La vie des Papadoums

Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 22:28
Article spécialement dédicacé à la douce Bachibouzette qui a besoin d'un coup de pied dans le fondement supplément de motivation pour se remettre au sport et se mettre au blog.

19h30: je me demande si le boursin à l'ail est compatible avec la pratique intensive d'abdominaux. Dans le doute, j'en remets une couche sur ma tartine, et je coiffe le tout d'un beignet rapporté par ma fille de chez les voisins. On sait jamais.

19h45: je monte me changer. J'ai la flemme de changer de soutif.

19h55: je démarre en trombe. Quitte à aller au sport, autant que ce soit sportif, hein.

20h00: il pleut des chats et des chiens, alors je fais ma crâneuse, je cours d'un pas léger et délié jusqu'à la salle.

20h05: je me rappelle que j'ai promis à Bachibouzette de trouver les mots pour la motiver. Je me demande ce que je vais bien pouvoir trouver.

20h10: alors que j'enchaîne les tours de salle, le boursin à l'ail se rappelle à mon souvenir.

20h15: alors que j'ahanne, je décide de faire un minute par minute de mes derniers instants de dignité.

20h16: quand la prof dit "vous pouvez vous asseoir", et je m'affale comme une bouse, et je mets cinq secondes à capter que la position désirée est plutôt "dos droit et menton fier" que méduse échouée. Je me reprends, faudrait pas que je dégoûte Bachibouzette non plus.

20h17: je m'emmêle un peu, qui c'est qui m'a foutu autant de bras et de jambes, hein?

20h19: le tapis glisse sur le sol lisse, et je me vautre. L'élégance gymnique et moi, on est pas copines, c'est évident.

20h20: ça fait pas assez mal, j'en conclus que je dois pas faire l'exercice comme il faut. J'évite cependant d'approfondir la question.

20h24: je remarque que la garce devant ma compagne d'infortune a les ongles vernis assortis à son tish de sport. Pourtant j'avais dit que je regardais pas. En même temps, ça m'occupe. M'en fous, moi j'ai une alliance qui brille.

20h29: même sur les genoux, même des demies, des pompes pour moi c'est toujours des pompes. On appelle ça comme on veut, moi j'appelle ça de la torture.

20h32: le port du balconnet est déconseillé quand on fait des pompes. Ou l'inverse. Mon sein droit vit sa vie en dehors de tout corset et se croit en mai 68.

20h33: j'enjoins à ma féminité d'éviter de s'exprimer dans cette position désavantageuse, rapport à ma réputation, quand-même.

20h34:  la prof explique aux nouvelles quels muscles nous travaillons. In petto je me dis que comme ça, au moins, je sais où je vais avoir mal cette semaine.

20h36: je maudis l'inventeur du boursin à l'ail. Je voue aux gémonies l'inventeur du beignet.

20h40: je constate que les abdos, finalement, ça va beaucoup mieux que début janvier. J'ai dû y aller six fois, et je vois déjà du changement. Un bon argument à vendre à Bachibouzette. En attendant, je crache mes poumons.

20h45: finalement, le portage de maxicosi ou de bébé pot de glu de 9 kilos, c'est pas du vrai sport, rapport que mes bras implorent pitié.

20h49: mes fesses me font savoir que no way je pourrai m'asseoir dessus cette semaine si je continue de les maltraiter comme ça.

20h54: je m'avise que ma position des plus élégantes me rappelle furieusement mon dernier accouchement. Ne pas penser à son dernier accouchement, ne pas penser, ne pas penser...

20h57: je me demande où je n'ai pas mal encore, pour savoir quel muscle sera la cible du prochain exercice.

20h59: je bannis à vie et pour les quarante prochaines générations le boursin à l'ail et les beignets du menu du mardi soir. Ca attendra le mercredi, la prochaine fois.

21h05: à la faveur d'un étirement, je constate que mon épilation du mollet droit laisse à désirer.

21h09: je suis aussi rouge que mon tish.

21h12: étirements. Je reprendrais bien un beignet, moi.

21h16: si au moins ça ne me tirait pas comme ça derrière les genoux!

21h19: heureusement que la prof est aussi douce que gentille, on ne peut même pas lui en vouloir.

21h24: je lui dis que je penserai à elle tous les jours de la semaine. A chaque fois que mes courbatures me le rappelleront.

21h30: je rentre à la maison, je m'enfile un beignet, je me vautre sur mon canaprout, la vie reprend ses droits.

2009 07 213



Par La Famille Papadoum - Publié dans : La vie des Papadoums - Communauté : foll-ouf
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 12:00

Je vais passer à la télé. La télé allemande, hein, pas d’hystérie collective je vous prie. Dans le poste, mais sans veston, papa. *

 

Enfin, j’espère bien que je serai coupée au montage.

 

Parce que la télé et moi, on n’a pas vraiment gardé les cochons ensemble. C’est pas elle qui m’aime pas, oh ça non, elle me bombarde de programmes et me fait de l’œil avec sa petite loupiote verte (oui, chez nous, elle est verte, pas rouge). Nan, c’est moi : au mieux elle m’indiffère, au pire elle m’énerve.

 

Et là si je me vois dans la lucarne, je sens que ça va bien m’énerver.

 

On était prévenus depuis une semaine, qu’il fallait arriver l’œil frais, la mine pétillante et la mise de circonstance (ni trop, ni trop peu, cependant). Miss Camping avait zappé, et elle avait oublié de changer de survêt’, alors elle a chougné, parce qu’on n’a pas voulu la filmer, rapport que la rousseur de l’attitioude ça réveille plus l’audimat que la fermière bavaroise, même si en vrai elle est sarroise (faut pas insulter les Bavarois, ni les Sarrois, et réciproquement, sont susceptibles).

 

On avait tout bien rangé vendredi, pour que ça fasse un peu plus sérieux et un peu moins souk. Puis même que les femmes de ménage elles avaient fait des heures sup’, parce qu’il n’y avait plus trois millimètres de poussière sur mes écrans comme à l’habitude.

 

Et qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont commencé par tout déménager. Pour que ça fasse plus chouette. Puis ils ont déplacé tout le monde, parce que les gens en congé et malades, ça laisse des trous pas jolis. Ah mais pas moi, ils m’ont pas déplacée. Miss Camping non plus. Rapport que les traders sérieux, c’est des mecs, c’est bien connu. Eux ils voulaient bien, et ils proposaient même, rapport à la rousseur de l’attitoude et à mon pull violet, mais BigBoss faisait semblant de pas comprendre et il a fait venir des mecs d’un autre service pour boucher les trous et faire semblant d’être très concentrés par les écrans avec des tas de chiffres qu'ils comprenaient pas dessus.

 

Après, comme ils insistaient, BigBoss s'est rappelé que j'existais, et ils sont venus de mon côté, pour la rou… oui, bon.

 

J’avais prévu de mettre du vernis à ongles violet, assorti à mon pull et à mes bottes en serpent. Mais pas de bol, hier soir j’ai eu le temps de mettre que la base. Parce que je fais les choses tout bien dans l’ordre comme c’est écrit dans ELLE, moi madame. Et puis pour une fois y avait pas de bouchons sur l’autoroute pour en profiter pour refaire la peinture.


J’en étais sûre.


Ils ont voulu filmer mes doigts sur le clavier. Je devais faire semblant de taper un truc. J’ai demandé quoi, parce que moi mon annulaire droit hypertrophié, c’est plutôt rapport au pavé numérique, hein.

Pis mon frère et mon cousin ils allaient encore se marrer en racontant que mon job c’est de traduire des extraits de compte. Pis j’allais pas leur dire qu’écrire, je savais faire, même sur un clavier QWERTZ, si si, attendez juste que je me connecte sur mon blog. Nan, que j’y ai dit, je tape des chiffres à plein de zéros comme d’hab’ épicétou. Sauf que ma jolie bague elle était sur ma main gauche, parce que mon alliance est encore toujours en réparation, et que mon annulaire gauche n’aime pas sortir tout nu. Et que forcément les tas de zéros je les tape de la main droite. Bon, j’avais fait bien attention de pas avoir de tache de lait de la Demoiselle sur les manches du pull, parce que ça craint, même si ça fait une bonne pub pour les working mamans.

 

Après ils se sont dits qu’une main anonyme, en plus sans vernis violet, c’était pas drôle, alors ils ont décidé de filmer mon visage concentré dans l’action. Là j’ai eu un peu peur de pas avoir bien nettoyé mes trous de nez à l’eau de mer ce matin, on a sa fierté quand même. Puis avec leur lumière dans les yeux, j’ai fait rien que des clowneries, parce que pour le coup, j’étais pas concentrée du tout du tout.

 

Bon, en analysant bien, j’ai toutes les chances d’avoir été coupée au montage. A cause du pas de vernis. Parce qu’ils avaient besoin de quinze secondes, et que toutes mes clowneries, ça rentre jamais dans quinze secondes.

 

Mon honneur est sauf.

 

 

 

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 (j'aime mieux cette lucarne-là, tant qu'à faire)

 

 



*vieille vanne familiale destinée à faire marrer mes frères uniquement et impossible à expliquer ici, parce que vraiment pas drôle, désolée.

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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 21:17

Cet hiver est donc bien un vrai hiver, et s'il nous arrive d'en souhaiter la fin, parce que bon, c'est gentil, mais c'est looooong, il nous arrive aussi d'en profiter. Pour cela, il suffit que la couche de neige soit suffisante, que ça tombe un dimanche matin, et si en plus le soleil vient nous faire coucou... tous les ingrédients sont réunis pour sortir les luges et s'éclater!

Un coup d'oeil dehors...

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C'est bon, on dirait qu'on peut y aller.
Inspection du terrain de jeux...


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Désert. Paaaaarfait.

Yapuka grimper tout là haut. Et redescendre à toute vitesse, la bouche ouverte pour avaler les flocons...

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Une matinée de plaisir, de joues rouges, de cris de joie, de petites jambes fatuguées et d'estomacs affamés au retour!



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C'est bon, maintenant le printemps peut venir!


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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 17:35

Pour ceux qui ont loupé le train de la sportive attitioude soooo 2010, l’épisode 1, c’était mardi dernier. Bah oui, on n’est pas à TF1 ici, à passer trois épisodes sur la même soirée. (En même temps, je vous raconte pas l’état, si je faisais VRAIMENT trois séances sur la soirée…)

Donc hier soir j’étais pour la seconde fois consécutive à la gym. On peut dire que c’est un exploit qui vaut la peine d’être souligné, si j’en lis les commentaires admiratifs de la semaine dernière.

Je crois qu’y en a même une parmi vous que l’idée d’aller se mouvoir le fessier en toute élégance tentait à la lecture de mon expérience fascinante. 

J’ai pensé à elle hier soir. Entre deux halètements. 

Je me suis dit qu’il fallait que je partage avec vous  mon expérience (on peut dire que je suis une habituée et donc autorisée à me la péter maintenant, non ? Non. Ah. On va donc dire que rien ne m’arrête, encore moins la parenthèse à rallonge que le reste.), afin que votre cours de gym ne soit que courbatures et supplications délices et élégance, je me suis dit que les 12 commandements papadoumiens (oui, douze, parfaitement, la maison ne recule devant rien pour vous) de la sportive débutante vous seraient d’utilité évidente. 

1.   Ta tenue soigneusement tu choisiras. Le T-shirt trop court tu éviteras, ça t’évitera de focaliser en permanence sur le moment où tu auras une main de libre pour tirer dessus.
 

2.   Tes cheveux tu attacheras. Un élastique est un moyen efficace et pas cher de ne pas passer une heure à souffler sur une mèche qui s’obstine à te rentrer dans la bouche ou te cacher la vue du prof qui montre les exercices.
 

3.   Pas trop avant tu ne mangeras. Encore moins de la rosette que du reste. Sous peine d’être prise soudain d’une lourdeur d’estomac, en plus de celle du popotin.
 

4.   A la gym pour mater les autres tu n’iras pas. De lorgner sur le postérieur de la nana d’à côté pour vérifier s’il est bien plus large que le tien tu éviteras, au lieu de ça, de faire tes exercices consciencieusement tu te contenteras.
 

5.   De même l’accoutrement des autres tu ne critiqueras. Pour cela, comme une fayotte, en première ligne devant le prof position tu prendras. Au moins comme ça, concentrée tu resteras.
 

6.   Au lieu de compter les exercices et de souffrir, toi qui n’aimais déjà pas les chiffres à la maternelle, à des choses agréables tu penseras. De rêver que le prof c’est Jude et que ton tapis c’est du sable blanc à faire passer la douleur t’aidera.
 

7.   Au lieu du rythme de l’aï adopter, sur la musique pour garder le rythme tu garderas. Comme moi, pour Britney dans Womanizer tu te prendras, et trois grammes de muscle rien que d’y penser tu feras.
 

8.   Une bouteille d’eau avec toi tu prendras. Le schnaps tu éviteras. (La soupe au chou itou, même si t’es en detox ELLE).
 

9.   Avec tes condisciples point ne parleras. Si t’as encore du souffle pour causer, c’est que pas assez fort les abdos tu contractes .
 
10.   Pendant les étirements point sur ton tapis ne t’endormiras. Sinon point te plaindre ne viendras le lendemain que aïe bobo partout tu as.

11.    Des objectifs réalisables tu te fixeras. C’est sûr qu’y aller tous les jours, toi qui depuis dix ans entretiens des rapports plus que pacifiques avec tes muscles fessiers, point tu ne rêveras. Une fois, c’est déjà bien, parce que c’est mieux que rien.


12.   Conscience de ton corps tu prendras. Un euphémisme pour te dire que oui, tu souffriras. Mais que ton mental d’acier ensuite sera. Et que quand la prof « Contractez, poussez, soufflez » dira, au bout de 218 séances, à ton dernier accouchement de penser en pouffant  tu cesseras.

 

Je vous laisse, à causer correctement à l’endroit réapprendre il me faut.


2009 07 213 

Rhaaaaaaaaa.


Gazelle, si tu passes par ici, pardonne-moi...

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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 21:26
Qué phase II qu'on me hurle dans l'oreillette. Certes. Il n'y a pas eu de phase I. Et le plan A alors? Pas plus. C'était pour la beauté du titre. Histoire d'attirer les curieux.

Je peux aussi faire un titre normal, le titre original qui m'est d'ailleurs venu à l'esprit hier dans un rictus forcé:

Bécassine va à  la gym.



Bah ouais.

Peu avant Noël, j'avais promis. Hier soir, c'était le jour où il fallait tenir, ou se discréditer à vie. J'ai bien tenté les excuses foireuses: il fait froid, je rentre trop tard, y a des araignées dans mes baskets, je vais quand-même pas en faire des SDF par ce temps polaire, les enfants, nan mais c'est pas vraiment nécessaire, hein, la semaine prochaine ça ira aussi, et, argument suprême: j'ai la flemme. BarbaLala a pris une longue inspiration, et a dit un seul mot: "Dehors!"

Bon. J'ai quand même engouffré trois tranches (extrafines, je tiens à préciser) de rosette avant de partir, on ne sait jamais, j'avais peur de manquer. La Fée a ricané: "Toi? A la gym? hin hin hin!" Ce qui a achevé de me piquer au vif. Parfaitement, jeune péronelle. Ta mère va à la gym, et c'est pas parce que ça ne lui est pas arrivé depuis dix ans qu'il faut se moquer.

J'ai exhumé une tenue de sport. Viré les araignées de mes vieilles Reebok. Commentaire de mon insolente de fille: "Elles sont pas vieilles, elles ont l'air toutes neuves!" Ouais. Disons qu'elles ont dix ans, mais qu'elles sont bien conservées, c'est que je suis soigneuse, moi, mademoiselle!

Chuis donc allée à la gym.

A la cinquième minute, je crânais. Trop fastoche. Ah, c'est juste que l'échauffement? Hin hin hin.

A la dixième minute, j'assurais encore, enchaînant les foulées et les pas chassés élégamment.

A la douzième minute, je soufflais comme un phoque, j'avais le pas d'un pachyderme obèse, j
e me dis qu'il me faudrait perdre environ 50 kilos pour garder le pas aérien, heureusement le supplice s'arrêta.

Pour une minute. Le temps d'aller prendre un tapis.

Que je mis à l'envers. Et c'est là que je pensai: Bécassine. Je rectifiai ni vu ni connu.

A la quinzième minute, je jurai de ne plus manger de rosette, même extrafine, sur les quarante générations à venir.

A la dix-septième minute, je me rappelai que dans le gras de bras, y a aussi des muscles. Cachés, certes, mais qui peuvent faire mal, les salopiauds.

A la vingt-deuxième minute, je jetai un coup d'oeil à mon voisin, affichant allègrement le double de mon âge au compteur. Il avait sûrement pas mangé de rosette, lui.

A la vingt-huitième minute, j'appris que j'avais une taille. Ou que j'eus une taille, un jour.

A la trente-quatrième minute, je fis le constat que mes abdos s'étaient fait la malle il y a bien longtemps, que j'avais très bien vécu sans jusqu'ici, nan mais c'est quoi cette torture?

A la quarante-troisième minute, je m'écroulai comme une bouse au lieu de me coucher délicatement sur mon tapis. Je compris alors l'utilité des fameux abdos: s'allonger avec élégance en dépend.

A la cinquantième minute, je décédai du fessier. J'appris que quand on me dit "redescendre à mi-hauteur", si mon postérieur touche immédiatement le sol, c'est que clairement, j'étais pas assez haut.

A la cinquante-huitième minute, je voulus mourir quand on me dit "jambe tendue, c'est plus efficace".

A la soixantième minute, ma voisine, le double de mon âge, pouffa un peu lorsque je fis des noeuds avec mes jambes et mes bras, n'ayant pas tout bien capté la posture à prendre pour me faire mal. Bécassine.

A la soixante-quatrième minute, je flottais au dessus de mon corps tremblant et martyrisé, quand la musique se fit douce et la lumière tamisée: l'heure de la délivrance avait sonné. C'était le paradis, j'étais bien morte. Je fis semblant de dormir, mais on me dit "étirements". Je dis "aïeuh".

Vingt-quatre heures après, j'ai encore mal partout, même rien qu'en respirant.

2009 07 213
Moi sur la plage.
Moi sur mon tapis de gym.
Laissez-moi mourir.
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 20:47
Depuis que le premier jour de l'an ne se déroule plus dans le salon de ma grand-mère où nous retrouvions nos cousins que nous connaissions peu, pendant que nos parents se gavaient de bûche en échangeant des politesses, matant d'un oeil les valses de Vienne puis les sauts à ski à Garmich-Partenkirchen; depuis que j'habite trop loin pour être soumise aux obligations de gavage annuelles, je suis libre. Li-bre.

Libre de ne pas prendre de bonnes résolutions que je ne tiendrai pas. Libre de philosopher à ma guise sur le temps qui passe et ces années qui filent. Libre de meubler le temps comme je le veux.

Alors aujourd'hui, en vrac, j'ai:

-renvoyé par deux fois le Pirate dans ses pénates, les deux fois avant sept heures du matin, alors que je n'étais sous la couette depuis que depuis trois misérables heures, à la troisième le plus courageux d'entre nous s'est levé, et j'ai suivi de pas trop loin (une grosse heure, quoi).

-localisé le pot de miel, en ai tartiné une double dose de Doliprane et suis retournée sous la couette attendre que le mal de crâne passe. C'est y pas une grande nimperie d'avoir la gueule de bois sans avoir bu (A CEUX QUI LEVENT UN SOURCIL INCREDULE, J'AI DES TEMOINS), la prochaine fois je préviens, j'épave.

-traîné ma carcasse jusqu'à la salle de bains, puis constaté les dégâts confettis dans le dressing. Rhaaa. Noter de se déshabiller en bas l'année prochaine.

-chauffé ma couenne au coin du feu.

-réchauffé les restes d'hier soir pour refestoyer EN AYANT FAIM puisqu'avant on n'avait pas mangé 213 canapés et trois fois autant de cawètes.

-mis trois machines en route. Trié, plié le linge. Passé l'aspiro et puis la serpillère. Là, la philosophie atteint des niveaux maximum, nettoyant les cadavres de l'an passé pour faire une place toute belle, toute propre, toute vierge à celle qui arrive sans qu'on lui ait rien demandé.

-glandouillé juste ce qu'il faut tout en jouant avec les Petits Papadoums.

-regardé dehors, eu un coup de mou monumental et décidé que c'était un temps qui justifiait tout à fait un vin chaud. Fait du vin chaud maison. Bu du vin chaud maison.

-fait une délicieuse soupe potimaron-coco que même le Pirate il en a repris deux fois.

-atterri en pyjama sur le canaprout avec les autres pour un tas de câlins.


Moi je dis, si l'année qui vient est à l'image de sa première journée, on va pas s'ennuyer chez les Papadoums!

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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 21:03
Ya un Lyonnais dans la maison.

A quoi on reconnaît ça?

A des petits détails infimes et discrets...



Des lumignons à la fenêtre le soir du 8 décembre...



Avec le temps, les voisins ont cessé de nous prendre pour des barges. Ou alors nous croient complètement barges et n'ont pas tout à fait tort s'en sont lassés finalement...




Et la Demoiselle qui se pavane avec un T-shirt à message sans équivoque...



Ce super T-shirt qu'est trop d'la balle est un cadeau de Tatate-la-Lyonnaise ("Petite voix sybilline du Pirate: c'est quiiiiii, Patâââââââââte? ") et je sens que le tout Lyon de la blogosphère va vouloir le même!



Voilà, Pirate, qui c'est, Tatate!


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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 07:00
Le dimanche 15 novembre (ouiiiiii je sais, il y a deux semaines, je me tue à vous dire que je peux pas être partout, hein!), le conservatoire de musique a fêté la Sainte-Cécile, patronne des musiciens. Du coup, une foule de gens se sont déplacés pour applaudir la Fée et BarbaLala sur scène (comment, beaucoup d'autres aussi? Ah bon?).

Le thème de cette année était "Contes, légendes et cors d'harmonie". Les enfants de la chorale de l'école de musique, accompagnés de la classe de cor renforcée par une classe de cor venue de Metz ont mis en scène un conte musical, "Le Petit Pont de Charençon", raconté et chanté. Ensuite, place à l'harmonie. Pour clôturer, l'harmonie et la chorale ensemble. Du joli travail, réalisé en quelques semaines seulement, avec des enfants assez jeunes pour la plupart.



Et pour pas changer, nous sommes in ze canard du lundi suivant. Avec la Demoiselle sur les genoux de sa Marraine, venue ce jour-là clôturer les festivités de son anniversaire.



La rançon de la gloire des fidèles, quoi.
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 22:00
Non, mais c'est que nous, on ne recule devant rien pour amuser la galerie, hein. Et surtout, nous sommes pour le partage des tâches: il touille dans le ciment, je touille dans la tambouille. Il joue de la clarinette, je pianote du clavier (d'ordi). Il conduit, je dors la bouche ouverte. Il reste calme en toutes circonstances, je monte dans les tours pour un rien, et retombe aussi vite qu'un soufflé au fromage.

Du coup, quand il s'agit de vaccins, on s'est aussi partagé les tâches.


Acte I: jeudi 12 novembre


Au petit matin brumeux, je secoue BarbaLala pour le réveiller rejoins, l'oeil collé et ma mine chiffonnée (c'est parce que j'avais pas encore lu ELLE qui préconise de dormir sur le dos et sur un oreiller en satin pour pas chiffonner ses joues, authentique, mais attention, rire aussi ça fait des rides, alors à partir de maintenant vous êtes seulement autorisés à pouffer!) BarbaLala et son Gillette dans la salle de bains. Je lui dit : "C'est toi le chef de famille, l'homme valeureux, à toi de chasser le bison de t'y coller en premier, et viens pas me faire ta chochotte que t'as peur des piqûres, hein!"

C'est que nous avons de la chance. Au Luxembourg, la campagne de vaccination contre la grippe A a commencé il y a un mois et est ouverte aux frontaliers. Organisé comme si deux millions de personnes devaient s'y presser le premier jour, alors que le Grand-Duché compte moins de cinq cent mille habitants, ce fut naturellement un plaisir. Le soir, à son retour, je l'interrogeai: "Alors? Alors?" Alors rien. Le lendemain matin: "Alors? Alors?" Mal à l'épaule. Mouais.


Acte II: vendredi 13 novembre

Au petit matin brumeux, je remarque que j'ai pas mis le "h" à la bonne place dans le "authentique" ci-dessous, en voulant faire du comique de répétition, voilà qui est corrigé, je me rappelle qu'aujourd'hui a lieu la campagne de vaccination (volontaire) contre la grippe saisonnière au boulot. J'y vais courageusement. Je snobe tous mes andouilles de collègues qui font les chochottes dans le couloir et je tends mon bras gauche. Le soir venu, vu que personne ne s'intéresse à mon triste sort, je me demande: "Alors? Alors?" Alors rien. Le lendemain: "Alors? Alors?" Toujours rien. Une fièvre soudaine me prend: la fièvre du samedi soir. Je le passe à grands renforts de sacs poubelle et de tentatives de rangement et de déménagements dans la salle de jeux des enfants (oui cette précision est inutile, non il n'y a pas - encore - de salle de jeux des adultes dans cette maison). J'ai un doute quant à imputer l'une à l'autre. (La fièvre au vaccin, faut suivre, vous!). Donc, rien.

Etat des lieux: quel que soit le virus de grippe qu'un des enfants nous rapporte de l'école, nous sommes parés: il y en aura toujours un sur pied pour assurer. Si c'est pas du beau travail d'équipe, ça!!!


Acte III: lundi 16 et mardi 17 novembre


Au petit matin brumeux, la réflexion du dimanche oisif (deux gâteaux confectionnés + des feuilles de choux farcies + un concert de Sainte-Cécile) aidant, on se dit que bon, on ne se vaccine pas seulement pour soi, mais aussi pour protéger les autres et surtout les plus faibles. Mon regard se dirige vers le machin rose occupé à vider le tiroir à calebuttes de son frère. Une sueur froide me parcourt l'échine en même temps que le souvenir de lueurs bleues et de sirènes me glace le sang.

Je sors du bureau en milieu d'après-midi pour participer au conseil d'école de la Fée. Parfaitement, je suis élue. A l'unanimité, encore. Y avait qu'une liste, faut dire. J'y dis quelques counneries histoire de justifier ma réputation, puis je passe aux choses sérieuses, non mais. Ensuite, je file récupérer mes deux plus petits (la grande a flûte le lundi) chez Tata, et zou, reroute vers Luxembourg. Formalités, organisation parfaite, rattapage de machin rose qui s'enfuit à l'autre bout de l'immense salle à toute vapeur, à la piquouze comme tout le monde!

Là, j'apprends que le délai de trois semaines entre les deux vaccins n'est plus recommandé. Je tends donc mon bras droit (le gauche avait déjà donné, hein). Le Pirate et la Demoiselle tendent la cuisse gauche. Stoïques. Parfaits. Fierté maternelle mal placée. Le soir venu, je questionne: "Alors? Alors?" Alors rien. Un suppo à la Demoiselle par précaution, et au lit. Le lendemain matin: "Alors? Alors?" Mal au bras. Même pas mal à la cuisse, sauf quand il appuie dessus pour voir. Un peu chaude pendant 36 heures.

Mardi soir, expédition cette fois avec la Fée. Je note dans mon agenda que les enfants devront revenir dans trois semaines car ils n'ont reçu qu'une demi-dose. Le soir venu:"Alors? Alors?" Alors rien. Le lendemain matin: "Alors? Alors?" Mal au bras.

Bilan des opérations pas de maux de tête, pas de fièvre sauf un tout petit peu pour la Demoiselle. Un tout petit peu mal à l'endroit de la piqûre, comme un coup, pendant deux jours.

J'ai survécu sans souci aux deux vaccins en trois jours.

 Et surtout, l'espoir d'avoir protégé non seulement nous, mais surtout notre entourage. Les écoliers sont des vecteurs de microbes très efficaces, et les bébés de notre entourage doivent être protégés.

Pas de bol, quand-même, va falloir trouver autre chose pour me faire porter pâle au boulot!






Par La Famille Papadoum - Publié dans : La vie des Papadoums - Communauté : Nanas...mais mamans aussi!
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 21:50
... et je souris.

Ca fait deux jours qu'il pleut. Que dans le sud, c'est encore l'été, quand nous allumons chaque soir en rentrant un bon feu dans la cheminée. Il fait encore chaud pour la saison, mais déjà si humide, après deux jours de pluie seulement.

Ce qui nous attend, c'est six mois d'hiver, avec son cortège de miasmes et de microbes, de nez qui coulent, de gorges qui piquent, de frissons... ok, j'arrête là, je vais pas déprimer tout le monde non plus.

Mais quand viendra la bête à mille pattes des journées sombres et froides, je sais à quoi je penserai.

Un peu grâce à vous, en fait. Parce qu'à force d'en parler et de promettre, il a bien fallu y aller.

Passé le quart d'heure de solitude de chargement de la voiture, ce fut que du bonheur. Une heure et demie de balade, quatre petits nez au vent, et c'est rien de le dire, parce que le retour fut duuuuuuur contre le vent, on avait l'impression de ne plus avancer. Une bonne dizaine de kilomètres le long de la Moselle, à l'heure bénie où on ne croise que des cyclistes et des rollers, pas encore d'enfants ni de mémères à chienchiens qui occupent toute la piste. Un Pirate en super forme qui m'a épatée, sa soeur à son âge était bien moins courageuse.

La Demoiselle, après quelques fous rires de voir son frère et sa soeur la dépasser en lui faisant coucou, s'est endormie comme une fleur. Nous sommes rentrés en sueur mais heureux, et pour tout avouer, j'ai encore un peu mal à des muscles inconnus à mon patrimoine jusqu'ici...




Et le repas du dimanche des familles a tout de même été préparé dans les règles de l'art - juste un peu en retard.

L'après-midi, hop in ze piscine, l'eau était à 27 degrés, c'était obligé. Pour la première fois, la Demoiselle a manifesté sans aucun doute possible son envie de faire elle aussi trempette et pas rien que les pieds comme elle en a l'habitude. Aussitôt compris, aussitôt déshabillée pour un plouf inattendu, elle a adoré (beaucoup plus que cet été quand la différence entre la température extérieure et celle de l'eau était plus grande, on ne lui proposait même plus trop depuis un moment). Et plicth par ci, et platch par là...



Le soir, avant de rebâcher pour la semaine (où, raisonnablement, l'envie de nous baigner ne nous prend plus trop), BarbaLala et moi n'avons pas résisté au plaisir de plonger encore une fois pour quelques longueurs...

Alors, qui a dit qu'on se ramollissait de la fesse, ici, hein???



Par La Famille Papadoum - Publié dans : La vie des Papadoums - Communauté : Farfouillage Familial
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Le fond super mimi est de la formidable Del4yo que tant de talent dans une seule fille c'est pas possible, avec sa gentille autorisation, va sans dire. Des bises, Delphine.

La photo du ciel, bien sûr, elle est des Papadoums.

La totale maîtrise (ahem) du CSS c'est bibi aussi. Mauvaises langues, va.
 
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