Jeudi 27 août 2009
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Samedi 11 juillet 2009.
Après quelques heures de sommeil bienvenu et réparateur, et quelques seaux d'eau sur la tronche quelques paroles persuasives de BarbaLala, il
fallut se rentre à l'évidence: on était samedi, 6 heures du matin, et dans moins de quatre heures le proprio allait débarquer pour inspecter le carnage. D'abord, terminer le melon pour se
remettre les idées en place. Puis, faire un plan d'action bien ficelé. Dans la chambre des petits, des ronflements réguliers présageaient d'une matinée ménage-bagages sans nuage. J'enfilai ma tenue
de supermaman, et donnai mes ordres à la rafale.
A neuf heures, les bagages étaient chargés dans la Japonaise. Avec le sac de plage par dessus. A neuf heures et quart, BarbaLala s'en fut réveiller les petites marmottes que l'aspirateur à moins de
deux mètres de leur lit n'avait pas fait broncher. Dehors, le ballet du petit-déjeuner marmaillesque, dedans, le ballet du balai et de la serpillère mamounesques. Même les poussières furent
éradiquées (c'est dire si les vacances m'avaient été profitables, moi qui ne fais jamais la poussière chez moi, chais pas pourquoi, j'oublie toujours). A neuf heures et quarante-cinq
minutes, c'est une famille en ordre, souriante et bien peignée qui attendait le proprio en tapant la carte attablée sur la terrasse. Il a trouvé sa maison encore plus bling bling qu'une
semaine avant, nous n'avions plus grand chose à nous dire, si ce n'est que l'arrosage automatique c'était quand même le grand trip de chaque soir, et la plage nous attendait, alors nous nous sommes
quittés...
Au revoir le renard, la petite route de montagne, c'était court mais c'était bien, peut-être qu'on reviendra...
Dans la Japonaise, un débat fait fureur: ousque donc la plage? Nous finissons par voter à l'unanimité pour Antibes, vu l'heure. Nous débarquons et établissons notre campement
très discret comme à notre habitude... Là, tout se déchaîne: tout le monde à l'eau en moins de cinq minutes, il faut pro fi ter. C'est le dernier jour avant , houla, tout ça.
Et comme à notre habitude, nous profitons jusqu'au dernier moment au lieu d'aller nous embouchonner sur l'autoroute du nord, le moral dans les Birkenstock. Et comme d'habitude, ces quelques heures
volées seront les plus intenses, celles dont nous nous rappellerons cet hiver quand nous frissonnerons au coin de la cheminée. Je regarde le bronzage caramel de la Fée, je joue au ballon dans l'eau
avec le Pirate, j'admire leur château de sable, BarbaLala brumise pour la cinquante-douzième fois la Demosielle dans son petit maillot rose et ça la fait rigoler, quelques instants d'insouciance
encore à graver dans nos mémoires au dossier "vacances été 2009"...
Vers 14 heures, il est pourtant temps de chasser le sable de nos culottes et d'entre nos orteils. Dans la voiture, un calme étrange, chacun met de l'ordre dans ses souvenirs avant de sombrer dans
le sommeil, bercé par le roulement. Une forte odeur de basilic parvient à nos narines: un paysan récolte, ce sera le souvenir olfactif de cette semaine si riche.
Quand les petits se réveillent, place à l'orchestre maison: un CD de Yannick Noah (la star des enfants des écoles, de mon temps c'était Henri Dès mais faut savori vivre avec son temps,
hein) au hasard, les petits qui chantent, je fais les choeurs, BarbaLala les percussions. Les kilomètres défilent, on hurle "Noooooooooo more fighting, nooooooo more kiiiiilling!", être
ensemble tous les cinq, c'est ça le bonheur (et moi là rien qu'en l'écrivant j'ai les larmes aux yeux rien qu'en repensant à ces moments magiques).
(Ca, c'est spécial cadeau pour Martine)
A l'approche de Lyon, le cheval sent l'écurie. BarbaLala connaît le moindre tournant, et nous prenons la route des Monts du Lyonnais. Direction chez Tata Lélie et Jean-Louis où nous débarquons pour
un apéro gargantuesque de produits du terroir au jardin... On cause musique, on cause bio, on cause bonbons, on cause remontants, puis il est temps de profiter de leur hospitalité et de faire un
gros dodo...
Par La Famille Papadoum
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Publié dans : Les voyages des Papadoums
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