Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 10:04
Youhou, y a quelqu'un, ou vous êtes tous partis en vacances en me laissant toute seule avec mon chagrin?

Lundi 6 juillet, donc, pour reprendre où nous en étions.

Nous voilà affalés pour le petit déj' sur la terrasse, les yeux bouffis frais et dispos après une bonne nuit de sommeil dans un calme absolu. Je découvre avec horreur que le Sud n'est pas parfait: y a des saletés de moustiques super lâches vu qu'ils ne font même pas bzzz bzzz et qui ne s'attaquent qu'à moi, les saletés (oui, je sais, je l'ai déjà dit, mais dans le cas qui m'occupe, mieux vaut deux fois qu'une). Bref j'ai au moins quinze piqûres sur le côté gauche. Preuve si besoin que j'ai dormi le dos tourné à mon chéri, sans qu'on y voie un signe de quoi que ce soit.

Profitant de la torpeur ambiante, BarbaLala sort sa carte IGN, et nous fait miroiter une jolie petite balade qui nous fera découvrir les alentours sans devoir mettre nos fesses dans la Japonaise. Comme j'ai encore toujours du pwâl aux pattes (mais pas beaucoup, je rassure les âmes sensibles) et pas de vernis sur les ongles de pieds (quand on fait les bagages, on blogue OU on se vernit les ongles de pieds, faut choisir) non plus, je peux décemment pas exiger "plage". Perspective très tentante donc, mais mon esprit méfiant après quelques années de crapahutage intensif avec cet être exquis et délicat envers mes gambettes et mon pauvre coeur de post-trentenaire se met en éveil.

-Montre voir, que j'y dis. (L'accent lorrain me guette, je sais). Mais, mais, ça MONTE! (mon premier réflexe est toujours de vérifier la dénivellée, calcul vite fait: 400 mètres).
-Boah, si tu veux on fait le tour dans l'autre sens.

Il me prend pour quoi, le BarbaLala? Pour une quiche de la carte IGN? Nanmého, si ça monte dans un sens, ça monte aussi tout pareil dans l'autre, hé, faut pas me la faire. Bon, je fais semblant que je n'y vois que du feu, et je dis ok, ça monte autant, mais moins fort dans l'autre sens (faut savoir lire les cartes, aussi, dans la vie, surtout quand on vit avec un mountain freak).

Equipement de la troupe. La Demoiselle dans l'écharpe, le pique-nique dans le sac à dos de l'Homme, et nous voilà sur les chemins (sans bicycleeeeeetteuh). C'est jooooooli.




Les Papadoums sont tout mimis, eux aussi.



Y a des gros cailloux pour faire hou-hou. Tout le monde fait hou-hou. Sauf la Demoiselle qui dort déjà. C'est que ça fatigue, la grimpette.



A-t-on trop fait hou-hou? Ou pas assez? Qui a fait bèèèèèè? Qu'il se dénonce immédiatement.

Parce qu'à la sortie de la grotte qu'était bien rigolote, nous étions attendus. De sabot ferme.



Une bêêêêêêêêête. Hiiiiiiiii. Qui rote, qui pète, qui crotte, qui éternue, qui pue et qui fait bèèèèèèèh. Une chèvre, quoi. Salut, la bête.



Mais la bête n'est pas seule. Elle a un copain. Un peu moins encombrant olfactivement, parce qu'il est plus discret, mais quoique, c'est lui qui porte la culotte, et ça se sent.



Bon, vlà qu'ils ne nous lâchent plus d'une semelle. Et c'est pas tout ça, mais on n'a encore monté que dalle. Et à propos de dalle, le pique-nique, c'est tout en haut, alors bon, hein, désolée mais faut qu'on y aille.



Moi, je regarde le paysage époustouflant, et je pense à Mary, qui a horreur de la rando en montagne, et je me dis qu'elle rate quelque chose, quand même.

Soudain, en haut de la montagne, l'Homme s'immobilise.



Il a identifié l'endroit de pique-nique idéal. Nous, on s'en fout, du moment qu'il y a du saucisson. La Demoiselle, pas contrariante, est de notre avis. C'est parce qu'elle ne sait pas encore que pour son premier pique-nique, elle n'aura pas droit au saucisson. Pas grave, elle se console avec du pain et des abricots (en plus de son petit pot transporté dans un thermos). Elle a la banane. Les bestiaux ne nous quittent pas, et nous sommes obligés de les chasser quand ils tentent une approche de notre sac. Oh hé, ça va pas, le saucisson qu'il est bon, c'est rien que pour nous! Les Papadoums savent être égoïstes quand il le faut.



Et puis bon, les bonnes choses comme le saucisson ayant toujours une fin (ou deux, dans le cas du saucisson), il est temps de se remettre en route pour la descente. Monsieur et Madame Fesse-Bouc ont fini par se lasser, enfin, plutôt, Monsieur a fait très clairement comprendre à Madame qu'il était l'heure de rentrer faire la popote, que sinon elle serait privée de serpolet, et nous n'eûmes plus pour seule compagnie que celle des papillons citron, ma foi bien moins encombrants. De photos de la descente point vous n'aurez, je fus trop occupée à faire attention à ne pas me briser le coccyx et partant, le crâne de la Demoiselle qui a eu le bon goût de dormir bien immobile tout le long. Dans la caillasse et sous un soleil de plomb, retentit seulement un gémissenment "Maaaaamaaaaaan, mes chaussures de rando elles sont trop petites, j'ai mal aux orteils!". Un coup d'oeil aux alentours nous confirma que nous étions bien loin de Décathlon, et que la pauvrette affublée de chaussures trop courtes autant que de parents indignes devrait s'en contenter pour la journée. Ce qui ne l'empêcha pas de faire la course en tête.



Au retour, un bon plongeon dans la piscine pour toute la famille, suivi de la sieste sur les chaises longues pour les uns, et d'une séance vernis à ongles pour les filles, de quoi me faire pardonner le coup des chaussures trop petites et surtout de nous préparer pour la journée du lendemain. Le dépoilage de gambettes, ce serait pour le lendemain, fallait pas trop en faire non plus pour la journée, c'était quand-même les vacances, hein.



Teasing de ouf-malade du jour: le jour suivant, comment on a fait les stars, et petite philosophie sur une plage de la Côte d'Azur.







Par La Famille Papadoum - Publié dans : Les voyages des Papadoums
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La déco des Papadoums

Le fond super mimi est de la formidable Del4yo que tant de talent dans une seule fille c'est pas possible, avec sa gentille autorisation, va sans dire. Des bises, Delphine.

La photo du ciel, bien sûr, elle est des Papadoums.

La totale maîtrise (ahem) du CSS c'est bibi aussi. Mauvaises langues, va.
 
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