Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 07:00
Bon les petits amis, je me promenais pas plus tard que tout de suite sur la netterie, l'esprit libre (le mangeur de chocolat est de sortie, ha ha!) et satisfait d'une semaine qui se termine, la bonne conscience du devoir presque accompli. Comment ça presque? Presque? Bon sang, mais c'est bien sûr, j'avais promis un truc, moi, lundi mardi matin!

Aujourd'hui, pour le grand retour 2010 de la top rubrique que le monde entier nous envie mais que pas de bol, c'est nous qui l'avons, rien que pour vous, nous allons découvrir la journée de Vizirette. Alors vous pouvez pas savoir ce que ça me fait plaisir d'accueillir ici Vizirette, parce que c'est la fille la plus discrète que je connaisse, et j'ai été très touchée qu'elle participe à cette rubrique, même que je ne l'ai même pas suppliée. (Bon j'ai pris un retard fou puisqu'elle m'a envoyé son texte mi-novembre, oups. )

amis 2538Vizirette est évidemment très belle. Très discrète, mais sait se montrer bavarde à point (je rappelle pour celles qui prennent le bus de face en marche que c'est une qualité indispensable à ce bloug) en privé. Parce que oui, je connais bien évidemment Vizirette en vrai. Depuis, houlà, je dirais au moins quinze ans. Un pluvieux jour de juin 1997, j'ai été témoin de son mariage. Un jour verglacé de décembre 1999, je n'ai jamais trouvé la porte de la chapelle où sa fille était baptisée, et j'ai dû me contenter du gâteau d'entendre les chants par la grille du chauffage de l'église située au dessus. Un jour radieux d'automne 2001, son mari m'a rendu un service qui m'a sans doute sauvé la vie, et en tout cas mon équilibre mental. Un jour de début d'été 2004, la famille Vizir fut complétée par l'arrivée d'une extra-terrestre aux cheveux d'ange.

Vizirette et son mari, que nous appellerons Docteur Vizir, sont biologistes de renom. Ils habitent la Gaume, la région la plus ensoleillée de Belgique (siiiiii) et ont deux filles aussi vives qu'adorables, aux prénoms doux comme les pétales des roses que Vizirette a peint sur sa cabane de jardin. Heu, pardon, de princesse, elle m'a dit. Elle m'a dit aussi ceci, que je trouve aussi joli que son chef d'oeuvre: "
Non, ce ne sont pas des amis 2713autocollants, ni des pochoirs. Oui, toutes les couleurs sortent bien de mon pinceau. Comme c'est juste en face de la cuisine, je voulais voir quelque chose de gai pendant l'hiver, pas un chalet suisse désespérément brun comme chaque maison a dans son jardin. Le mien, si tu lui soulevais le toit, il ferait de la musique : Là-haut, sur la montagne... comme le modèle réduit que j'avais quand j'étais petite"  



Chez Vizirette, c'est facile, net et précis: c'est définitivement une journée des champs.

Allez zou, on file en Gaume. Je commente même pas, parce que je les connais, et les reconnais sous les mots de Vizirette, mais je me marre. Parce que dans la vraie vie, ils sont VRAIMENT comme elle le décrit.



Comme journée-type, j’ai choisi le mardi.

 


 

7h00 - Bili-bili ! Bili-bili ! J’ouvre un œil et stoppe mon réveil qui me tire de mes rêves.


7h00 et 20 secondes – « Bonjour! la météo pour aujourd’hui … ». Le radio-réveil de mon chéri. Je capte (ou pas) la météo du jour, puis la radio enchaîne sur les infos. Je continue à somnoler. On est quel jour, déjà ?


7h07 - Bili-bili ! Bili-bili ! Deuxième salve. Mon chéri émerge, allume sa lampe de chevet et s’adosse à son oreiller en écarquillant les yeux avec application en guise de gymnastique matinale.


7h09 - Tout en continuant à essayer de capter un minimum les infos les plus importantes, nous échangeons des borborygmes de salutation. « ‘jour… bien dormi ? mmwroumpf …». Les infos glissent insensiblement sur l’agenda régional, avec des interviews téléphoniques de campagnards motivés qui nous invitent à des festivités champêtres avec produits du terroir, exposition d’artistes locaux ou théâtre au château. Il y a même une interview quotidienne avec un marchand de légumes présent sur un marché qui nous communique en direct de son étal la cote du céleri-rave afin d’inciter le bon peuple à oser acheter sain et manger équilibré. Ben oui, j’avoue : mon chéri écoute Viva-Lux, la radio des ringards. C’est bien pour se réveiller, ça prend pas la tête et ça met de bonne humeur.


7h14 - Bili-bili ! Bili-bili ! Troisième salve. Je stoppe définitivement mon réveil en lui disant ma façon de penser et je me lève. Je crapahute en nuisette jusqu’à la chambre de ma grande chérie. J’allume, je m’assieds au bord du lit et je l’appelle doucement jusqu’à ce qu’un mouvement m’indique sous quel bord de la couette se trouve vraisemblablement la tête. Je tire doucement ce bord de la couette, en immobilisant le reste afin de pouvoir caresser la tignasse brune sans recevoir des coups de pieds. Chat échaudé craint l’eau froide ! Quand les yeux sont ouverts ou qu’elle me tend les bras pour un câlin, c’est gagné : je ne risque plus rien et nous pouvons entamer salutations et pourparlers tandis que j’ouvre les tentures et que je tire complètement la couette pour être sûre qu’elle ne se rendorme pas. Je la laisse se débrouiller et je vais m’habiller.


7h20 - Une toilette simplifiée, un jeans, un pull, un coup de brosse et mes lunettes. Prête ! Je me sens maintenant de taille à affronter la journée. Mon chéri a glissé de son lit vers la moquette de la salle de bain où il s’accroupit frileusement juste devant la soufflerie électrique afin de se raser bien au chaud. Il a pris soin au préalable de faire couler la douche pour que l’eau se réchauffe.


7h25 - J’entre dans la chambre de ma petite chérie. J’ouvre les rideaux et je m’assieds au bord du lit. La tête est sur l’oreiller, le visage gonflé de sommeil est recouvert de cheveux d’ange. En profitant bien consciemment de ces instants magiques, je dégage doucement les cheveux en susurrant des mots doux. Quand elle sourit, je ne résiste plus à manger les joues rondes et chaudes et à bisouter les tendres paupières. Le câlin fini, je tire la couette, j’allume la lumière et je prépare ses vêtements sur le lit. Je la laisse se débrouiller et je descends. Pendant ce temps, mon chéri est entré dans la douche.


7h30 – Je fais rentrer le chat qui gratte à la porte et il me suit à la cuisine. J’allume la radio et j’ouvre les stores, puis je prépare le thé et je nutelle des piles de tartines. Je prépare mon casse-croûte pour midi et le chocolat chaud de ma petite chérie. Je vérifie le programme de la journée.


7h40 – Je remonte afin d’achever d’habiller et de coiffer ma petite chérie et je lave à grande eau ses lunettes, toujours engluées d’on ne sait trop quoi. Parfois je n’ai pas de chance : je la retrouve en pyjama, accroupie devant la soufflerie électrique de la salle de bain en train de bouder…


7h43 – J’entrouvre la porte de ma grande chérie en priant Sainte Rita. Je lui intime l’ordre de se laver, d’achever de s’habiller et de se coiffer et je lui rappelle l’interdiction formelle de lire des BD au saut du lit les jours d’école, même debout. Parfois je n’ai pas de chance : je la retrouve en pyjama, accroupie devant la soufflerie électrique de la salle de bain en train de lire une BD…


7h45 – Mon chéri sort de la douche en peignoir de bain, et s’accroupit devant la soufflerie électrique pour se sécher. Je descends à la cuisine avec ma petite chérie, en continuant à prier Sainte Rita pour que ma grande chérie nous suive rapidement.


7h46 – J’entame les tartines avec ma petite chérie, je fais chauffer son chocolat.


7h50 – Mon chéri nous rejoint. Il va nourrir le chat, puis déjeune et prépare son casse-croûte. Question rituelle de ma part: « La grande chérie, elle en est où ? » Réponse tout aussi rituelle : « Quand je suis descendu elle m’a dit qu’elle était presque prête ».


7h59 – Apparition de la grande chérie ! J’essaie d’ignorer la tignasse attachée à la diable, le jeans slim fétiche qui affiche (déjà ?!? on l’a acheté il y a six mois…) 5 cm d’eau dans les caves et les malheureux 5 cm visibles de chaussettes violettes à petits cœurs fushia qui essayent vaillament de s’harmoniser avec les baskets vernis couleur cerise et doré.


8h05 – Les chéries s’empiffrent de tartines en devisant gaiement. Mon chéri et moi faisons notre deuil quotidien : inutile d’espérer entendre quoi que ce soit de ce que racontent les chroniqueurs à la radio. Le pire, c’est quand les deux chéries entonnent des chansons différentes à la justesse douteuse. Mon chéri et moi avons déjà envisagé sérieusement d’apprendre le langage des signes pour pouvoir communiquer, mais en mangeant ce n’est pas très pratique.


8h15 – Mon chéri s’éclipse pour préparer son sac. Je houspille les filles pour qu’elles achèvent leur déjeuner et enfilent chaussures et manteaux. Commence alors la litanie quotidienne… «Maman, ze dois faire caca… » ; « Maman, il me faut absolument un pot de yoghourt vide pour un bricolage au cours d’anglais, c’est la dernière limite aujourd’hui ! » ; « Dis, à tout hasard, tu n’as pas vu mon portefeuille ? » (Cette liste n’est pas contractuelle, c’est une suggestion de présentation…).  J’enfile alors en un clin d’œil ma combinaison invisible de Super-Vizirette, et tandis que les décibels se déchaînent dans l’entrée, style basse-cour, j’essuie moustaches de lait et traces de choco sur les joues, je plonge la tête la première dans la poubelle de la cuisine, je visite toute la maison plus vite que mon ombre à la recherche du portefeuille et, après avoir remonté culotte à fleurettes et petit pantalon, je retrouve le portefeuille devant la soufflerie électrique de la salle de bain, caché sous une revue elle-même recouverte d’un pyjama roulé en boule.


8h25 – Immobile sur le seuil, un sourire figé sur le visage et le bras levé qui se balance en rythme, j’attends que la voiture emmenant ma petite famille vers l’école disparaisse au coin du chemin pour pousser un grand soupir de soulagement ! Dans le silence retrouvé, je débarrasse la table de la cuisine, je prépare mes affaires, mets le chat dehors et quitte à mon tour mon mini-village gaumais.


8h35 – Je retrouve une collègue dans le village voisin et nous covoiturons jusqu’au mini-village ardennais où nous travaillons.

 

 FIN DE LA PREMIERE PARTIE. Rassurez-vous, la seconde est (un peu) plus courte et (beaucoup) plus zen !

 

15h50 – Je quitte ma collègue au village voisin et reprend la route de mon mini-village gaumais.


15h55 – Je dépasse mes chéries qui reviennent de l’arrêt de bus, elles me font de grands signes, je fais mine de vouloir les écraser puis elles suivent la voiture en courant et en me criant des nouvelles hyper-importantes que je n’entends pas. On se retrouve devant la maison, on est super contentes toutes les trois.


15h59 - Je prends le courrier (« Il n’y a rien pour moi, maman ? ») et je les laisse se débarrasser et laver leurs mains en piaillant. Dieu sait pourquoi, depuis autant d’années, elles se chamaillent tous les jours pour savoir qui fera pipi la première, elles s’éclaboussent au lavabo et une éteint la lumière en laissant l’autre crier dans le noir… Pendant ce temps, je prépare un bon feu au living et je sors fruits et biscuits.


16h07 – Nous prenons un goûter roboratif, elles me racontent leur journée. Je leur communique l’organisation prévue pour les heures à venir.


16h30 – J’achève ma deuxième tasse de thé. Me voilà requinquée pour la suite.


16h35 – Ma grande chérie commence ses devoirs sur la table du living, tout en surveillant du coin de l’œil et en commentant ce que je fais avec sa sœur. Je revêt ma combinaison invisible de kiné pour ma petite chérie et la série d’exercices et de petits jeux se déroule calmement. (Ma petite chérie, telle une rose de culture, nécessite des soins quotidiens. Par contre ma grande chérie, vraie fleur d’églantine, pousse dru comme une mauvaise herbe!).


16h55 – Je laisse ma petite chérie s’occuper de ses poupées et m’inquiète de l’état d’avancement des devoirs. Un fois terminés, j’enjoins ma grande chérie d’attaquer le solfège, puis l’instrument. Je surveille de toutes mes oreilles tandis que mes mains font la vaisselle de la veille. Ces disciplines réclament… de la discipline, ce ne sont pas les Papadoums qui me contrediront. Parfois, mon aide est nécessaire : décomposer la difficulté (selon la maxime Diviser pour règner), gérer le métronome, donner le La, au pire essuyer les larmes et convainvre de reprendre le morceau, au mieux être sollicitée pour jouer un petit duo !  La petite sœur, qui s’est approchée silencieusement, admire en ouvrant ses grands yeux. La grande sœur en est toute flattée, mais ne l’avouera pas.


17h30 – Tout son travail enfin achevé, ma grande chérie plonge dans un roman ou reprend son « chipotage thématique saisonnier » avec sa sœur. Il y a quelques semaines, c’était inventer déguisements et décorations d’Halloween. En ce moment, c’est une série de lettres et dessins pour Saint-Nicolas, qui descend chaque nuit par la cheminée déposer un bonbon dans les quatre paires de chaussures sagement alignées, en attendant LE grand jour où la table sera entièrement couverte de jouets prêts-à-l’emploi et de friandises. « Mais bien sûr qu’il sait ouvrir la cassette de l’intérieur. Mais non, il ne se brûle pas, il attend que les braises soient éteintes ». Chaque matin, en ramassant le bonbon, chacun crie dans la cheminée en passant : « Mer-ci-saint-Ni-co-laaaaas !». On est bien élevé chez les Vizir.

Moi, je sors bêtement ma planche à repasser – c’est moins amusant, pas besoin de vous faire un dessin. Mais le Grand Saint, qui me regarde de là-haut, voit comme je suis bien sage !


18h45 – Je range les piles de linge dans les armoires respectives et je retrouve mes chéries confortablement installées devant le feu, lisant un livre ensemble. Je les adore ! Je vais réchauffer de la soupe.


18h55 – « Ma grande chérie, on va manger ; je te rappelle que tu dois mettre la table avant 19h. ». « Oh nooooon ! » Refus habituel aux arguments variés. Ma petite chérie arrive en trottinant : « Moi ze veux bien les mettre, les achiettes ! ».


19h05 – Nous nous attablons devant un couvert plutôt artisanal. Vive discussion entre les chéries pour savoir qui s’assied à côté de qui. En bonnes belges, nous mangeons soupe et tartines garnies à la fortune du frigo, ce qui m’obligera à me lever une quinzaine de fois pour aller chercher des cornichons à la réserve, prendre des verres dans l’armoire, dégeler en catastrophe des tartines dans le grille-pain, remplir la cruche à eau, verser du lait froid dans la soupe jugée trop chaude, jeter immédiatement le fromage moisi avant que les chéries ne l’aient aperçu et ne déclenchent une grève de la faim, réchauffer au micro-onde le bol de soupe qui a fini par trop refroidir, déposer quelques reliefs à terre pour le chat en espérant qu’il arrête de faire ses griffes sur la nappe cirée en miaulant comme un perdu.


19h20 – Cliquetis de clés, bruit de porte : c’est un jour faste, mon chéri rentre tôt ! Tournée de bisous, les filles s’excitent sur leur chaise et il a droit au babil dont j’ai eu la primeur au goûter. Pendant ce temps, il me fait part de son état de fatigue physique et mental en un sourire, deux mots-clés et quelques regards éloquents. Nous ne tentons même pas de converser.


19h40 – Nous nous débarrassons des chéries en les envoyant se mettre en pyjama. Elles résistent…


19h45 – La deuxième chérie arrivée en haut de l’escalier, nous sommes enfin entre adultes. Nous pouvons causer un peu.


20h – Je range la cuisine pendant que mon chéri va coucher les filles.


20h15 – Je monte vérifier l’état d’avancement du coucher. Après la séance bisou-câlin, rebisou-recâlin, rerebisou à ma petite chérie, je laisse son père lui lire une histoire de fées. Je passe chez ma grande chérie et lui lit un chapitre du chef-d’œuvre autobiographique de Laura Ingalls. Oui, vous connaissez, c’est bien « La petite maison dans la prairie ». Il y a 9 tomes, nous en sommes au 7ème. J’ai un faible pour l’ancienne littérature jeunesse.


20h30 – Elle sont couchées ! Vu leur âge, nous oublions progressivement le conditionnement des jeunes parents : pas besoin de rester sur le qui-vive, nous ne serons plus dérangés par des hurlements nocturnes intempestifs. Nous descendons mettre une dernière bûche dans le feu et tenter de regarder la télé. Comme on n’a que deux chaînes, le tour des programmes est vite fait ! Le mardi à une heure décente, il n’y a rien. Si le temps le permet, nous sortons faire le tour du village. Sinon, mon chéri pianote sur l’ordi ou peint une œuvre d’art tandis que je lis une revue professionnelle.


22h30 – Nous allons nous coucher, après avoir vérifié que le chat est bien sorti et qu’il ne viendra donc pas gratter à la porte de notre chambre à 5h du mat’.  Je ferme les yeux, détends mes vertèbres lombaires et mon esprit s’engourdit peu à peu. Mon chéri bouquine.


23h00 – Extinction des feux. Bonne nuit tout le monde !

 

FIN DE LA SECONDE PARTIE. Merci d’avoir tenu le coup jusque-là !

 

 

 

Vizirette, c'était un plaisir de t'accueillir. N'oubliez pas le chemin du Village des Papadoums dès que le printemps reviendra.
Si cela vous a plu, si vous aussi vous avez envie de participer, vous choisissez une photo, vous m'envoyez votre bafouille sous la forme que vous voulez en cliquant ici. Je rappelle que tout le monde est le bienvenu, maman, papa, la bonne et moi ou pas,  blog ou pas blog.
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Par La Famille Papadoum - Publié dans : La top rubrique des Papadoums
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La déco des Papadoums

Le fond super mimi est de la formidable Del4yo que tant de talent dans une seule fille c'est pas possible, avec sa gentille autorisation, va sans dire. Des bises, Delphine.

La photo du ciel, bien sûr, elle est des Papadoums.

La totale maîtrise (ahem) du CSS c'est bibi aussi. Mauvaises langues, va.
 
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