Il est là, de partout, nous sommes cernés, il sent bon, il sent l'herbe fraîchement coupée (trois heures pour tondre ce foutu jardin cet aprem, alors forcément), il bourdonne de partout, et lorsque le soir tombe, ses effluves nous ennivrent... comment ne pas être un chouïa poétique quand on l'a attendu si longtemps et qu'enfin, nos poils de bras revoient la lumière! (j'ai dit poils de bras, pas poils de sous les bras, je vous vois venir, les allumées).
Encore deux petites semaines et c'est le lilas.
Encore un bon mois et ce sont les fraises.
No comment.
J'attends.
Impatiemment.
Au détour d'une expédition vinasse destinée à remplir notre cave en vue de l'hiver rude qui nous attend (si on en
croit les réserves de bois que font tous les habitants du Village des Papadoums, ça va cailler sévère, j'envisage même d'extorquer sa chapka authentique et puante à mon big brother, ça sera du
plus bel effet sur mes cheveux roux, pis c'était top haïpe l'hiver 2007, ça sera donc déjà presque vintage cette année, fin de la digression, fermez la parenthèse, virgule), et à ravitailler
la Mère Joie (entre autres) en produits de première nécessité, j'ai sommé -poliment, comme à mon habitude: SSSSSTTTTTOOOOOOPPPPPPPP! - BarbaLala
de bien vouloir arrêter la Jap' sur le bord de la route.
Au péril de ma vie (y en avait un qui s'entraînait manifestement pour le rallye de Moselle à bord d'une Golf GTI tiounée sa mère - et pis bon, c'est qu'on avait goûté avant et ho, mon little bros
est en vacances au pays de l'amaretto, du tiramisu et du vaporetto, alors je la fais moi-même: au plus que tu la goûtes, au mieux que ça te goûte avé l'accent belgo-brusselèïre - un jour faudra
que je vous cause accents belches, moi, mais qu'est-ce qu'on digresse aujourd'hui, on n'est pas rendu moi je vous dis, fermez la parenthèse y va finir par y avoir des courants d'air), au péril de
ma vie donc que j'y ai dis: wouah mais trop bien que je vais vous faire quelques chtites photos comme ça Mary elle pourra les mettre dans sa carte de
France des paysages du dimanche de tous les quinze jours (bon on était le 23 juin, mais j'ai comme qui dirait raté plein de bus entretemps).
Voici donc, après ce préambule, le château médiéval de Sierck-les-Bains, in the 57 que c'est la Moselle.
Sierck, c'est dans le trou du pètt de la France, juste à côté de Schengen qu'est encore plus petit mais plus famous rapport que tout le monde s'est mis d'accord là-bas pour dire que ça va bien, ces frontières, mais ça devient pénible. Et pour cause: quand tu fais du roller à Schengen, le long de la Moselle, avé la vue sur les vignobles, avant tu devais glisser ton passeport dans ton string because tu savais jamais si t'étais au Luxembourg, en France ou en Allemagne. Maintenant, c'est vazy que tu glisses en toute Freiheit.
Mais c'est chouli, Sierck. Et puis, et là moi je dis bravo la gestion de l'agenda bloguesque, ce week-end y a fête
médiévale au château, didon.
Le pitch (honteusement pompé sur le site du Château des Ducs de Lorraine (si on veut un tas d'infos et de très
jolies photos on fait clic), je suis très courageuse et j'avoue tout avant qu'ils ne me soumettent à leurs tortures de barbares, donc j'écris
je copie penché):
Suite au grand succès rencontré lors des dernières éditions, la XIIIème Fête du Château replonge une nouvelle fois
les visiteurs dans l'atmosphère médiévale. Le château des Ducs de Lorraine revit les périodes fastes de son histoire. Un marché médiéval, de la musique, de la danse, mais aussi toutes sortes de
divertissements médiévaux (spectacle de fauconnerie pour divertir la cour ducale, saynètes et tableaux retraçant la vie au château, combats de chevaliers...) qui font voyager le public dans le
temps tout au long du week-end.
Que personne ne s'inquiète ! Les joutes et combats sous toutes leurs formes restent omniprésentes dans les différents spectacles.
Une reconstitution historique exceptionnelle dans le fief des Ducs de Lorraine !
Spectacles de feu et de découverte (samedi soir) Dans le château habillé de lumière : vous assistez à la montée aux
flambeaux des différentes troupes à pieds. Le spectacle met en scène l'ensemble des troupes présentes le week-end. Des forgerons, des potiers ainsi que de nombreux artisans, vous font découvrir
leurs secrets venus du moyen-âge.
Le feu et la lumière restent le fil conducteur de cette soirée : jongleurs de feu, combats aux épées enflammées et cracheurs de feu rythment ce spectacle. Les saynètes et tableaux nocturnes se
succèdent en alternance avec les combats de chevaliers à la lueur des flambeaux tant attendus.
En guise de clôture de ces festivités du samedi soir, musiques et danses moyenâgeuses où tout un chacun pourra exercer ses talents, avec la complicité du groupe «LES MENESTRIERS DE LOREYNE»
Dans un château habillé de ses plus beaux apparats de fête, la foule ne peut que vibrer avec les exploits des
valeureux chevaliers. La magie des oiseaux de proies en harmonie avec l'homme vous transporte dans l'univers de la fauconnerie. La vie au château est illustrée par plusieurs saynètes et
tableaux.
Pour les plus jeunes d'entre vous quelques épreuves de courage et de témérité qui sont récompensés par un diplôme de chevalier. Mais aussi pour la plus grande joie des visiteurs les
traditionnelles joutes, tournois de chevaliers, combats d'épées, de bâtons etc. ne sont pas oubliés.
En résumé, le public est totalement replongé dans l'ambiance d'une grande fête médiévale comme celles organisées
dans ce château, six siècles plus tôt.
Allez, zou, on embarque les gamins et on va admirer les troubadours et se bourrer le
pif à l'hydromel danser la bourrée!