Quand on quitte Tana vers l'est en direction de Tamatave, on traverse des paysages qui rappellent les Alpes en
été. La route est longue, vallonnée et sinueuse. Elle est aussi très dangereuse, de nombreux camions y circuent, reliant Tana à Tamatave, premier port commercial du pays. Il y a en effet de
fortes chances que les litchis que vous mangez à Noël soient partis de Tamatave une dizaine de jours plus tôt. Les accidents sont fréquents, surtout de nuit. Les piétons en sont bien sûr les
premières victimes. Il y pleut énormément, ce qui explique le vert omniprésent. La route traverse de nombreuses réserves naturelles, des espèces d'arbres uniques au monde y rivalisent. L'expression
"jardin d'Eden" prend ici tout son sens: la végétation est luxuriante, les paysages de toute beauté, et la vue à couper le souffle sur l'Ocean Indien qui vous attend vaut bien les 8 heures de route
pour environ 400 km...
Antsirabe est une ancienne ville thermale (aujourd'hui, il faudrait un peu de courage pour oser ne fût-ce qu'un plongeon dans la piscine de couleur douteuse) à environ 150 km (soit 4 heures
de voiture si tout va bien, mais rien n'est moins sûr, croyez-en notre expérience), surnommée la "Vichy malgache". Il y fait très calme, ce qui contraste étonnamment avec Tana. C'est la
capitale du pousse-pousse, il y en a des milliers de toutes les couleurs.
La ZOB, ex Zebu Overseas Bank, devenue Zebu Overseas Board, conçue dans l'esprit farfelu de Français qui ont décidé de se bouger les fesses là-bas, et qui y sont bien arrivés, est basée à
Antsirabe.
Le Zébu Overseas Board est une entreprise qui vous invite à investir dans un Zébu ou autre animal d’élevage à Madagascar. Ce Zébu sera cédé en location-vente à une famille qui
pourra l’utiliser pour produire du lait, labourer sa terre, engendrer des veaux ou tirer une charrette et produire du fumier naturel.
Votre investissement vous donne droit à l’ouverture d’un P.E.Z (Plan Epargne Zébu ou Zolidarité). Vous serez le propriétaire de la bête et non pas son parrain !
Le paysan, au terme de deux ou trois années de remboursements mensuels, deviendra à son tour le propriétaire de l’animal. Votre capital sera alors réinvesti dans d’autres projets de
développement agricole à Madagascar, sauf si vous souhaitez un remboursement en Ariary, la monnaie Malgache, avec intérêts, en vous rendant personnellement au siège social du Z.O.B muni
de votre certificat de propriété original. Votre capital et intérêts seront disponibles pour remboursement après deux années, avec une limite de cinq ans à partir de la date de votre
investissement.
Le Z.O.B cible son action en direction des paysans les plus démunis qui n’ont accès à aucune autre source institutionnelle de financement.
Si vous voulez faire un placement financier éthique, c'est par là pour toutes
les infos. Les "Halles" d'Antsirabe, où l'odeur achève de vous convaincre de devenir végétariens... ... surtout qu'au bord de la route du retour, vous pourrez faire le plein pour la soupe du soir!
Les Hautes-Terres, c'est le nom donné à la grande région de la capitale, Antananarivo, Tana pour les intimes. Tana la
tortueuse s'étend sur 18 collines, qui offrent au touriste des panoramas tous différents et plus beaux les uns que les autres.
Tana, c'est la ville, les embouteillages, la pollution, mais aussi ces rizières surgies de nulle part comme autant d'écrins de verdure et de calme...
On récolte le riz qu'on fait sécher sur les trottoirs, en le retournant de
temps en temps avec les pieds...Avec la boue du fond de la rizière, on fait des briques qu'on fait cuire dans des fours sur place puis qu'on empile en tas au bord de la route, prêtes à être
vendues.
Fabrication de balais en paille de riz, vendus au bord des routes.
Les escaliers de Tana, qui traversent la ville de part en part. Expérience unique pour coeurs bien accrochés. C'est le royaume des vendeurs à la sauvette, des mendiants et des
p'tits voleurs...
C'est aussi le marché artisanal de la Digue qui s'étend tous les jours sur un bon kilomètre. Sans doute piège à
touristes, rien ne vaut de se faire accompagner par un autochtone de confiance qui vous aidera à marchander (parfois en prétendant que vous êtes de sa famille). Ceci dit, les prix sont
tellement bas que même si c'est un piège à touristes, ce n'est pas bien grave...
Ou encore plus fort, le marché du COUM, le vendredi. Un dédale dont il est impossible de ressortir les mains
vides...
Là, c'est Raymond, mon chauffeur, mon guide,
mon garde du corps, mon porteur, voire mon beau-père
puisqu'il racontait à tout le monde que j'étais sa belle-fille, donc pas une vazaha comme les autres....
Je ne prétends pas dresser un portrait ni exhaustif, ni exact de Madagascar, seulement essayer de vous faire partager
ce que nous avons ressenti au contact de ce pays dont nous rêvions depuis des années.
Nous y sommes restés trois semaines, ce qui est infiniment peu pour découvrir la quatrième plus grande île du monde (d'autant plus que pour BarbaLala, il s'agissait d'un voyage professionnel). Il
ne faut pas oublier que Madagascar est un pays en voie de développement, et qu'à ce titre les distances ne se calculent pas en kilomètres, mais en heures de route, les infrastructures étant
vraiment rudimentaires. Par exemple, impossible de se déplacer en train, il y a bien une voie, mais plus de trains pour circuler dessus... Tout y prend un temps fou, c'est l'Afrique...
L'île est très différente selon les régions, et le seul moyen de les visiter en un temps record, c'est de prendre l'avion intérieur (éventuellement en faisant un circuit organisé). Ce que
nous n'avons pas fait, d'abord par manque de temps, ensuite par désir d'aller à la rencontre des gens, pour comprendre leur mode de vie et pour cela rien ne vaut un sac à dos et une bonne paire de
vieilles Converse...
Séparée du continent africain, l'île a développé des espèces de plantes et d'animaux uniques au monde, à l'image des bien connus lémuriens. A Mada, presque tout est endémique. Si vous y allez,
apprenez d'abord ces deux mots, indispensables: "mora-mora", qui signifie "doucement", et "vazaha", "étranger", vous.
PS Plus de photos dans l'album juste à droite, mais de toutes façons impossible de les publier toutes...
Départ prévu de Paris (CDG) à 10:15, Mer. 24 sept. 08
Arrivée prévue à Antananarivo (TNR) à 21:55, Mer. 24 sept. 08
Départ
Arrivée
Programmé
Paris, Charles de Gaulle (CDG) - France
Terminal 2C
10:15 le 24 Septembre 2008
Antananarivo, Antananarivo (TNR) - Madagascar
21:55 le 24 Septembre 2008
Ce matin, BarbaLala a quitté bien avant l'aurore le village des Papadoums encore endormi. Direction Madagascar, pour une grosse semaine si tout va bien. Chargé de
près de 40 kilos de vêtements pour les bébés et de cahiers, stylos, crayons de couleur pour les enfants, matériels de base la plupart du temps inaccessibles (on en reparlera), de quoi méditer
devant les trousses et cahiers colorés de nos enfants...
Hier soir, deux petits Papadoums en larmes à l'heure des adieux, et Mamounette qui retient les siennes devant tant d'émotion pour mieux consoler ses petits... Et là je dis: y a arnaque, parce
que quand nous sommes partis tous les deux en janvier pour plus de trois semaines, ils n'ont pas moufté. Est-ce la perspective de rester seuls avec moi?!
Pour faire passer le temps, cette semaine j'en profiterai pour vous faire découvrir ce coin de paradis. Mais d'abord, je file me recoucher avant que les loustics ne déboulent...
Le temps qu'on récupère le chargeur de l'appareil photo qui a fait un détour par Dubai, hier soir on a enfin pu découvrir les photos que la
Fée a prises au Sénégal. Certes frustrant si on voulait découvrir le pays à travers ses yeux, mais amusant quand-même. Un petit aperçu de ce que vous pouvez découvrir dans l'album, là, juste à
droite. Les indications touristico-géographiques sont de la Fée, donc sans aucune garantie (elle n'a que 7 ans quand-même).
Ah, l'Océan...
Plage de sable
volcanique
Bateau sur le fleuve
Saloum, et mangrove en arrière-plan
Baobabs emmêlés (ou fromagers? ainsi appelés non pas parce qu'ils portent des fromages,
mais parce qu'on se sert de leur écorce pour emballer les fromages.)
Pieds de baobabsPour se laver, le bain... ...ou la douche tropicale! Avant l'orage...
Le
cimetière musulman et chrétien de l'Ile aux Coquillages, ainsi appelée car les défunts sont ensevelis sous les coquillages.
En janvier 2004, BarbaLala s'est envolé pour le Kenya et la Tanzanie pour faire l'ascension du Kilimandjaro avec son pote Fred.
L'occasion et l'envie de se dépasser, de vivre un truc extraordinaire. Une belle aventure, des images incroyables plein les mirettes, des rencontres, des nouveaux amis, des super
souvenirs.
En janvier 2010, BarbaLala, Fred et Manu remettront ça et iront planter le drapeau du village des Papadoums en haut du Kili. Accompagnés de ceux qui auront le cran, le courage d'aller
jusqu'au bout: Jean-Yves, Franck, Christian, Jean-Charles, vous dégonflerez-vous?
Si d'autres parmi vous se sentent des envies d'altitude dans la bonne humeur, écrire au Bureau des Papadoums qui transmettra.
En attendant, quelques photos de l'Opération Kili I, histoire de décider les poules mouillées qui hésiteraient encore.
...en partance pour le Sénégal. C'était samedi matin, la Fée était impatiente de prendre l'avion, et Mamounette se retenait pour ne pas
pleurer, de peur de lui gâcher sa joie. Depuis, on sait qu'elle est bien arrivée, que "c'est l'aventure", qu'elle a vu l'océan, et pas beaucoup plus.
Deux ou trois chemises
Et mes chaussettes
Rouges et jaunes à p'tits pois
Ou plutôt un tiny wheeny lovely bikini, mon passeport, ma carte de vaccination internationale, mes lunettes de soleil, mon appareil photo, ma crème solaire, mes tongs, mes jupettes, mes
shorts, mes dos-nus, et quelques jolies robes pour aller danser sur la plage...
Hé oui, demain la Fée s'envole pour 3 semaines de découverte du Sénégal. Les vacances commencent vraiment! Mamounette a le coeur un peu serré en terminant de boucler la valise qu'elle apportera
demain matin tôt à la Fée à l'aéroport de Luxembourg. C'est la vie quand on a une fille globe-trotteuse!
Bonne vacances, la Fée, et reviens-nous vite, parce que tu nous manques déjà.
Mirecourt (54) est la capitale mondiale de la lutherie. Nous avons eu l'occasion d'y visiter d'abord le Musée de la Musique
Mécanique, qui a fasciné petits et grands. Ce musée retrace l'évolution de la musique mécanique du 17ème au 20ème siècle et nous a permis de conclure que la paresse alliée au génie pouvait faire
des merveilles... A conseiller sans hésiter.
les plus anciens...
Les musiciens de l'Harmonie savent aussi chanter... (surtout après le rosé de midi!)
Manu à la manivelle...
et les enfants sont conquis
le kitsch des derniers modèles clôture la visite
Ensuite, cap sur le Musée de la Lutherie, c'est à dire la fabrication des instruments à cordes, des violons traditionnels aux guitares
électriques de Johnny Halliday. Il n'y a que trois écoles de luthiers au monde, et celle de Mirecourt est la plus réputée. Dix candidats du monde entier y sont acceptés chaque année pour une
formation longue de huit années.
la plus grande contrebasse du monde vous accueille au
centre du musée, les enfants ont apprécié de pouvoir entrer dedans!
Le fond super mimi est de la formidable Del4yo que tant de talent dans
une seule fille c'est pas possible, avec sa gentille autorisation, va sans dire. Des bises, Delphine.
La photo du ciel, bien sûr, elle est des Papadoums.
La totale maîtrise (ahem) du CSS c'est bibi aussi. Mauvaises langues, va.