Bismarck est prof d'allemand. Dans deux lycées différents, à trente bornes de chez
elle. Et comme l'académie de Nice, ou l'Educnat, au choix, parce que je n'y connais rien, est un peu lente à la détente, elle a "oublié" sa demande de mutation vers la Bretagne, où son mari, lui, a
été muté depuis quelques mois. Mille kilomètres les séparent donc encore en ce moment, plus pour très longtemps j'espère, parce que là Numérobis est persuadé que "Papa travaille en vacances", ça
craint du boudin pour la respectabilité paternelle moi je dis.Ma journée des villes
Mais des villes, au pluriel…
7h 10, le radio-réveil me branche sur des informations économiques. Le mardi et le mercredi, il s’allume plus tôt, c’est de la musique classique et j’aurais bien envie de rester écouter jusqu’au bout.
Passage par la salle de bain, douche, huilage de bedon (et de gambettes, j’ai la peau ultra-sèche) et habillage, puis direction la cuisine pour mettre en place le petit déjeuner. En passant, j’ouvre les portes des chambres des enfants, qui arrivent plus ou moins réveillés pour déjeuner.
7h 30 à 8h 10, petit déjeuner.
Le mardi, le petit déj’ doit être fini à 7h 30, et le mercredi, encore plus tôt, vu qu’à 7h 30, il faudrait que les enfants soient devant la porte du centre aéré.
Habillage des enfants, préparation des goûters pour le soir.
7h 45, le mardi; 8h 15, les lundi, jeudi et vendredi : départ pour l’école maternelle. Il suffit de laisser le Pirate dans la cour de l’école où nous habitons, puisque c’est là qu’il va au CP. Après avoir déposé Numérobis dans sa classe, je vais chercher du pain et je rentre tranquillement à la maison, sauf le mardi, ou je prends la voiture pour aller travailler. Le mercredi, c’est la course : je dépose le Pirate à son centre, je file avec Numérobis à son centre, et puis je fonce jusqu’au lycée où j’arrive forcément en retard (mes élèves attendent sagement dans le couloir).
Les lundi, mardi et vendredi matin, j’ai le temps de me promener sur la blogosphère, de ranger un peu et de faire le ménage (mais pas trop, hein, sinon après j’ai mal au dos) ou de lancer une lessive. Au besoin je tape un truc pour les élèves ou je fignole un cours, mais je n’aime pas trop travailler le matin. Maintenant, il va aussi falloir que je me mette à faire les cartons en vue du déménagement, pendant ce créneau horaire…
Le midi, je suis forcément dans ma voiture, en route vers un lycée (oui, même le mardi : je change d’établissement à midi). Super pratique pour manger un vrai repas équilibré! Mais bon plan aussi pour se faire arrêter prématurément, je sens: j’ai de plus en plus de mal à m’extraire de ma pourtant spacieuse voiture après une demi-heure de trajet…
L’après-midi, j’ai cours jusqu’à trois heures, sauf le vendredi. Le vendredi, j’ai un emploi du temps trop bien pensé : je fais deux heures dans un lycée, et puis je vais finir la semaine, de quatre à cinq, dans l’autre.
Le mercredi après-midi, c’est ma demi-journée préférée: je ne travaille pas, et les enfants sont au centre aéré (il faut les inscrire par journées complètes, on n’a pas le choix!). Donc je mange tranquillement, et puis je fais la sieste avec mes chats. Ensuite, si j’ai le courage (ou un gros paquet de copies), je travaille un peu, je n’oublie pas d’aller chercher du pain, et, si j’ai ramené la voiture dans la cour parce que j’ai fait des courses, de la déplacer avant d’aller chercher Numérobis puis le Pirate à pied.
Les autres jours, je peux faire rapidement les courses en rentrant du lycée, sauf le vendredi. Il ne faut pas acheter les choses lourdes ces jours-là, parce que la difficulté, en arrivant près de chez moi, est de trouver une place pour se garer. Le lundi et le mardi, je dois bien choisir où je laisse ma voiture, en fonction de l’endroit d’où je pars ensuite et de celui où elle doit m’emmener. Le lundi, par exemple, je me gare pas trop loin de l’école maternelle, de façon à ne pas perdre de temps le lendemain matin.
16h 30, le lundi: je récupère Numérobis à l’école. Le Pirate reste à l’étude, parce que l’étude, c’est deux ou quatre jours par semaine. Donc, même si je n’aurais besoin de l’y laisser que le vendredi, il reste aussi le lundi (pas le mardi, parce qu’il a piscine, et pas le jeudi, parce que pas deux jours de suite).
16h 30, le mardi: je descends chercher le Pirate, il prend rapidement son goûter et je l’emmène à la piscine. En rentrant, je trouve plus facilement une place au plus près de la maison pour la voiture (je vous rappelle le timing impossible du mercredi matin), et nous passons prendre Numérobis à la garderie.
16h 30, le jeudi: je prends le Pirate à la sortie de l’école et nous allons chercher Numérobis à la garderie, ce qui permet aussi au grand de retrouver quelques copains.
Ensuite les enfants terminent leur goûter à la maison (sauf le mardi) et je fais faire ses devoirs au Pirate.
17h 40, le vendredi : j’arrive à la garderie de la maternelle. En général, Numérobis fait des histoires pour ne pas rentrer (ils sont en train de regarder un dessin animé), et nous arrivons vers 18h à l’étude pour récupérer son grand frère.
18h 15, le lundi: je descends parce que le Pirate, autorisé à rentrer tout seul (que voulez-vous qu’il lui arrive sur le trajet école-domicile?), n’est toujours pas là. C’est normal, la maman de L., son meilleur copain, arrive tout juste pour reprendre son fils.
Les enfants jouent un peu. Un jour sur deux (sauf si vraiment ils sont sales), ils prennent leur bain vers 18h 30. Ensuite, ils réclament généralement un DVD (je vous ai dit que nous n’avions pas la télé?), ce qui me permet de préparer le repas en écoutant la radio.
19h 10, à peu près: début du repas du soir. Suivant ce qu’on mange et l’humeur de Numérobis, il peut durer plus ou moins longtemps, mais en général, nous sommes quand même sortis de table avant 19h 45.
Pendant que je débarrasse la table, les enfants se disputent et choisissent l’histoire du soir. Ensuite, pipi, dodo.
Après 20h, c’est comme si j’étais seule. Je fais la vaisselle, et puis un petit tour sur le net. Parfois très rapide, le tour, parce que je dois préparer mes cours, quand même. Il m’arrive même d’avoir des copies à corriger.
22h, un peu plus tard le vendredi: je vais me coucher.