La vie des Papadoums

Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /2010 21:27

Soixante-six kilomètres.


Il a marché soixante-six kilomètres ce samedi 8 mai pour participer à la 26ème édition du "Nancy-Metz à la marche".


S'est levé à 3 heures du matin, et avait déjà parcouru une vingtaine de kilomètres quand trois des quatre autres Papadoums ont émergé de leurs plumes (la quatrième prenant son rythme de croisière du lever à midi).


Et comme on est un fan-club sans pareil pour notre Lyonnais préféré, nous l'attendions évidemment quand, après treize heures de marche, il a franchi la ligne d'arrivée sous les applaudissements, comme 1800 de ses compagnons, plus ou moins fourbus.


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Besoin de dire qu'on est trop trop fiers de lui?


Etat de la bête à J+24: c'est énervant, très énervant, même, il est en pleine forme.



Par Roxane Papadoum - Publié dans : La vie des Papadoums
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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /2010 20:00

Le dernier ouikaine d'avril, les fermes en Moselle se mettent en mode "fête". On brique les cochons, met un noeud rose aux ânons, peigne les chevreaux, épouille les lapereaux, bref tout le monde se met sur son trente-et-un. J'aime bien y emmener les Petits Papadoums, même s'ils savent que le lait ne pousse pas en briques carrées depuis longtemps, rien qu'à l'odeur répandue certains jours au Village par les quatre fermes de la rue, ça fait toujours une sortie super chouette, genre l'imagier de la ferme mais en vrai avec les bruits des animaux qui ont eu le droit de sortir de la boîte à meuh.

 


 

 

L'autre dimanche, nous avons visité deux fermes de la région.

 


 

 

La première, le matin, plus déguisée en attrape-touristes au porte-monnaie bien rempli, a permis aux enfants de faire un tour de poney d'au moins 34 secondes (deux euros) et à moi de dire au Pirate qu'on était là pour voir les vrais canards, pas ceux en plastique de la pêche (deux euros). Si on moins on avait gagné des poussins, ça aurait pu être drôle, en rentrant à la maison avec les bestiaux. A chaque bêtise, j'aurais pu menacer les enfants: Attention, si vous n'êtes pas sages, on bouffe Caliméro demain au dîner! 

 

 

 

poneys

 

   

Bon on a vu des cochons qui avaient pas l'air étonnés de nous voir, même pas ils nous on fait un grrrouiiik de bienvenue, nan mais tout se perd, vraiment. Quelques veaux, vaches, cochons, couvées, et puis surtout un chevreau qui venait tout juste de naître, devant une meute d'enfants mi horrfiés par le spectacle, mi fascinés... Ca se mange du chevreau?

 

 

 

 

 

 

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Bon après ça, on est rentrés se reposer de tant de bestialité à la maison. Parce que, l'après-midi, nous avions rendez-vous avec du vrai, du lourd, de la ferme en grand et en dehors du monde, nous étions invités chez nos copains Félicia, enceinte jusqu'au cils du petit troisième, et Benoît, à la ferme de Fresnois.

 

 

 

 

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 Là, c'est la douceur de vivre, le monde s'est arrêté pour écouter le blé pousser. Même la Demoiselle avait bien compris le principe: tu laisses papa boire des bières et maman manger du gâteau en pipelettant avec la Zabineuh et la Fééééliiii s'instruire tranquillou, tu vas jouer avec les copains, aujourd'hui tu es LIBRE. Elle a très bien intégré le concept, je dois dire. On l'a pas vue de l'après-midi. Je l'ai retrouvée noire comme un petit cochon, signe absolu des enfants qui s'éclatent.

 

 

 

Pour faire les ceusses qui sont pas venus que pour se mettre le fondement sur une chaise et voir la vie du bon côté, comme si soudain le temps s'était bloqué sur dimanche, on a rendu une petite visite aux bestiaux motorisés dans leur étable.

 

 

 

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Ah, des bien belles bêtes. Je vous mets la Demoiselle qui mesure à peu près 80 cm juste à côté comme étalon. Evidemment, comme par miracle, on a réussi à décoller le Pirate du baby-foot cinq minutes, le temps de le faire monter dans la moissonneuse-batteuse, un grand moment!

 

 

 

Et puis j'ai eu le choc de ma vie. J'ai trouvé, d'un coup d'un seul, ma vocation, sans rien avoir cherché, sans m'y attendre. La révélation. J'ai nommé  l'élevage d'escargots. Un peu dégueu, mais attends, tu vas voir.

 

 escargots

 

 

D'abord ça se mange.


Déjà un bon point.


Et avant ça, c'est LE truc du feignant absolu. Juste fait pour moi je te dis.

 

Le truc genre, que tu les ramasses et tu les fous six mois à roupiller. Ensuite, t'allumes la lumière, et tu lui demandes gentiment de forniquer. Bon, comme l'escargot est pas contrariant, mais lubrique et baveux, il s'exécute (mais lentement, hein, faut pas pousser). Ensuite tu lui donnes des pots de terre, il te pond ses oeufs , et toi, peinard, t'attends à peu près deux semaines qu'ils éclosent. Dans chaque oeuf, un escargot tout bien fait tout fini, prêt à ramper, la coquille sur le dos et les petites antennes dehors (ça laisse rêveur, je vous dis). Juste microscopique, mais c'est un détail. (Juste que du coup c'est pas très photogénique.)

 

Bon tu le laisses un peu bouffer de la farine, et, parce que t'es pas vache, t'attends qu'il ne gèle plus dehors, et tu le balances dans le colza, hop. Tu mets des planches en tipi pour qu'il puisse se planquer quand ça chauffe, et t'arroses tous les matins. Et l'escargot, il a qu'à bouffer pendant que toi tu fais rien pendant six mois. Au bout de six mois, Louis Bodin annonce qu'il va geler, et là tu te magnes d'aller les cueillir (ça court pas très vite, tu te fatigues pas trop), parce que ce serait gâcher, ils sont magnifiques et tout bien gros comme il faut. T'en gardes quelques-un pour les laisser se reproduire, et les autres, bah tu les prépares, genre: ébouillantage, lavages, surgelage, cuisson de deux heures, beurrage, remisage dans coquillage, surgelage, vendage au marché de Noël le plus proche.

 

Puis tout le monde il refoule du goulot et on rigole bien. Au final, t'as bossé deux semaines sur l'année. Je veux.

 

 

 

Ah tu vois que c'était super instructif. Je disais pas ça pour rigoler qu'est-ce que tu crois. Qu'on peut pas causer sérieux ici deux secondes?

 

 

 

Bon la Demoiselle, quand elle en a eu marre de faire papouille aux lapins et de répondre à l'autre abruti de Léoooon, elle s'est trouvé un super baby-sitter en la personne toute désignée de son parrain Manu Emmaaaanouel (sinon on se fait engueuler par la Zabineuh), qui lui a bien expliqué que non, on ne pouvait pas déterrer les asperges tout de suite. Il lui a même déniché un tracteur à sa taille, didon.

 

 

 

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Je vous ai gardé le meilleur pour la fin. Enfin, le meilleur, celui-là il se mange pas, attention, sinon je crois que la Fée elle mord.




Le meilleur, ou plutôt la meilleure, c'est Saline. Saline venait d'avoir un bébé quelques jours avant, et avait déjà retrouvé sa jolie ligne élancée.




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Le joli poulain cherchait encore un prénom, c'est l'année en A il paraît. Bon nous on lui a cherché des tas de prénoms, et lui il nous a prêté sa maman.




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Bon, pas trop longtemps, hein, parce que ça l'inquiétait quand même un peu, mais Saline elle est tellement douce que même le Pirate a pu la monter à cru, ses petites mains bien accrochées dans la crinière.




Après, on est rentrés à la maison avec un tas d'escargots et des amis, et le lendemain, je sais pas pourquoi, on refoulait tous un peu du goulot et on avait  un coup de soleil sur le nez des étoiles plein les yeux.

 

 

 


Les escargots de Félicia et Benoît sont disponibles uniquement sur commande et bien sûr, en saison, et puis tant qu'il en reste. Ce sont évidemment les meilleurs du monde.

 


 


Par Roxane Papadoum - Publié dans : La vie des Papadoums
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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /2010 22:11

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Bah oui.

Doit rester un bout de saucisson aux noisettes pour celui qui retrouve trois des cinq Papadoums sur les photos ci-dessus. En même temps c'est pas très très dur, hein.

Si tu vois pas bien, tu pouêtes, et c'est magique, c'est en grand.

Je ramasse les copies dans trois minutes.

 


 

 

Par Roxane Papadoum - Publié dans : La vie des Papadoums
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Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /2010 14:41

Conversation banale autour d'un repas roboratif de sports d'hiver, cinq Papadoums à table, saurez-vous les reconnaître l'un de l'autre?

 

 

 

-Nan mais alors tu vois, je lui dis blablablabla et elle me répond blibliblibli, nan mais tu te rends compte kwôa, nan mais c’est dingue, tu trouves pas, hein ? hein ? t’en penses ? Bon t’en penses rien, en fait, hein ? hein ? hein ?

-Faut que je m’achète des nouvelles chaussures de marche avant le Nancy-Metz.

-Dis donc ma puce t’as été élevée au sein de ta mère ou chez les cochons ?

-On parie qu’on arrive pas au bout du fromage ?

-Maman, ça veut dire quoi « violer » ?

-Ah euh oui, euh, bah euh, enfin, euh, comment dire, euh, hé, le Lyonnais, t’expliquerais comment ça toi ?

-Nan mais t’as vu, elle en a jusque dans les cheveux !

-Un peu comme violenter ?

-C’est ça ! C’est tout à fait ça !

 -Surtout pour les filles, en fait.

-Heu, aussi pour les garçons, finalement.

-C’est ça, aussi pour les garçons.

-Encore un verre de roussette ?

-MAIS MOI JE VEUX REVOIR LAETITIAAAAAAAAAAAAA !!!!

- ???? Mouhahahhahah

-Mppprrrrtttttttt ouarf ouarf ouarf

-Ho ho ho ho ho

-hi hi hi hi hi

-Ben quoi, pourquoi vous riez tous, ça fait trop trop longtemps que je l’ai pas vue !

-T’as raison mon coeur, trois jours, c’est méga longtemps pour survivre sans l’éléphanteau Laëtitia.

-Honk honk honk honk honk

-Pas possible cette enfant est croisée avec une otarie !

-Honk honk honk honk honk honk hiiiiiiiik

- Après les cawètes, tu crois que je peux lui donner du saucisson?

-HONK HONK HONK HONK HONK HOOOOOOOOOOONNNKKKKKKKKK

-Au point où on en est, la diététique et nous…

-J’avais dit de ranger le saucisson, elle va exploser cette gamine !

-« Je m’appelle Bouboule, je skie pas je roule ! »

-Dis donc c’est pas très politiquement correct ça…

-Pas plus que l’alimentation de l’autre morfalle, là.

-On les couche et on se la finit cette bouteille ?

-Allez hop, brossage de dents, et zou au lit les monstres ! Chuis épuisée, moi. Et j’ai soif.

 

 

 

Trop fastoche.

 

Le premier qui trouve reçoit un reste de frometon à raclette.

 

 

 

Par La Famille Papadoum - Publié dans : La vie des Papadoums
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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /2010 22:01

Bonsoir les gras,


A l'heure où le dilemme du maillot de bain commence à se poser dans les foyers moyens abonnés à ELLE, à l'heure où le choix du régime fait débat au coin du zinc, à l'heure où les portefeuilles s'allègent d'autant d'abonnements à des salles de sports où personne ne mettra les pieds plus de deux fois, faut que je vous avoue que j'aime plus que jamais naviguer à contre-courant, juste pour embêter la terr entière. (J'aime.)


Et ici, y a du level dans le contre-courant, comme on dit sur la netterie influente.


Or donc je reviens d'un ouikaine où on a fait que s'empiffrer, et là, vous me surprenez en flagrant délit de bagages pour le pays de la raclette, de la tartiflette, de la fondue au fromage, et accessoirement du planté de bâton artistique, alors que la netterie envisage l'épilation intégrale et l'affamation définitive.


Je sais, je sais. Pour la haïpe, on repassera.


C'est que j'envisage la reconversion, moi.


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Je vous laisse, je vais recompter mes rouleaux de PQ.

 

 

 

 

PS j'ai dû signer une décharge au Lyonnais pour qu'il accepte de prendre cette photo à l'insu de mon plein gré. "Après, qu'il me dit, tu viendras pas râler que t'avais pas ton gilet en lapin." C'est beau l'amour, moi je dis. On a de ces préoccupations, en ce moment, nous.




Par La Famille Papadoum - Publié dans : La vie des Papadoums
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 22:28
Article spécialement dédicacé à la douce Bachibouzette qui a besoin d'un coup de pied dans le fondement supplément de motivation pour se remettre au sport et se mettre au blog.

19h30: je me demande si le boursin à l'ail est compatible avec la pratique intensive d'abdominaux. Dans le doute, j'en remets une couche sur ma tartine, et je coiffe le tout d'un beignet rapporté par ma fille de chez les voisins. On sait jamais.

19h45: je monte me changer. J'ai la flemme de changer de soutif.

19h55: je démarre en trombe. Quitte à aller au sport, autant que ce soit sportif, hein.

20h00: il pleut des chats et des chiens, alors je fais ma crâneuse, je cours d'un pas léger et délié jusqu'à la salle.

20h05: je me rappelle que j'ai promis à Bachibouzette de trouver les mots pour la motiver. Je me demande ce que je vais bien pouvoir trouver.

20h10: alors que j'enchaîne les tours de salle, le boursin à l'ail se rappelle à mon souvenir.

20h15: alors que j'ahanne, je décide de faire un minute par minute de mes derniers instants de dignité.

20h16: quand la prof dit "vous pouvez vous asseoir", et je m'affale comme une bouse, et je mets cinq secondes à capter que la position désirée est plutôt "dos droit et menton fier" que méduse échouée. Je me reprends, faudrait pas que je dégoûte Bachibouzette non plus.

20h17: je m'emmêle un peu, qui c'est qui m'a foutu autant de bras et de jambes, hein?

20h19: le tapis glisse sur le sol lisse, et je me vautre. L'élégance gymnique et moi, on est pas copines, c'est évident.

20h20: ça fait pas assez mal, j'en conclus que je dois pas faire l'exercice comme il faut. J'évite cependant d'approfondir la question.

20h24: je remarque que la garce devant ma compagne d'infortune a les ongles vernis assortis à son tish de sport. Pourtant j'avais dit que je regardais pas. En même temps, ça m'occupe. M'en fous, moi j'ai une alliance qui brille.

20h29: même sur les genoux, même des demies, des pompes pour moi c'est toujours des pompes. On appelle ça comme on veut, moi j'appelle ça de la torture.

20h32: le port du balconnet est déconseillé quand on fait des pompes. Ou l'inverse. Mon sein droit vit sa vie en dehors de tout corset et se croit en mai 68.

20h33: j'enjoins à ma féminité d'éviter de s'exprimer dans cette position désavantageuse, rapport à ma réputation, quand-même.

20h34:  la prof explique aux nouvelles quels muscles nous travaillons. In petto je me dis que comme ça, au moins, je sais où je vais avoir mal cette semaine.

20h36: je maudis l'inventeur du boursin à l'ail. Je voue aux gémonies l'inventeur du beignet.

20h40: je constate que les abdos, finalement, ça va beaucoup mieux que début janvier. J'ai dû y aller six fois, et je vois déjà du changement. Un bon argument à vendre à Bachibouzette. En attendant, je crache mes poumons.

20h45: finalement, le portage de maxicosi ou de bébé pot de glu de 9 kilos, c'est pas du vrai sport, rapport que mes bras implorent pitié.

20h49: mes fesses me font savoir que no way je pourrai m'asseoir dessus cette semaine si je continue de les maltraiter comme ça.

20h54: je m'avise que ma position des plus élégantes me rappelle furieusement mon dernier accouchement. Ne pas penser à son dernier accouchement, ne pas penser, ne pas penser...

20h57: je me demande où je n'ai pas mal encore, pour savoir quel muscle sera la cible du prochain exercice.

20h59: je bannis à vie et pour les quarante prochaines générations le boursin à l'ail et les beignets du menu du mardi soir. Ca attendra le mercredi, la prochaine fois.

21h05: à la faveur d'un étirement, je constate que mon épilation du mollet droit laisse à désirer.

21h09: je suis aussi rouge que mon tish.

21h12: étirements. Je reprendrais bien un beignet, moi.

21h16: si au moins ça ne me tirait pas comme ça derrière les genoux!

21h19: heureusement que la prof est aussi douce que gentille, on ne peut même pas lui en vouloir.

21h24: je lui dis que je penserai à elle tous les jours de la semaine. A chaque fois que mes courbatures me le rappelleront.

21h30: je rentre à la maison, je m'enfile un beignet, je me vautre sur mon canaprout, la vie reprend ses droits.

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Par La Famille Papadoum - Publié dans : La vie des Papadoums
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 12:00

Je vais passer à la télé. La télé allemande, hein, pas d’hystérie collective je vous prie. Dans le poste, mais sans veston, papa. *

 

Enfin, j’espère bien que je serai coupée au montage.

 

Parce que la télé et moi, on n’a pas vraiment gardé les cochons ensemble. C’est pas elle qui m’aime pas, oh ça non, elle me bombarde de programmes et me fait de l’œil avec sa petite loupiote verte (oui, chez nous, elle est verte, pas rouge). Nan, c’est moi : au mieux elle m’indiffère, au pire elle m’énerve.

 

Et là si je me vois dans la lucarne, je sens que ça va bien m’énerver.

 

On était prévenus depuis une semaine, qu’il fallait arriver l’œil frais, la mine pétillante et la mise de circonstance (ni trop, ni trop peu, cependant). Miss Camping avait zappé, et elle avait oublié de changer de survêt’, alors elle a chougné, parce qu’on n’a pas voulu la filmer, rapport que la rousseur de l’attitioude ça réveille plus l’audimat que la fermière bavaroise, même si en vrai elle est sarroise (faut pas insulter les Bavarois, ni les Sarrois, et réciproquement, sont susceptibles).

 

On avait tout bien rangé vendredi, pour que ça fasse un peu plus sérieux et un peu moins souk. Puis même que les femmes de ménage elles avaient fait des heures sup’, parce qu’il n’y avait plus trois millimètres de poussière sur mes écrans comme à l’habitude.

 

Et qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont commencé par tout déménager. Pour que ça fasse plus chouette. Puis ils ont déplacé tout le monde, parce que les gens en congé et malades, ça laisse des trous pas jolis. Ah mais pas moi, ils m’ont pas déplacée. Miss Camping non plus. Rapport que les traders sérieux, c’est des mecs, c’est bien connu. Eux ils voulaient bien, et ils proposaient même, rapport à la rousseur de l’attitoude et à mon pull violet, mais BigBoss faisait semblant de pas comprendre et il a fait venir des mecs d’un autre service pour boucher les trous et faire semblant d’être très concentrés par les écrans avec des tas de chiffres qu'ils comprenaient pas dessus.

 

Après, comme ils insistaient, BigBoss s'est rappelé que j'existais, et ils sont venus de mon côté, pour la rou… oui, bon.

 

J’avais prévu de mettre du vernis à ongles violet, assorti à mon pull et à mes bottes en serpent. Mais pas de bol, hier soir j’ai eu le temps de mettre que la base. Parce que je fais les choses tout bien dans l’ordre comme c’est écrit dans ELLE, moi madame. Et puis pour une fois y avait pas de bouchons sur l’autoroute pour en profiter pour refaire la peinture.


J’en étais sûre.


Ils ont voulu filmer mes doigts sur le clavier. Je devais faire semblant de taper un truc. J’ai demandé quoi, parce que moi mon annulaire droit hypertrophié, c’est plutôt rapport au pavé numérique, hein.

Pis mon frère et mon cousin ils allaient encore se marrer en racontant que mon job c’est de traduire des extraits de compte. Pis j’allais pas leur dire qu’écrire, je savais faire, même sur un clavier QWERTZ, si si, attendez juste que je me connecte sur mon blog. Nan, que j’y ai dit, je tape des chiffres à plein de zéros comme d’hab’ épicétou. Sauf que ma jolie bague elle était sur ma main gauche, parce que mon alliance est encore toujours en réparation, et que mon annulaire gauche n’aime pas sortir tout nu. Et que forcément les tas de zéros je les tape de la main droite. Bon, j’avais fait bien attention de pas avoir de tache de lait de la Demoiselle sur les manches du pull, parce que ça craint, même si ça fait une bonne pub pour les working mamans.

 

Après ils se sont dits qu’une main anonyme, en plus sans vernis violet, c’était pas drôle, alors ils ont décidé de filmer mon visage concentré dans l’action. Là j’ai eu un peu peur de pas avoir bien nettoyé mes trous de nez à l’eau de mer ce matin, on a sa fierté quand même. Puis avec leur lumière dans les yeux, j’ai fait rien que des clowneries, parce que pour le coup, j’étais pas concentrée du tout du tout.

 

Bon, en analysant bien, j’ai toutes les chances d’avoir été coupée au montage. A cause du pas de vernis. Parce qu’ils avaient besoin de quinze secondes, et que toutes mes clowneries, ça rentre jamais dans quinze secondes.

 

Mon honneur est sauf.

 

 

 

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 (j'aime mieux cette lucarne-là, tant qu'à faire)

 

 



*vieille vanne familiale destinée à faire marrer mes frères uniquement et impossible à expliquer ici, parce que vraiment pas drôle, désolée.

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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 21:17

Cet hiver est donc bien un vrai hiver, et s'il nous arrive d'en souhaiter la fin, parce que bon, c'est gentil, mais c'est looooong, il nous arrive aussi d'en profiter. Pour cela, il suffit que la couche de neige soit suffisante, que ça tombe un dimanche matin, et si en plus le soleil vient nous faire coucou... tous les ingrédients sont réunis pour sortir les luges et s'éclater!

Un coup d'oeil dehors...

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C'est bon, on dirait qu'on peut y aller.
Inspection du terrain de jeux...


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Désert. Paaaaarfait.

Yapuka grimper tout là haut. Et redescendre à toute vitesse, la bouche ouverte pour avaler les flocons...

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Une matinée de plaisir, de joues rouges, de cris de joie, de petites jambes fatuguées et d'estomacs affamés au retour!



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C'est bon, maintenant le printemps peut venir!


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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 17:35

Pour ceux qui ont loupé le train de la sportive attitioude soooo 2010, l’épisode 1, c’était mardi dernier. Bah oui, on n’est pas à TF1 ici, à passer trois épisodes sur la même soirée. (En même temps, je vous raconte pas l’état, si je faisais VRAIMENT trois séances sur la soirée…)

Donc hier soir j’étais pour la seconde fois consécutive à la gym. On peut dire que c’est un exploit qui vaut la peine d’être souligné, si j’en lis les commentaires admiratifs de la semaine dernière.

Je crois qu’y en a même une parmi vous que l’idée d’aller se mouvoir le fessier en toute élégance tentait à la lecture de mon expérience fascinante. 

J’ai pensé à elle hier soir. Entre deux halètements. 

Je me suis dit qu’il fallait que je partage avec vous  mon expérience (on peut dire que je suis une habituée et donc autorisée à me la péter maintenant, non ? Non. Ah. On va donc dire que rien ne m’arrête, encore moins la parenthèse à rallonge que le reste.), afin que votre cours de gym ne soit que courbatures et supplications délices et élégance, je me suis dit que les 12 commandements papadoumiens (oui, douze, parfaitement, la maison ne recule devant rien pour vous) de la sportive débutante vous seraient d’utilité évidente. 

1.   Ta tenue soigneusement tu choisiras. Le T-shirt trop court tu éviteras, ça t’évitera de focaliser en permanence sur le moment où tu auras une main de libre pour tirer dessus.
 

2.   Tes cheveux tu attacheras. Un élastique est un moyen efficace et pas cher de ne pas passer une heure à souffler sur une mèche qui s’obstine à te rentrer dans la bouche ou te cacher la vue du prof qui montre les exercices.
 

3.   Pas trop avant tu ne mangeras. Encore moins de la rosette que du reste. Sous peine d’être prise soudain d’une lourdeur d’estomac, en plus de celle du popotin.
 

4.   A la gym pour mater les autres tu n’iras pas. De lorgner sur le postérieur de la nana d’à côté pour vérifier s’il est bien plus large que le tien tu éviteras, au lieu de ça, de faire tes exercices consciencieusement tu te contenteras.
 

5.   De même l’accoutrement des autres tu ne critiqueras. Pour cela, comme une fayotte, en première ligne devant le prof position tu prendras. Au moins comme ça, concentrée tu resteras.
 

6.   Au lieu de compter les exercices et de souffrir, toi qui n’aimais déjà pas les chiffres à la maternelle, à des choses agréables tu penseras. De rêver que le prof c’est Jude et que ton tapis c’est du sable blanc à faire passer la douleur t’aidera.
 

7.   Au lieu du rythme de l’aï adopter, sur la musique pour garder le rythme tu garderas. Comme moi, pour Britney dans Womanizer tu te prendras, et trois grammes de muscle rien que d’y penser tu feras.
 

8.   Une bouteille d’eau avec toi tu prendras. Le schnaps tu éviteras. (La soupe au chou itou, même si t’es en detox ELLE).
 

9.   Avec tes condisciples point ne parleras. Si t’as encore du souffle pour causer, c’est que pas assez fort les abdos tu contractes .
 
10.   Pendant les étirements point sur ton tapis ne t’endormiras. Sinon point te plaindre ne viendras le lendemain que aïe bobo partout tu as.

11.    Des objectifs réalisables tu te fixeras. C’est sûr qu’y aller tous les jours, toi qui depuis dix ans entretiens des rapports plus que pacifiques avec tes muscles fessiers, point tu ne rêveras. Une fois, c’est déjà bien, parce que c’est mieux que rien.


12.   Conscience de ton corps tu prendras. Un euphémisme pour te dire que oui, tu souffriras. Mais que ton mental d’acier ensuite sera. Et que quand la prof « Contractez, poussez, soufflez » dira, au bout de 218 séances, à ton dernier accouchement de penser en pouffant  tu cesseras.

 

Je vous laisse, à causer correctement à l’endroit réapprendre il me faut.


2009 07 213 

Rhaaaaaaaaa.


Gazelle, si tu passes par ici, pardonne-moi...

Par La Famille Papadoum - Publié dans : La vie des Papadoums
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 21:26
Qué phase II qu'on me hurle dans l'oreillette. Certes. Il n'y a pas eu de phase I. Et le plan A alors? Pas plus. C'était pour la beauté du titre. Histoire d'attirer les curieux.

Je peux aussi faire un titre normal, le titre original qui m'est d'ailleurs venu à l'esprit hier dans un rictus forcé:

Bécassine va à  la gym.



Bah ouais.

Peu avant Noël, j'avais promis. Hier soir, c'était le jour où il fallait tenir, ou se discréditer à vie. J'ai bien tenté les excuses foireuses: il fait froid, je rentre trop tard, y a des araignées dans mes baskets, je vais quand-même pas en faire des SDF par ce temps polaire, les enfants, nan mais c'est pas vraiment nécessaire, hein, la semaine prochaine ça ira aussi, et, argument suprême: j'ai la flemme. BarbaLala a pris une longue inspiration, et a dit un seul mot: "Dehors!"

Bon. J'ai quand même engouffré trois tranches (extrafines, je tiens à préciser) de rosette avant de partir, on ne sait jamais, j'avais peur de manquer. La Fée a ricané: "Toi? A la gym? hin hin hin!" Ce qui a achevé de me piquer au vif. Parfaitement, jeune péronelle. Ta mère va à la gym, et c'est pas parce que ça ne lui est pas arrivé depuis dix ans qu'il faut se moquer.

J'ai exhumé une tenue de sport. Viré les araignées de mes vieilles Reebok. Commentaire de mon insolente de fille: "Elles sont pas vieilles, elles ont l'air toutes neuves!" Ouais. Disons qu'elles ont dix ans, mais qu'elles sont bien conservées, c'est que je suis soigneuse, moi, mademoiselle!

Chuis donc allée à la gym.

A la cinquième minute, je crânais. Trop fastoche. Ah, c'est juste que l'échauffement? Hin hin hin.

A la dixième minute, j'assurais encore, enchaînant les foulées et les pas chassés élégamment.

A la douzième minute, je soufflais comme un phoque, j'avais le pas d'un pachyderme obèse, j
e me dis qu'il me faudrait perdre environ 50 kilos pour garder le pas aérien, heureusement le supplice s'arrêta.

Pour une minute. Le temps d'aller prendre un tapis.

Que je mis à l'envers. Et c'est là que je pensai: Bécassine. Je rectifiai ni vu ni connu.

A la quinzième minute, je jurai de ne plus manger de rosette, même extrafine, sur les quarante générations à venir.

A la dix-septième minute, je me rappelai que dans le gras de bras, y a aussi des muscles. Cachés, certes, mais qui peuvent faire mal, les salopiauds.

A la vingt-deuxième minute, je jetai un coup d'oeil à mon voisin, affichant allègrement le double de mon âge au compteur. Il avait sûrement pas mangé de rosette, lui.

A la vingt-huitième minute, j'appris que j'avais une taille. Ou que j'eus une taille, un jour.

A la trente-quatrième minute, je fis le constat que mes abdos s'étaient fait la malle il y a bien longtemps, que j'avais très bien vécu sans jusqu'ici, nan mais c'est quoi cette torture?

A la quarante-troisième minute, je m'écroulai comme une bouse au lieu de me coucher délicatement sur mon tapis. Je compris alors l'utilité des fameux abdos: s'allonger avec élégance en dépend.

A la cinquantième minute, je décédai du fessier. J'appris que quand on me dit "redescendre à mi-hauteur", si mon postérieur touche immédiatement le sol, c'est que clairement, j'étais pas assez haut.

A la cinquante-huitième minute, je voulus mourir quand on me dit "jambe tendue, c'est plus efficace".

A la soixantième minute, ma voisine, le double de mon âge, pouffa un peu lorsque je fis des noeuds avec mes jambes et mes bras, n'ayant pas tout bien capté la posture à prendre pour me faire mal. Bécassine.

A la soixante-quatrième minute, je flottais au dessus de mon corps tremblant et martyrisé, quand la musique se fit douce et la lumière tamisée: l'heure de la délivrance avait sonné. C'était le paradis, j'étais bien morte. Je fis semblant de dormir, mais on me dit "étirements". Je dis "aïeuh".

Vingt-quatre heures après, j'ai encore mal partout, même rien qu'en respirant.

2009 07 213
Moi sur la plage.
Moi sur mon tapis de gym.
Laissez-moi mourir.
Par La Famille Papadoum - Publié dans : La vie des Papadoums
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La déco des Papadoums

Le fond super mimi est de la formidable Del4yo que tant de talent dans une seule fille c'est pas possible, avec sa gentille autorisation, va sans dire. Des bises, Delphine.

La photo du ciel, bien sûr, elle est des Papadoums.

La totale maîtrise (ahem) du CSS c'est bibi aussi. Mauvaises langues, va.
 
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