le plus grand des hasards et pour notre bonheur le plus total (et reconnaissons-le sous notre impulsion un peu : moi quand j'aime, je squatte ;) ), redeviennent des milieux de vie où les (grands) enfants jouent au hockey-bottine, les (moyens) enfants font du vélo et jouent au ballon, et les (petits) enfants apprennent à marcher. bon parfois faut se tasser un brin pour laisser passer la folle de service qui estime que son droit de faire passer sa voiture pile là où joue toute la gang de 4/6/10 gamins (selon les jours) est inaliénable et imprescriptible et surtout nous fait remarquer à nous les mamans qui surveillons tout ça à quel point nous sommes irresponsables de les laisser jouer "seuls" (sic) dans des endroits si "dangereux" (re-sic). mais en général notre ruelle est absolument t-r-a-n-q-u-i-l-l-e, ensoleillée et le lieu de tous les 5à7 improvisés entre mamans profitant du soleil que bon, quand 6 à 8 mois par an tu es enfermée chez toi par la neige, c'est vraiment agréable de se faire dorer la pilule en regardant les enfants se fatiguer, le tout loin de tes oreilles ce qui ne gâte rien.

bref.

vers 17h30 papa rentre et se met en général au piano pour 1h environ. de plus en plus souvent il s'enferme dans le salon pour téléphoner, ou alors carrément se tire pour une réunion : depuis quelques semaines il est coordonnateur local pour un parti politique à l'échelon municipal, ce qui donne des soirs comme jeudi dernier où 15 personnes ont débarqué pour une soirée BBQ-tempête de cerveau (.... brainstorming... ;) ), soirée où j'ai joué à la gardienne d'enfants, 2 de ceux-ci étant les miens et 1 une espèce de "ptit criss", le caïd de service qui entraîne tous les autres, n'a peur de rien et n'obéit à personne, un vrai bonheur.

les autres soirs, vers 18h30 ou 19h je commence à m'inquiéter de ce qu'on bouffe, que le patron est supposé préparer d'ailleurs (les jours où il est là) (les autres, on bouffe des céréales ou de la bouillie de semoule au chocolat, les enfants adorent et moi j'ai la paix). les "bons jours" ya de quoi dans le frigo et je lui dis ce qu'il doit préparer, les "mauvais jours" faut improviser (c'est pas son truc) et éventuellement faire un petit saut à la fruiterie ou la supérette. le souper s'ensuit, souvent émaillé de crises parce que nous possédons un exemplaire d'enfant masculin particulièrement chiant
à table, n'ayons pas peur des mots. genre que jusqu'à ses 4 ans, il fallait quasiment le menacer de la torture pour qu'il avale une patate. je vous épargne le reste, si on le laissait faire il se nourrirait de pain, de viande et de yaourt au sirop d'érable.


vers 20h en général je me dis merde, c'est trop tard pour le bain, et je les mets en pyj direct, sauf quand ils me le réclament à grands cris. l'hiver c'est environ 2 bains par semaine de toutes façons (bah quoi ? sont tout le temps à l'intérieur ou bien emmitouflés dans leur habit de neige, sont pas sales hein), pas tellement plus. l'été je me dis merde pareil, mais dépendamment de leur état de crasse (lié à l'intensité de la soirée dans la ruelle) je les y plonge quand même malgré l'heure (trop) tardive. on savonne un peu, on rince, on laisse mariner environ 20 minutes le temps de débarrasser la table / faire la vaisselle / recoudre un pantalon ou un bouton / pondre un billet / étendre le linge / le ramasser / etc.

vers 20h30 les soirs de bain donc, égouttage, séchage sommaire, mise en pyj, brossage de dents, fluor, sautage dans les bras de maman depuis le haut de la laveuse, pipis, bonne nuit papa (qui s'est réfugié devant l'ordi) et 1 histoire, les 2 enveloppés dans la couverture du lit du bas (présentement celui de mon fils... ils s'échangent régulièrement).

quand j'arrive à fermer la porte derrière moi à 21h je trouve ça trop tard... parce que ma soirée à moi est drôlement raccourcie : en général je sors de leur chambre avec la ferme intention de découper un nouveau patron / bâtir tel pantalon / vérifier les pinces de telle robe / etc., et au final je me retrouve plus souvent qu'à mon tour éfoirée dans mon camapé-trop-confortable, celui en cuir où on dort si bien, à perdre du t- pardon, bloguer.

22h je rends les armes et je m'endors sur place.

22h22 chéri me lance "hé tu dors !!?" ce qui me réveille en sursaut et me permet d'aller me brosser les dents rapidos pour pouvoir me coucher à

22h24 et là aussi je trouve ça trop tard. (dans ma vie rêvée je pourrais me coucher vers 9h30 tous les soirs) (si si) (non mais j'en ai besoin quoi, voir le début de journée)




Dodinette, j'vais t'dire... j'ai bien peur que ta grand-mère ait raison... t'es sûre pour les deux prochaines petites cailles?

Merci pour ta participation et plein de bises de l'autre côté de l'Atlantique!

C'est à kiki qui me raconte ses journées à rinfout'?


 
























Par La Famille Papadoum - Publié dans : La top rubrique des Papadoums - Communauté : Farfouillage Familial
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /2009 07:00


Mary la Bretonne est bretonne. Nooooooon. Mais bretonne de Loire Atlantique, attention.

Mary est très belle, parce que je l'ai décidé. Elle est mariée à un pompier volontaire, et maman d'un gentil petit coquin de presque 18 mois. Elle est à l'initiative de la météo du mercredi lundi 100% fiable mieux qu'à la télé, et coordonne un dimanche sur deux la carte de France des paysages, pour découvrir en un clin d'oeil des coins de la rue de toute la France.

Mary est la reine du commentaire sur ce blog, c'est une fidèle, une rigolote, une généreuse et une bavarde (je rappelle que c'est une qualité très appréciée sur ce bloug), même si elle se fait plus rare ces derniers temps suite à sa reprise du travail.

Mary n'a pas de vernis à ongles sur les orteils, et en fait on peut raconter tout ce qu'on veut aujourd'hui, vu qu'elle a le nez dans ses cartons de déménagement, il paraît qu'on voit moins bien l'écran comme ça. Si je veux, je peux même dire qu'elle rêve secrètement d'aller s'installer dans le Gers, juste à côté de l'autre grande fofolle mangeuse de foie gras, elle va même pas moufter.






Mary nous a fait un deux-en-un, en noir on trouve ses journées où elle travaille, en rouge les journées à la maison.

Bien qu'habitant au bord de la mer, elle nous dit que pour elle, c'est journée des champs. C'est pas incompatible non plus, hein, suffit de se tourner de l'autre côté. (Décidément, zavez décidé de couler mon concept ou quoi?!)




5h30 : mon fils se réveille je me lève (des fois quand j'en suis incapable mon homme se décide) je lui enfile un biberon tout prêt dans le bec, je sommeille appuyé sur son lit.


5h40 mon fils me rend son biberon. Je vais dans la cuisine préparer le biberon du petit dej et je me recouche (souvent mon homme me dit coucou, c'est bien de se savoir soutenue)


6h: Le chat a décidé de vomir une boule de poils sur le lit, je me réveille en urgence vu le bruit, fais voler le chat pour qu'elle vomisse sur le carrelage


6h10: le chat a vomi trois fois de suite comme d'hab, il faut que je pense à me réveiller en même temps que mon homme pour lui préciser d'allumer la lumière

6h30: 1er réveil de mon homme, si j'ai réussi à me rendormir en général je ne l'entends pas


6h40: 2e réveil de mon homme. Hein ???????????????????????????????


6h50 : réveil définitif de mon homme. Si je ne suis pas trop dans les vapes je lui dis que je l'aime et si je suis encore moins dans les vapes je lui dis de faire gaffe où il met les pieds.


7h15: Départ de mon homme, possible chouinage de mon fils. MMmmmmrppphhhh zzzzzzz


7h50 : premier réveil pour moi.


8h00 : réveil de mon fils. Ouh la la va falloir que je me bouge, je programme mon réveil pour 8h40, heure à laquelle je dois être presque prête à partir


8h00 : réveil de mon fils, je laisse chouiner en espérant qu'il se rendorme (une fois sur deux j'ai le droit à une prolongation jusqu'à 9h)


8h01 je me lève et je ... et zut le chat avait vomi


8h02 : biberon dans le bec, mon fils ne dit plus rien j'en profite pour nettoyer le vomi de mon chat et mettre des chaussettes


8h05 : j'habille mon fils, je le toilette et je le remets dans son lit avec trois tonnes de jouets qu'il peut balancer par terre. Top chrono : quand il n'y a plus de jouets dans le lit c'est la crise.


8h30 : Habillée, shampouinée, petit dej dans l'estomac, je libère mon fils de son lit et le laisse gambader le temps de finir de préparer son sac.


8h40 mon réveil sonne, mon fils danse et je lui mets ses chaussures.


8h45 en voiture chez la nounou


9h : mon fils se réveille et pleure vraiment, je me lève (j'évite le vomi et oui 1h de sommeil ça fait toute la différence), lui file son biberon et enfile mes chaussettes


9h boulot boulot


9h05 : j'habille mon fils, je le toilette et je le remets dans son lit avec trois tonnes de jouets qu'il peut balancer par terre. Top chrono : quand il n'y a plus de jouets dans le lit c'est la crise.


9h45 : j'ai eu le temps de faire ma toilettes, me laver les cheveux, manger assise à table, d'allumer mon pc et de faire un tour vie fait sur la blogosphère. Quand mon fils en a marre d'être seul il se met à hurler.


10h je passe l'aspirateur en surveillant mon fils du coin de l'œil. Après 36 "non" il décide que finalement il continuera à jouer avec mon labello (mon livre de chevet, le fil à linge, la porte des toilettes,...)


10h05 je pose son tapis de jeu par terre


10h06 mon fils fait du trampoline sur le ventre de sa mère, allongée sur son tapis, j'ai beau lui expliquer que je suis encore très attaché à ma vessie, il s'en donne quand même à cœur joie


10h07 il renverse sa caisse de lego, c'est plus simple pour trouver les choses


10h08 j'essaie de me lever du tapis pour aller aux toilettes, cris, frappage intensif à la porte des toilettes


10h09 retour sur le tapis de jeu


12h repas pour mon loulou, quand il a quelque chose dans la bouche, il se tait (non mon fils ne parle pas il grogne, crie, vocalise, dit chat et sisuisse mais pas papa ni maman)


12h20 j'essaie de me préparer à manger, mon fils est dans mes jambes en train jouer avec l'eau et les croquettes du chat, les placards, tiroirs de la cuisine et chouine pour que je lui donne à manger ce que je prépare.


12h21 j'abandonne: je lui donne un morceau d'oignon cru en espérant que ça le dégoûte


12h21 et 30 secondes mon fils me réclame encore un morceau d'oignon


12h30 je m'installe dans la salle pour manger, mon fils quémande à manger (oui ce n'est pas un fils que j'ai c'est un estomac sur pattes), je lui donne une bouchée et j'en avale 3 en vitesse avant qu'il ne revienne en chercher une autre, etc...


12h40 maison, je mets les restes de la veille à réchauffer au micro-onde pendant les infos de canal +, je mate le zapping assise dans le canap, je passe l'aspi dans la maison (et le jeudi je lave par terre)


13h05 Zapping


13h10 mon fils est au dodo, j'en profite pour allumer le pc, valider mes coms, y répondre et surfer sur les autres blogs. Avant j'en profitais pour essayer de faire un peu de ménage mais dès qu'il entend du bruit il se réveille donc au moins sur le pc je ne fais pas de bruit)


13h40 : boulot


14h30 : mon fils se réveille, on part en balade pour essayer de le fatiguer un max


16h : goûter de mon fils, puis on joue sur son tapis (séance de trampoline assuré)


18h : repas du soir pour mon estomac sur pattes, retour de mon homme, je lui refile le monstre pour avoir un peu la paix.


18h : maison, mon fils est déjà rentré avec son père, je me pose un peu avec mes hommes (si mon homme n'a pas de réunion, si je n'ai pas d'articles pour Ouest France à écrire)


18h15 : mon fils mange pour essayer de le faire tenir un peu plus dans la nuit


18h30 mon homme donne le bain de mon fils pendant que je lui prépare son bib et sa chambre. J'en profite pour allumer le pc maintenant qu'il ne peut plus y toucher


19h : mon fils au dodo après son bib de bouillie, j'attaque enfin la cuisine après avoir mis une machine à tourner


19h05 : je me rappelle que je n'ai pas fait pipi depuis ma dernière tentative de ce matin


20h/21h/22h dépend des réunions de mon homme : on mange

Soirée devant le pc ou devant la télé en fonction du programme (plus souvent devant le pc je dois l'avouer)


22h30 mon homme se douche pendant que je prépare son sandwich pour le lendemain midi. Je prépare le bib nocturne de mon ventre à pattes et j'étends mon linge. Le chat me miaule dessus parce que sa gamelle est vide.


23h je prends ma douche


23h30 dodo


23h31 le chat vient prendre place entre mes jambes, je  lui promets que si elle vomit cette nuit elle entendra parler du pays.


Je vous passe les 36 000 « non », les 25 000 « qu'est ce que tu fais ? », les 26 appels de société d'isolation de maison alors que je suis en location, etc....

Mon gros ménage c'est seulement les samedis, dimanches et jours fériés quand mon homme est à la maison et que je peux m'occuper un peu sans que mon fils soit obligatoirement dans mes pattes.


Ouf, quelle journée! Au risque de me répéter, je constate que mes lecteurs ne font peut-être pas de sport, mais ils galopent toute la journée, ça compense! Un volontaire pour nous raconter une journée d'oisiveté totale, pour nous reposer? Non? Ben les autres, celles et ceux qui courent aussi, je vous attends toujours pour me raconter la vôtre, de course!






Par La Famille Papadoum - Publié dans : La top rubrique des Papadoums - Communauté : Farfouillage Familial
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Recommander

  • : Les Tribulations de la Famille Papadoum
  • Les Tribulations de la Famille Papadoum
  • : La vie à la campagne, c'est pas toujours de tout repos. Chez les Papadoums, il se passe toujours quelque chose.

What's up, les Papadoums?

Un coup c'est le printemps, un coup c'est pas le printemps. Faudrait savoir!

Le Coton des Papadoums

Ma Page sur Hellocoton

Le Fil des Papadoums

  • Flux RSS des articles

P'tits Détours des Papadoums

Je vous en mets un peu plus?



penelope

La déco des Papadoums

Le fond super mimi est de la formidable Del4yo que tant de talent dans une seule fille c'est pas possible, avec sa gentille autorisation, va sans dire. Des bises, Delphine.

La photo du ciel, bien sûr, elle est des Papadoums.

La totale maîtrise (ahem) du CSS c'est bibi aussi. Mauvaises langues, va.
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés