Jeudi 12 novembre 2009
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On a, enfin, j'ai dit hier ici même que je n'avais pas le melon et que toutes ces histoires de chatouilles pour se
faire rire me faisaient doucement rigoler. C'était vrai hier, parce qu'aujourd'hui, moins, avec tous les gentils messages choupis tout plein que vous m'avez laissés!
Donc aujourd'hui, suite aux ricanements bas et vils sur mon état capillaire de l'autre jour, je m'en fus au chez le coiffeur. Pardon,
à au chez flûte à la fin THE CUTTING ROOM. Ca en jette tout de suite
comme ça. C'est le meilleur de toute la grande région, c'est à Dudelange au Luxembourg et j'ai promis tout à l'heure de lui faire de la pub sur ce bloug de haute affluence et très influent (mode
humour 58éme degré ON), comme il est capable de vérifier, en plus (coucou, Sabrina et Nicolas!), je vous donne le numéro de téléphone sur simple demande au Bureau des Papadoums, qui transmettra, si
vous êtes du genre feignasse de vos petits doigts, ou alors vous cliquez tout seuls comme des grands.
Pendant que je me faisais patouiller de la peinture à cheveux gris (oui, je casse un mythe, là, j'en suis consciente, mais on se connaît maintenant), je pianotai gentiment un texto à ma copine
Dgina. Qui me répondit sur ce ton pas culotté, comme à son habitude: "j'exige de voir ta nouvelle tête ce soir". Vu que j'avais pas eu le temps de réfléchir à
la question, vu que je m'étais enfuie du boulot comme si j'avais emmené la caisse avec moi, j'ai pianoté derechef: "aucun risque, je change rien, je soigne juste ma rousseur de l'attitioude", ou un
truc comme ça.
Sauf que. C'est sans compter le don du vrai coiffeur, celui qui sait lire ou dedans de toi ce à quoi toi t'as même pas pensé. Que toi t'as une vague idée, tu dis "dégradé", qu'il te répond "ah non
c'est déjà dégradé super fort" et tu prends un air dégagé pour articuler "bon bah c'est toi le pro, hein" et qu'au final tu sais pas comment ça s'appelle, même pas en rêve que t'avais imaginé que
ce serait aussi chouette quand tu voyais les ciseaux vengeurs s'approcher de ta crinière de lionne. Mais que tu décides de la boucler la prochaine fois et de laisser faire, depuis le temps qu'on se
connaît, pas une fois j'ai pleuré en sortant de là.
Chose promise, chose due, en hommage foireux à la reine de l'autoportrait, j'investis ma salle de bains dès mon retour. Elle y arrive bien (on
clique, là, oui oui!), elle. Mais comment elle fait???
Moi j'ai visé à côté.
Ah non, je rentre pas tout entière. Gloups, Marie-Antoinette. En plus c'est flou.
J'ai tiré la tronche, louché, ou les deux en même temps. Le tout, flou évidemment.
Bon, finalement, voilà à quoi je ressemble ce soir.
Ah, on me dit que même pas vrai, je suis en pyjama blanc, démaquillée, roulée dans une couverture en polaire blanche, et vautrée sur le canaprout. Avé une tache de vernis à ongles violet sur le
pied gauche, rapport que ce matin j'ai réparé en vitesse mach 8 une cochonnerie de collant qui menaçait de se faire la malle subrepticement (ça s'écrit comme ça ce mot? bouh que c'est vilain!) dans
mes bottes et me pourrir la journée - outre le fait que si je m'attardais à vouloir en changer (aka en chercher un qui a la bonne couleur, le bon noir, les bons deniers, la bonne taille dans mon
tiroir) mon covoitureur de mari (coucou, mon petit mari, et arrête de tousser comme ça chaque fois que je prononce ce mot!) aurait très certainement un peu manifesté son impatience et aurait mis
les sièges chauffants sur 2 au lieu de sur 3.
Allez, encore une pour la route, rapport à la pastèque. Vous pouvez aller faire dodo maintenant, j'en ai fini avec vous. Quoi? Une photo demain au réveil? Pas question. No way.
Par La Famille Papadoum
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Publié dans : Les Papadoums
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