Les voyages des Papadoums

Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 22:04
Bon, toujours pas trouvé le temps de choisir quelques photos et vidéos, mais je promets que je ferai ça dans pas longtemps. Genre la semaine prochaine.

En attendant, eh bien, Canard!

Puisque la bande à BarbaLala a fait la une du Républicain Lorrain samedi...



A l'intérieur, une micro-interview, coupée au montage, puisque le journal ne parle que des héros locaux, désolée pour les cinq autres (mais je vous ai acheté le journal quand même!).



En avant-première, je vous en mets quand même trois:

KILIMANDJARO 212

De gauche à droite: Manu, Basile, Jacques, Jan, Gonzague, Nicolas et Jean-Yves
KILIMANDJARO 140

KILIMANDJARO 135

Et je reviens pour le reste dès que les journées font 36 heures. Pour les plus pressés, toutes les photos de Jean-Yves sont dans l'album juste à droite!




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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 23:06
Ils l'ont fait.

Ils sont arrivés au sommet. Huhuru Peak, 5895 mètres d'altitude.


Ce matin même.

Ils sont allés au bout d'eux-mêmes, pour certains vomissant leurs tripes à cause de l'altitude.

Pour l'un d'entre eux, la fatigue a été plus forte que le soutien de ses camarades.

Big up à tous!

Nous les nanas qui vous attendons en bas, nous le fan-club, nous "dégoulinons de fierté", comme m'a très joliment dit Miss CZ tout à l'heure, imaptiente de retrouver son héros.



En attendant d'avoir plus de détails et surtout des photos, on revient un peu sur leur entraînement de début décembre, un week-end de randonnée en raquette aux Carroz d'Arâches (74).

Chose promise, chose due, les voilà les vidéos.

Il y a du sport, il y a de la vanne, il y a de la gamelle, il y a de l'amitié, il y a de la visite touristique, il y a de la sueur, de l'effort, de la bonne humeur, et un esprit d'équipe qui se soude.






La suite, vous la trouvez en cliquant ici. Et il y a encore quelques jolis morceaux pleins de poudreuse...
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 22:13

Joie de la technique, miracle du MMS... Un bonheur que de recevoir cette photo ce midi!


Kili-4800-19012010.jpeg

Ascension du Kilimandjaro -Voie Rongaï, étape 3, Refuge School, 4800m
19 janvier 2010



Voici ce que dit Allibert de l'étape du jour:

J 5/ Third Cave Camp - refuge School (4 800 m)
Courte étape pour rejoindre le refuge School (4 800 m), également appelé Outward Bound Hut, d’où nous profitons d’un très beau panorama sur le Mawenzi et le paysage désertique du Saddle, immense col recouvert de scories et de pouzzolane. En quelques jours, nous sommes passés de la forêt tropicale à un paysage quasi-lunaire via une savane arbustive. A présent, nous marchons sur un sol minéral, où l’hostilité du climat et l’altitude empêchent toute vie végétale. Nous arrivons à notre étape en multipliant les pauses dans le but de repérer notre parcours du lendemain et de compléter notre acclimatation. La nuit sera courte et le dîner servi tôt permet de se coucher avant la fin du jour. Les sacs sont bouclés et préparés pour un départ dans la nuit.


Ils vont tous bien ou à peu près, ils progressent bien, le grand jour de l'ascension finale est donc pour demain!
Allez les p'tits gars, faites-nous rêver!




Edit: photo du même endroit en janvier 2004

004_1A.JPG

Ce caillou énorme n'est finalement rien dans l'immensité...
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010 12:00
Le "Team Kili II: Mission Janvier 2010 "n'a pas perdu un homme en cours de route. Au contraire, il en a gagné un. Mais ce ouikaine là, début décembre, deux d'entre eux manquaient à l'appel pour un entraînement un peu spécial.

Un ouikaine raclette. Aussi. Mais surtout raquette.

C'est en Haute-Savoie, sur le très beau domaine des Carroz d'Arâches, que le Team a travaillé sa résistance physique et morale, mais aussi peaufiné son esprit d'équipe, aspect indispensable pour la réussite de la grande aventure.

Dans moins d'une semaine, ils seront au sommet. Tous. On y croit!

Si vous voulez suivre leur aventure au jour le jour, ça se passe chez Allibert.

En attendant que mes journées fassent 48 heures et que j'aie le temps de vous dépiauter la vidéo, voici déjà, à J-1 du départ, quelques photos de l'aventure humaine.

(Bon, on dirait bien que le guide n'a photographié que le haut de la colonne... je vous promets que sur la vidéo, y a tout le monde et y a de la gamelle...)

Divers 78597552

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Kili 1767

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Les participants:

Tonton Carabistouille, MMC le monsieur Miss CZ, Laurent, BarbaLala, Jan, Basile.

Demain les rejoindront pour s'envoler vers Nairobi: Jean-Yves et Manu.



Bonne chance, les gars!




Crédits photos: M le guide, et MMC

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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 21:07
19 & 20 septembre 2009. (Oui, on a un peu de retard sur l'agenda, nous ici. On sait.)

Le Team Kili II, la mine un peu chiffonnée, prend le petit déjeuner dans la cuisine des Papadoums. Les visages tendus mais le moral au beau fixe, les blagues fusent, comme pour exorciser la crainte du sac trop lourd. Dans le brouillard ambiant, les voitures sont chargées, quelques dernières blagues avant le grand départ.

Ca y est, les filles sont seules! Bon, le Pirate est là pour nous protéger, hein! Un peu de rangement, un plouf dans la piscine, un tour de shopping, et la préparation d'un dîner de filles. C'est vrai, quoi, si nos hommes sont partis se faire suer, on va pas se laisser dépérir non plus!

Pendant ce temps-là, les hommes qui l'ont bien cherché faut avouer aussi crapahutent des dizaines de kilomètres et des centaines de mètres de dénivellée avec des dizaines de kilos sur le dos.

Allez, âmes sensibles, s'abstenir!





Les courageux participants: BarbaLala, Tonton Carabistouille, Manu, Laurent, Jean-Yves, Basile et MMC (Monsieur Miss CZ!).

Ils sont rentrés tout cassés. Du côté des filles, tout allait très bien...

!! (D'autres épisodes de la saga vosgienne disponibles ) !!


Bientôt ici-même, le Team Kili II s'entraîne dans la neige!







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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 07:00
Les aminches, vous nous aviez laissés moisir à Lyon! Ah ben quand-même, c'est pas sympa de nous abandonner pendant nos vacances, hein! Quoique, on aurait pu plus mal tomber, hein. j'ai rien contre, moi, de rester un peu plus dans les Monts du Lyonnais. Ah si, j'ai quelque chose contre: mon tour de hanches.

Donc nous voili voilou le 12 juillet dernier. Quand je vous dis qu'on est à la bourre, les petits amis.

Ce matin-là, la Famille Papadoum au grand complet était bien trop coin coin pour pouvoir encore compter 1+1 je retiens douze ou quoi que ce soit d'approchant, rapport à l'apéritif de la veille. Du coup, personne n'a rien compté du tout et après un p'tit dej et une douche ne bonne et due forme, les deux grands ont lâchement abandonné confié précieusement les trois petits, ainsi que tout le bouzouf de préparation du repas pour quinze (débarquement familial oblige) à Tata Lélie et son chéri. Les braves petits ont aidé, faisant preuve de la plus exquise éducation qu'il soit (je crois même que le Pirate n'a pas roté ni parlé de son zizi, c'est dire).

Et pendant ce temps-là, les deux grands s'en furent sniffer un bon bol d'air lyonnais. Ils commencèrent (fichtre, dans quoi je m'embarquai avec ce foutu prétérit à la noix, moi, je sens que ça va partir en nouille bientôt, c't'histoire) par trouver une place pour la Japonaise sur la Place Bellecour. Tout le monde s'en fout, c'est juste pour faire plaisir aux Lyonnais de ma connaissance, je flatte, je flatte.

Hop, on traverse la Saône pour rejoindre le quai Romain Rolland où a lieu chaque dimanche matin le Marché de la Création, endroit de perdition financière préféré des Papadoums. En posant le pied sur le trottoir partagé par une foule d'artistes en tous genres, nous entrons en transe. (Ceci explique-t-il le fait que j'oubliai malencontreusement l'appareil photo dans la Japonaise?) Je fais une razzia chez une créatrice de bijoux adorables et bien sûr uniques...

www.atomecrochu.com pour ces photos et la vente en ligne!

C'est un régal pour les yeux. Nous sommes tentés, résistons bravement: nos murs ne sont pas encore prêts à accueillir d'autres oeuvres. (Ce ouikaine, quand il fera clair, je vous ferai quelques clichés des petites choses sympas que nous en avons ramené au fil des années). Une autre razzia de petits cadres adorables (pièces uniques toujours) à offrir, et il est hélas temps de rentrer. Un détour par l'autre quai, sur le marché "alimentaire" cette fois, où nous décidons une fois de plus de demander l'asîle météorologique et gastonomique, et nous remontons dans les Monts du Lyonnais pour une journée en famille au jardin.



Les cousins se retrouvent comme s'ils s'étaient vus la veille, on ne les voit pas de la journée: il s'éclatent dans la salle de musique de Tata Lélie à tester tous les instruments, les percussions... Le temps coule, paisible et juste troublé par les interventions du Pirate au clairon... Encore un tour de balançoire, et il est temps de regagner la Japonaise chargée à blog de victuailles pour les longs mois d'hiver. Il est temps de rentrer, cette fois c'est vraiment la fin. Les kilomètres de bitume défilent, et nous chantons toujours, histoire de contrer le blues qui pourrait nous saisir...

Le Village des Papadoums n'a pas changé, et finalement, tout le monde est content de retrouver... son lit!

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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /2009 07:00
Samedi 11 juillet 2009.

Après quelques heures de sommeil bienvenu et réparateur, et quelques seaux d'eau sur la tronche quelques paroles persuasives de BarbaLala, il fallut se rentre à l'évidence: on était samedi, 6 heures du matin, et dans moins de quatre heures le proprio allait débarquer pour inspecter le carnage. D'abord, terminer le melon pour se remettre les idées en place. Puis, faire un plan d'action bien ficelé. Dans la chambre des petits, des ronflements réguliers présageaient d'une matinée ménage-bagages sans nuage. J'enfilai ma tenue de supermaman, et donnai mes ordres à la rafale.

A neuf heures, les bagages étaient chargés dans la Japonaise. Avec le sac de plage par dessus. A neuf heures et quart, BarbaLala s'en fut réveiller les petites marmottes que l'aspirateur à moins de deux mètres de leur lit n'avait pas fait broncher. Dehors, le ballet du petit-déjeuner marmaillesque, dedans, le ballet du balai et de la serpillère mamounesques. Même les poussières furent éradiquées (c'est dire si les vacances m'avaient été profitables, moi qui ne fais jamais la poussière chez moi, chais pas pourquoi, j'oublie toujours). A neuf heures et quarante-cinq minutes, c'est une famille en ordre, souriante et bien peignée qui attendait le proprio en tapant la carte attablée sur la terrasse. Il a trouvé sa maison encore plus bling bling qu'une semaine avant, nous n'avions plus grand chose à nous dire, si ce n'est que l'arrosage automatique c'était quand même le grand trip de chaque soir, et la plage nous attendait, alors nous nous sommes quittés...

Au revoir le renard, la petite route de montagne, c'était court mais c'était bien, peut-être qu'on reviendra...

Dans la Japonaise, un débat fait fureur: ousque donc la plage? Nous finissons par voter à l'unanimité pour Antibes, vu l'heure. Nous débarquons et établissons notre campement très discret comme à notre habitude... Là, tout se déchaîne: tout le monde à l'eau en moins de cinq minutes, il faut pro fi ter. C'est le dernier jour avant , houla, tout ça.



Et comme à notre habitude, nous profitons jusqu'au dernier moment au lieu d'aller nous embouchonner sur l'autoroute du nord, le moral dans les Birkenstock. Et comme d'habitude, ces quelques heures volées seront les plus intenses, celles dont nous nous rappellerons cet hiver quand nous frissonnerons au coin de la cheminée. Je regarde le bronzage caramel de la Fée, je joue au ballon dans l'eau avec le Pirate, j'admire leur château de sable, BarbaLala brumise pour la cinquante-douzième fois la Demosielle dans son petit maillot rose et ça la fait rigoler, quelques instants d'insouciance encore à graver dans nos mémoires au dossier "vacances été 2009"...



Vers 14 heures, il est pourtant temps de chasser le sable de nos culottes et d'entre nos orteils. Dans la voiture, un calme étrange, chacun met de l'ordre dans ses souvenirs avant de sombrer dans le sommeil, bercé par le roulement. Une forte odeur de basilic parvient à nos narines: un paysan récolte, ce sera le souvenir olfactif de cette semaine si riche.

Quand les petits se réveillent, place à l'orchestre maison: un CD de Yannick Noah (la star des enfants des écoles, de mon temps c'était Henri Dès mais faut savori vivre avec son temps, hein) au hasard, les petits qui chantent, je fais les choeurs, BarbaLala les percussions. Les kilomètres défilent, on hurle "Noooooooooo more fighting, nooooooo more kiiiiilling!", être ensemble tous les cinq, c'est ça le bonheur (et moi là rien qu'en l'écrivant j'ai les larmes aux yeux rien qu'en repensant à ces moments magiques).


(Ca, c'est spécial cadeau pour Martine)

A l'approche de Lyon, le cheval sent l'écurie. BarbaLala connaît le moindre tournant, et nous prenons la route des Monts du Lyonnais. Direction chez Tata Lélie et Jean-Louis où nous débarquons pour un apéro gargantuesque de produits du terroir au jardin... On cause musique, on cause bio, on cause bonbons, on cause remontants, puis il est temps de profiter de leur hospitalité et de faire un gros dodo...

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Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /2009 07:00



Vendredi 10 juillet 2009.


Ce matin là, le soleil cognait déjà sec aux volets quand les Papadoums émergèrent. Même plus besoin de faire 1+1 et je retiens douze, ils savaient déjà qu’en ce jour funeste, leurs muscles allaient payer l’oisiveté et les abus de la veille.
 

Mais c’est plein d’entrain, après un petit déjeuner sur la terrasse mit cigales qu’ils firent à nouveau leur sacs de pique-nique, prirent la Japonaise d’assaut et hop, direction Belvédère en Vésubie. Trou perdu à souhait présentant toutes commodités alimentaires de très bonne facture, après quelques arrêts victuailles, et encore de nombreux lacets sur la route de montagne, nous étions fin prêts à affronter le versant ouest de la Vallée des Merveilles.

Pour changer un peu, et pour la première fois, c’est BarbaLala qui s’est chargé de la Demoiselle dans son écharpe. Une révélation pour lui, et pour moi l’impression de porter un poids mort avec le sac à provisions dans le dos : ah ben oui, il est nettement moins doué pour me faire des câlins, plonger son regard plein d’amour dans le mien, et en plus y avait même pas de chocolat dedans, quel scandale aussi.


 


Une montée bien physique, avec plein de cailloux, de cascades, de traversées sur des pierres glissantes pour pimenter le tout, c’est pas peu dire que nous avions mérité notre pause pique-nique, là tout en haut près de la neige.


Soudain, le Pirate annonce : « un bulletin ! un bulletin ! » Gné ? Ah oui, un bouquetin broute, au loin, dans la neige, nous observant du coin de l’œil.

 

Le repas tirant en longueur, et la météo tournant au pas cool du tout, la Demoiselle s’impatiente : elle est fatiguée, elle réclame son porteur à grands coups de chouine-chouine. C’est là que le bouquetin s’intéresse vachement à nous, d’un coup. Le temps de remballer nos affaires, il n’est plus qu’à quelques mètres, rejoint par un compère ? Sont-ce des femelles ayant perdu leur petit ? Pas le temps de réfléchir à la question : la pluie arrive, il faut partir : les cailloux seront glissants pour la descente, les ruisseaux risquent de monter, effaçant les gués.

Nous nous arrêtons pour équiper la tribu avec les K-ways que nous emportons toujours par sécurité. La montagne, c’est pas rien que pour rire, parfois. Nous décidons de nous séparer : BarbaLala prend de l’avance avec les filles., je descends au rythme du Pirate. Entre nos deux groupes, les bouquetins feront toute la descente, ne perdant jamais la Demoiselle du regard.



De retour à Belvédère, nous dévalisons la boucherie et la miellerie de produits régionaux et décidons sur le champ, comme pour la cinquante-douzième fois déjà en d’autres lieux, de venir un jour  nous installer ici…

 


Interrompant cette douce rêverie, mon portable sonne, profitant miraculeusement du seul chouïa de réseau de tout le département.

« Roxaneuh ? » Une très jolie voix, toute douce, avec un accent plein de soleil à croquer, c’est Martine. Bon sang, mais c’est vrai, je ne l’ai pas oublié, aujourd’hui est un grand jour, c’est le jour de LA rencontre ! 

Coup d’œil sur l’horloge. Martine, Bernard et Théo, la gentillesse comme mode de vie, sont venus de Toulon pour passer le week-end pas très loin de notre pied à terre, juste pour nous voir. Nous nous donnons rendez-vous deux heures plus tard à Nice. Branle-bas de combat, il est 18 heures. Inspection des troupes : le constat n’est pas bien brillant : nous sommes boueux des orteils aux cheveux. 

Répartition des tâches : BarbaLala cale l’estomac de la  Demoiselle qui se dit que ça va bien ici, mais quand est-ce qu’on goûte ? Je décrotte le Pirate qui se demande ce qui a bien pu piquer sa mère, d’un coup. La Fée, en bonne fille très fille, comprend l’enjeu : ce soir, c’est rencard avec la blogo de l’intermède mondial, faut faire bonne impression, elle en profite pour mettre du gloss et du brillant sur ses yeux. 

Je file sous la douche, me scrute dans la glace. Les sourcils en friche, c’est la haïpe dans le sud-ouecht, mais cette fois, on va à Niiiiiice, c’est peut-être pas pareil ? Dans le doute, je pique le Gillette super trop chouette de BarbaLala et arrange le truc vite fait, pas le temps de chercher ma pince à dépwoualer dans le souk qui nous sert de pharmacie. Coup d’œil sur la garde-robe : à force de réduire les bagages, j’ai pas emmené de robe du grand monde, donc je bricole avec ce que j’ai en stock. Ouf, sauvée : j’ai emporté des talons (qui quelques heures plus tard désespèreront Martine, mais bon). Une pointe de maquillage sur les yeux, je change la Demoiselle, le tout en moins de 3 minutes 30, le temps qui m’était imparti si je ne voulais pas rater mon rencard avec l’Histoire, et hop c’est reparti, direction Niiiiiice. 

Je n’ai jamais mis le pied, ongles vernis ou  non, à Niiiice. Depuis des années, dans un élan de romantisme fou, je répète à BarbaLala : « Quand tu seras vieux, je t’aimerai encore, et je pousserai ton fauteuil roulant sur la Promenade des Anglais ». Mouais.  D é c e p t i o n. Comment vous dire, pour ceux qui sont jamais allés. La Promenade, c’est le périph’. Quatre bandes de circulation, quatre kilomètres de long, cette superbe baie est défigurée par des milliards de voitures dans tous les sens. Le long de la mer en contrebas très bas, un large trottoir investi par les promeneurs avec ou sans roues. Si je veux toucher l’assurance vie, il me suffira de pousser le fauteuil roulant un peu de côté… 

Mais Martine met fin à mes sombres pensées : youhou, vous êtes où ? Nous finissons par croiser deux grands fous qui nous font des tas de signes en criant de joie, quelques instants plus tard, nous faisons connaissance avec les Amoureux de la Riviera, les futurs mariés de la fin de l’été.

Sentiment étrange : nous nous connaissons sans nous connaître. Nous déclinons nos véritables identités, la Fée s’empare de la poussette de Théo qui gambade avec le Pirate, nous nous mettons à papoter comme si nous nous étions vues la semaine dernière.  Heureusement, entre les deux hommes, le courant passe bien aussi, et très vite, c’est le grand brouhaha. 

Nous trouvons une table susceptible d’accueillir quatre adultes, quatre enfants et deux poussettes, et jurons  sur la carte des vins de ne rien révéler de compromettant, nanmého nous avons une réputation à tenir passons la soirée à refaire le monde de l’intermède mondial de la blogo. L’énergie de Théo qui a décidé d’explorer le moindre recoin du Marché aux Fleurs  tranche avec le calme et la douceur de ses parents. Ensuite, une petite balade en bord de mer, et les enfants ne résistent plus : un petit bain de minuit moins le quart, et ça repart.



Quelques photos de filles (trop sombre, t’as vu ma tronche, non mais là j’ai la lumière du spot en pleine figure, mais ça va pas t’es trop grande avec tes talons, attends là j’ai fermé les yeux !), encore quelques photos souvenirs et quelques mètres plus tard, il est déjà temps de se séparer, avec la promesse de se revoir très vite.





Nous admirons encore quelques instants la baie illuminée, et reprenons le chemin de notre montagne. Sur la petite route, le renard, et l’impression d’avoir rêvé… Et si j’avais tout imaginé ?

 


 

 

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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /2009 12:00
Et c'est rien de le dire. Disons que l'abnégation parentale ce jour-là a à peu près égalé l'amour que nous leur portons.

Comme nous, vous savez faire 1+1 et je retiens douze maintenant, et avez tous capté que si la veille, caillou, aujourd'hui, flotte. Je résume, hein, parce que je suis sûre que vous suivez mieux que moi.

Or donc dans un rayon de kilomètres malheureusement trop petit autour de notre jolie villa retirée dans la montagne au milieu des oliviers et des moustiques, il y a un certain Marineland. A Antibes. Je sens certains d'entre vous frémir, et vous avez raison.

Oui, bon, c'est cool, hein, les dauphins, les orques, les otaries, toussa. Sont toujours aussi choupis qu'il y a trois ans, là n'est pas la question. C'est pas non plus qu'ils sentent le poisson. Pis ils sont vachement doués, hein. Je voudrais vous y voir, moi, à faire les cons pour les touristes contre trois sardines et demi. Parce que les touristes... y en a des milliers. Beaucoup de milliers. Tout plein de milliers. Comme qui dirait que le Papadoum moyen n'aime pas trop les touristes (parce que nous, non non, on n'en est pas, des touristes) la foule.



Bref il fait chaud, on grille, mais les gosses adorent ça, et comme nous on est encore et toujours des grands gosses, ah bah nous aussi on les trouve fortiches, les bestioles qui sentent la sardine.



Bon, là où nous avons été faibles, et c'est ce qui nous a perdus définitivement, c'est qu'avant d'entrer au Marineland, le Pirate a repéré ça:



Une Ile aux Pirates, forcément... Alors quand on a regardé les orques faire des cabrioles, le Pirate a dit "mais moi je veux aller sur les toboggans". Et quand on a regardé les dauphins faire des cabrioles, il a dit "c'est quand qu'on va sur les toboggans?". Et quand on a regardé les otaries faire des cabrioles, il a dit "Ca y est, obn va sur les toboggans maintenant?" Bon, le message était passé, nous sommes allés sur les toboggans.



Y avait trois millions de touristes là dedans. Sur du béton. Pas de l'herbe, non, non, du b é t o n. J'ai cru mourir. BarbaLala s'est sacrifié à peu près volontairement pour accompagner les deux grands, pendant que je m'occupais de la Demoiselle. Puis quand les touristes ont commencé à rentrer, j'ai emmené la Fée dans les toboggans de oufs-malades.



J'ai dû y laisser un bout de mes fesses passées comme dans une râpe à fromage, mais c'était quand même l'éclate, ce truc. Ca faisait peuheuheuheur, on a glissé dans le noir, et on a hurlé fort fort toutes les deux, c'était un grand moment de rigoulade (à ne pas confondre avec le céleri. Rémoulade.)



Bon, après cette journée d'enfer où on avait vu plein d'eau mais même pas la mer, on a fait nos starlettes. On est allés manger dans un resto sur la plage de Juan les Pins. J'ai bu plus que de raison (= un Americano, un seul) pis j'ai pleurniché que c'était la première fois de ma laïfe que je mangeais dans un resto chic avec le sable qui me faisait guili sous les petons.



La mer était joulie, avec ses tons pastels du soir. C'était reposant, après tout le bruit et la fureur et les touristes.



Pis les enfants sont allés faire des fous dans l'eau. Pis y a un monsieur qu'est venu faire un tas de photos de nous, et que j'étais tellement pompette que je faisais quand même ma star avec mon coup de soleil sur le nez, et la varicelle de la Demoiselle. Après la Fée et moi on est allées s'acheter des boucles d'oreilles sur le marché. Il était plus de 23 heures et moi je rigoulais partout de voir que les gens ici à cette heure ils ont pas encore le plaid écossais sur les genoux et les volets fermés devant la télé comme dans le nord-est. J'ai dit que je voulais vivre là, mais faut dire que j'étais encore vachement pompette, hein. BarbaLala a été patient, il a attendu que je me calme pour me mettre dans la voiture et me dire que le gars qui nous avait pris en photos, c'était pour nous les vendre. Mais que j'étais zolie tout plein quand-même, avec mon pif tout rouge.



Après je sais plus. Si, je sais: on a croisé un renard sur notre petite route de montagne, et on est rentrés faire dodo.




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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /2009 08:00
Mercredi 8 juillet. On prend du retard, mes enfants, je sais...

Au matin du jour 6, les Papadoums sont en pleine forme. J'ai éradiqué le problème moustiques en me tartinant intégralement d'aloe vera, et j'ai pritsché partout du spritch à faire fuir les bestiaux, et comme moi-même je suis asphyxiée, y a pas de raison que eux, pas. On peut donc dormir tranquille dans cette maison, et on ne s'en prive pas.

Parce que chez les Papadoums, tout le monde sait faire 1+1 et je retiens douze, y a pas à discuter, si hier c'était mer, aujourd'hui c'est montagne.



Le temps de préparer le pique-nique et de répartir le tout équitablement selon un savant calcul prenant en compte l'âge du capitaine et la taille des sacs, et en voiture Simone (y a pas de Simone chez nous) tout le monde. Direction la Madone de Fenestre, pour une rando sympa que nous avions déjà faite il y a trois ans. Bon, on se fait avoir comme des bleus comme il y a trois ans en garant la voiture tout en haut alors qu'on sait bien qu'on va déboucher tout en bas, mais on va dire que c'est pour le paysage.

Mais c'est que brrrr, fait frisquet quand-même, c'est joli l'altitude mais bon hein. Distribution de polaires. Distribution des sacs à dos. Arnachage du tout, et de la Demoiselle comme d'hab dans son écharpe mit polaire mit chapeau de soleil mit crème solaire qu'elle aime pas ça du tout du tout (allez comprendre, vive la montagne). Le premier qui se moque de mon chapeau m'en envoie un joli et à ma taille (oui, j'ai le melon, et pas qu'au petit dej dans mon assiette).



C'est marrant de se retrouver au même endroit qu'il y a trois ans, et de voir comme les enfants ont poussé.


En route donc, une montée pas trop difficile (tout est relatif, hein...) mais désespérante: comme nous restons sur le même flanc de montagne, nous pouvons facilement regarder en bas et constater que bon bof ça n'avance guère, cette histoire, même s'il nous semble que nous montons depuis des heures.  Un plateau tout mousseux et joli histoire de se reposer un peu, une dernière montée, les enfants sont fous de joie: nous avions aperçu de la neige depuis un moment par endroits, mais là, un névé s'offre à eux. Ca les éclate de marcher dans la neige en short en plein été. Le Pirate resterait bien là et envisage une bataille de boules de neige, mais je leur fais miroiter le pique-nique plus très loin pour les faire avancer.



Encore un dernier effort et la récompense ne se fait pas attendre: une marmotte dévale la pente, donnant l'alerte à toute une famille de bouquetins, adultes et petits, qui nous cèdent la place d'assez mauvaise grâce. Une petite descente et nosu voilà rendus: les cinq lacs s'offrent à nous, et nous avons l'embarras du choix pour établir notre camp de base. Tiens, comme c'est original, nous choisissons exactement le même qu'il y a trois ans. Mais cette fois, nous avons une tente. Rose, la tente. Je m'y installe bien au chaud, à l'abri du vent avec la Demoiselle pour entamer notre repas, mais j'en suis bien vite délogée par les Petits Papadoums qui trouvent que c'est trop génial d'être dedans. Je me rabats sur le saucisson, allez, je suis bonne joueuse. Surtout que dès le dessert englouti, ils s'enfuient pour jouer à cache-cache derrière les rochers. Je récupère ma place à l'abri du vent et j'envisage de faire une petite sieste.



C'est sans compter la présence intempestive de touristes de base qui s'engueulent à propos de leur position GPS. Ah ben oui, le GPS, ça remplace pas le bon sens... Nous décidons donc de lever le camp pour prendre un peu d'avance sur ce groupe bruyant qui risque de nous gâcher le plaisir de la montagne.  La descente est super chouette, la Fée analyse les terriers de marmottes (elle a fait un exposé sur les marmottes à l'école cette année et est incollable sur le sujet, donc elle en profite pour nous le faire savoir), le Pirate s'éclate et la Demoiselle pionce tranquillou.



Soudain, nous arrivons dans un paysage dévasté: des arbres arrachés, couchés tous dans le même sens: une avalanche est passée par là cet hiver, ça ne fait pas de doute. Le souci, c'est qu'elle a aussi emporté le pont que nous devions franchir pour traverser le torrent... En aval du pont, une grosse couche de neige subsiste: nous nous laissons prudemment dépasser par le groupe au GPS pour tester sa résistance (hé hé), et traversons à notre tour sans encombre.

La balade se termine dans la bonne humeur, surtout quand BarbaLala, plus courageux que le reste des troupes, nous laisse nous reposer à la vacherie (l'endroit où les vaches descendent pour la traite) et remonte en courant chercher la voiture. Je me fais un peu de souci pour son état cardiaque, il est un peu fou ce garçon.



Nous terminons la journée gentiment par une balade dans les ruelles de Saint-Martin de Vésubie et un bon verre sur une terrasse, avant de regagner nos pénates, fourbus mais heureux...






Les plus futés d'entre vous auront remarqué que y a pas de photo du camp de base, du pont avalanché, des névés, de la vacherie, toussa. C'est parce que l'appareil photo est mouru en route, décédationné de la batterie. On fera mieux la prochaine fois, hein...


Par La Famille Papadoum - Publié dans : Les voyages des Papadoums - Communauté : Farfouillage Familial
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Le fond super mimi est de la formidable Del4yo que tant de talent dans une seule fille c'est pas possible, avec sa gentille autorisation, va sans dire. Des bises, Delphine.

La photo du ciel, bien sûr, elle est des Papadoums.

La totale maîtrise (ahem) du CSS c'est bibi aussi. Mauvaises langues, va.
 
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