Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /2010 06:00

 

2010 043

Par La Famille Papadoum - Publié dans : Les voyages des Papadoums
Voir les 0 commentaires Partager    
Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /2010 18:00

Je suis une fille faible. Je cède aussi facilement à la menace qu’à la flatterie. En vrai, j’aime vivre en paix, c’est tout. Alors comme Alorom elle faisait le siège de ma boîte à imelles et de mon tululu vintage depuis qu’elle avait appris que le frère du Lyonnais habitait dans le rayon de braquage de sa Ford intérieure : « si tu passes par C* sans me le dire, je laisse plus jamais mes hordes de points d’exclamation sur ton blog, et en plus je vais dire des gros mots sur celui de la Fée ! ». Ca rigoulait pas du tout, du tout.

 

Donc l’autre ouikaine, lorsque le Lyonnais et moi laissâmes notre progéniture en larmes bien contente de pouvoir se la couler douce chez Tata pendant trois jours sans personne pour leur courir sur le haricot du rangement approximatif de la salle de jeux et des chaussettes sales qui ont loupé le panier (n’est pas Tony Parker qui veut. Surtout quand on mesure moins d’1m10.), je fus implorée, suppliée, enjointe de livrer mon emploi du temps précis et concis.

 

Heureusement, pour ça, le Lyonnais est super fort. A environ 400 km de Lyon, il me dit : « Tu peux informer l’autre folle-dingue que nous serons à C* à 16h17 exactement. » J’informai. Nous fûmes en avance. De quatre minutes. Il vieillit, le Lyonnais. (Ou alors il roule plus vite qu’avant.)

 

J’appelai Alorom. « Nan mais C*, c’est la zone, on trouvera jamais de bière, je viens te chercher, on va picoler dans mon salon ! » Je lui dis : tu me laisses 5 minutes le temps de me changer, parce que là je suis en baskets et jeans boueux, tu permets, mais même une blogueuse pas influente elle a son honneur. Je fais à pied les 100 mètres qui me séparent du point de rendez-vous. Je n’ai vu sa tête que sur une photo poucrave, sombre et floue, mais je sais que c’est elle. La Liliputienne qui explore le parterre de narcisses, c’est Willow.

 

Je remonte les genoux derrière les oreilles, et je m’installe dans sa Ford intérieure. C’est même pas une Ford, en plus, mais je rends ici hommage au sens très sûr du jeu de mots qui craint et que j’adore d’Alorom. Cinq minutes et un avion de tourisme qui atterrit presque sur ma pomme, la voilà qui créneaute, enfin qui prévient avant de créneauter, dans son langage imagé entre tous reconnaissable : « Attention, je te préviens, je me pose comme un chien sa merde. » Comprends, pas, tout se passe bien, elle annonce : « C’est ici que je foire. Ma roue arrière va sur le trottoir, ça rate jamais, et je vais te dire, après 2356545 essais, je m’en fous. » Tout se passe comme annoncé. Je suis bluffée.

 

2010 041

 

J’ai l’air d’une géante à côté d’elle.  Elle est menue comme … comme… comme je sais pas quoi mais menue menue. Et déborde d’énergie et de grands gestes qui font clink-clinker ses bracelets en argent. Nous parlons. Saoûlons certainement son compagnon de jeux qui, poliment, se contente de se marrer en nous observant. On est gentilles, on lui pique pas sa bière.  Elle me montre des photos de ses grands, par ordre d'apparition: le Gros, la Blonde et le Graton. Willow n'est pas loin, elle m'observe et me fait des sourires de coquine. Tous les quatre plus beaux les uns que les autres. Une famille hétéroclite et heureuse de vivre.

 

Son salon rayonne, je ne sais pas si c’est le soleil qui inonde la pièce ou la présence étonnante de ce petit bout de femme rempli de sens, de générosité, d’humour, d’auto-dérision.

 

J’ai permission de 19 heures (nous avons encore plus de 500 km à parcourir ce soir là), je suis déjà en retard. Elle me ramène. Je lui présente le Lyonnais. Elle s’empresse de lui préciser avec les points sur les i qu’il a une femme formidable. Folle-dingue, je vous dis. Je l’ai même pas payée pour dire ça !

 

Nous nous quittons déjà et c’est déjà dur… Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour je m’endormirais la bouche ouverte et la bave dégoulinante tenterais de faire le lien entre l’Alorom virtuelle et l’Alorom de la vraie vie du soleil des Monts du Lyonnais. La même. Même si j’ai encore du mal à y croire.

 

 

Par La Famille Papadoum - Publié dans : Papadoums et compagnie
Voir les 0 commentaires Partager    
Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /2010 22:01

Bonsoir les gras,


A l'heure où le dilemme du maillot de bain commence à se poser dans les foyers moyens abonnés à ELLE, à l'heure où le choix du régime fait débat au coin du zinc, à l'heure où les portefeuilles s'allègent d'autant d'abonnements à des salles de sports où personne ne mettra les pieds plus de deux fois, faut que je vous avoue que j'aime plus que jamais naviguer à contre-courant, juste pour embêter la terr entière. (J'aime.)


Et ici, y a du level dans le contre-courant, comme on dit sur la netterie influente.


Or donc je reviens d'un ouikaine où on a fait que s'empiffrer, et là, vous me surprenez en flagrant délit de bagages pour le pays de la raclette, de la tartiflette, de la fondue au fromage, et accessoirement du planté de bâton artistique, alors que la netterie envisage l'épilation intégrale et l'affamation définitive.


Je sais, je sais. Pour la haïpe, on repassera.


C'est que j'envisage la reconversion, moi.


2010 04


Je vous laisse, je vais recompter mes rouleaux de PQ.

 

 

 

 

PS j'ai dû signer une décharge au Lyonnais pour qu'il accepte de prendre cette photo à l'insu de mon plein gré. "Après, qu'il me dit, tu viendras pas râler que t'avais pas ton gilet en lapin." C'est beau l'amour, moi je dis. On a de ces préoccupations, en ce moment, nous.




Par La Famille Papadoum - Publié dans : La vie des Papadoums
Voir les 0 commentaires Partager    
Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /2010 21:33

C'est lundi, même qu'il a l'air d'un dimanche, et que me voilà à la bourre, style on m'a piqué un jour de la semaine. Ca tombe bien didon, j'adore quand le lundi, on est au soleil ET en congé.


2010_04_062.JPG


Ceci posé, il me reste à ajouter qu'il faisait délicieux, avant de vous faire un top & flop éclair et de rejoindre le Lyonnais sous la couette.



Top: j'ai fait du vélo avec les deux grands aujourd'hui, rhaaa que c'est bon.


Top: j'ai aussi commencé les bagages pour le ski, rhaaa que c'est bon aussi. Le ski, moins les bagages.


Top: le Lyonnais et moi, on s'est faits un ouikaine en amoureux. Si on peut dire.


Flop: l'a fallu laisser la Demoiselle pour la première fois. Il y en a une des deux qui a pleuré, et pas celle que l'on croit.


Flop: trois mille kilomètres en voiture et en trois jours, ça use, ça use. Enfin, surtout celui qui conduit... la passagère, elle, n'a pas du tout perdu sa dignité en dormant la bouche ouverte.


Flop: l'a pratiquement fait que flotter.

 

Flop: la miellerie était fermée.


Top: on en revient la tête pleine de projets fous, fous, fous. Superstition oblige, je dévoile tout quand ils se concrétisent un peu. En attendant, je vais me contenter de passer des nuits blanches à cogiter.


Top: le blog bonne humeur (et gros mots) à découvrir de la semaine, c'est celui de ma copine Alorom (pouêt). Et cette semaine, promis, je vous raconte comment ce dimanche j'ai fait la connaissance en vrai de vrai d'Alorom, de son camarade de jeux et de Willow.

 

Flop: ma copine Dgina qui vit des moments très difficiles ces derniers jours. Ma belle, nous pensons bien fort à toi. Parce qu'ici on aime rigoler, mais on peut aussi partager la tristesse et la souffrance.

 

Top: à propos de souffrance, j'ai une belle-soeur Courage, et à elle aussi nous pensons bien fort.

 

Top: la Demoiselle qui dit clairement "Ma-man" jeudi soir, à quelques heures de l'abandonner lâchement pour trois jours, histoire de bien me culpabiliser jusqu'au trognon.

 

Top: la Demoiselle toujours, qui a jugé bon d'en profiter pour nous sortir deux molaires (je signale quue sinon elle n'avait jusqu'ici que quatre dents et deux micro-pointes).

 

Top: top compte quintuple, Tata qui nous a gardé les Petits Papadoums un ouikaine de Pâques, en poussant le dévouement jusqu'à la chasse aux oeufs dans le jardin.

 

Top: la Fée qui écrit ses articles, les publie et répond aux commentaires en totale autonomie. Je sens qu'on va bien rire...

 

Top: le Pirate qui fait des additions "sans les doigts"

 

Top: le thermomètre de la piscine indique 24 degrés... A 25, on plonge.


 

Bonne semaine les lapinous!

 

Et un petit coucou à Alba (pouêt)  demain pour voir si le lapin de Pâques avait mis son ciré en Bretagne...


Par La Famille Papadoum - Publié dans : Le ciel des Papadoums
Voir les 0 commentaires Partager    
Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /2010 22:14

Je gagne jamais rien. Donc quand Sophie L. a décidé d'organiser un concours sur rien, je me suis dit que c'était pour moi. J'allais forcément gagner. Mais y a rien à gagner, qu'elle me dit. Eh bien, tant mieux, puisque je gagne jamais rien!


Je n'allais rien laisser au hasard. Participer, et c'est tout. Ce soir, rien à l'horizon, j'ai tout mon temps. Rien à me reprocher, y a foot à la télé. Allez donc, un concours sur rien, ce n'est tout de même pas rien! Et si je remporte tout, cela ne fait rien, on va pas en faire tout un fromage non plus.


Je décide donc de faire comme si de rien n'était.


J'attends le tout dernier jour.


Je fais comme si ce concours comptait pour rien, comme s'il ne me disait rien. Dans ma tête, fomente doucement l'Eloge du rien. Peut-être cela ne vous dit-il rien. Mais je tente le tout pour le tout. Un  rien m'amuse. En un  rien de temps, j'écris un petit texte de  rien du  tout.  A coeur vaillant rien d'impossible. Je ne fais pas ça pour rien. Sophie L. est gentille comme  tout. Oh, elle n'est en  rien comme tout le monde. Elle fait danser  tous les mots. Elle a décidé de démontrer sa  toute-puissance bloguesque.


Et nous, petites choses de  rien, lui pardonnons  tout. Toute peine méritant salaire, elle devrait atteindre son objectif  tout à fait machiavélique: recueillir  tout plein de liens. Faire courir le  tout-Paris. Avec un concours sur rien, avouez que c'est tout de même fortiche. A  tout  seigneur,  tout  honneur: c'est  tout  Sophie L. de nous pondre un concours comme ça sur  rien .

 


SOPHIEL.jpg

 

Mais tous   les chemins mènent à Rome, hein. Et puis, tous   les goûts sont dans la nature. Si j'ai envie de gagner rien, après tout , c'est mon affaire. Tout vient à point à qui sait attendre. Et tout est bien qui finit bien.

 

 

La nuit, tous les chats sont gris. Pourrez-vous reconnaître l'intrus parmi tous ces liens?

 

Par La Famille Papadoum - Publié dans : Le fourre-tout des Papadoums
Voir les 0 commentaires Partager    
Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /2010 21:11

2010_03_138.JPG

Une journée qui commence sous des trombes d'eau à rester sous la couette. Il fait noir, en plus, et les cuicuis de l'éveil-lumière n'arrivent pas à donner le change. Et puis, finalement, dans cette semaine qu'on nous annonce toute pourrite, un grand coin de ciel bleu rien que pour nous.

Allez, je sais maintenant que vous êtes nombreux à l'attendre, le top & flop du lundi (mais continuez à me supplier, j'aime ça!), on y va pour un lundi de plus.


Top: Fleur de Sel qui va mieux. Doucement, mais mieux. Cette petite est une sacrée nature, nous dit sa maman, sans se douter qu’elle a de qui tenir…

Top : ça compte dans les tops, quand il arrive un truc trop trop chouette à une amie très chère, même qu’elle a énormément bossé pour ? Ca compte dans les tops.

Top : le soleil qui est parvenu à chasser la pluie. Il a du mérite, parce que c’était pas parti pour, vu ce qu’il tombait ce matin encore.

Flop : la Japonaise encore en réparation aujourd’hui. Ce coup-ci, elle est blindée de partout, il ne peut plus rien lui arriver. (Mode méthode Coué ON.)

Flop : la nouvelle coupe de cheveux de la Demoiselle. A une frange bien droite en haut du front. Moderne, paraît-il. Je savais pas que Jeanne d’Arc est à nouveau hype. (Bon sur les côtés et derrière, elle est toujours pleine de boucles blondes, je rassure tout le monde). Du coup, bonjour la couette salvatrice (merci Tata).

2010_036b.jpg

Flop : mal à l’épaule, symptôme de fatigue et de stress. Heureusement, cette semaine ne compte que quatre jours en Germanie, comme la suivante.

Top : le nouveau grand projet qui nous anime, un peu totalement fou, mais c’est tellement bon de rêver.

Top : la Demoiselle qui veut manger toute seule. Bon, ok, qui refuse de manger si elle ne peut pas manger toute seule. Et de la main gauche, s’il vous plaît. La machine à laver menace de se mettre en grève illimitée (pourtant c’est pas une marque française) (je sens que je vais encore me faire des amis ce soir), mais c’est qu’une rabat-oij.

Top : le Pirate, qui parle en abrégé, et ça nous éclate. Ca donne : «Mam', je vais déjà dans la voit’ », ou « je sors la confi’ du frigo », ou encore « tu peux m’aider à monter mon hélicop’ »

Flop : BigBoss, ou comment détruire vendredi plus de onze ans de motivation en quelques phrases assassines. J’ai dit TDC, parce qu’on ne dit pas de gros mots ici. La Mère Joie m’a dit « Le bouffon ! » et ça m’a fait rire.

Top : avoir une baignoire whirlpool. Ou comment chasser les idées noires à grands coups de bulles, et sans mal de tête.

Top : le Kili Team, ou du moins une partie, qui s’est inscrit à la marche Nancy-Metz, 69 km à pied le 8 mai. Reste à vous entraîner un chouïa, les gars…

Flop : les couples qui se défont dans notre entourage et se refont mais pas dans le même ordre, passée la tristesse, ça fait toujours un peu bizarre…

Top : une nounou et des amis formidables, ce sont ceux qui vous prennent votre marmaille pendant que vous courez la campagne très très loin un ouikaine de Pâques.

Flop : vu que vous courrez la campagne très très loin sans les enfants le ouikaine de Pâques, y aura pas de chasse aux œufs cette année. Toutes façons, va pleuvoir. Et comme ça, on devra pas leur dire que non, ce ne sont pas les poules qui pondent les noeufs en chocolat. Ce sont les lapins. Parfaitement.

Top: l'heure d'été. Qui nous fait rester un peu dehors le soir. Du coup, j'ai revu ma voisine que je n'avais pas vue depuis avant Noël. Et elle aime mon gilet en lapin. Quelle belle journée.

Top: le Pirate qui insiste pour sortir les poubelles lui-même. Et qui est trop fier que son papa ait pris le tigivi, aujourd'hui. Un rien lui suffit, à cet enfant, et c'est joli.

Top: le lapin de Pâques est passé dans ma boîte aux lettres. C'est signé Tonton Carabistouille et Tata Anne, ça sent bon le pays et c'est miam. Non, les enfants, vous vous êtes déjà lavé les dents. Quel dommage!

2010_037b.jpg


Top : y en a une parmi vous qui me trouve « formidable derrière [mes] mots ». Je vais pas la contredire, surtout, même si j’ai toujours pas très bien compris. (Surtout, ne pas chercher à comprendre.)

Top : la naissance d’un bébé-blog de moins d’1m40, hier après-midi. Il est tout rose, il est tout frais, les gros mots y sont interdits, c’est le blog de la Fée (POUÊT) !

 

Bonne semaine à tous, mes lapins! Autorisation de crise de foie pour tout le monde!

Et demain on n'oublie pas chez Alba (pouêt) la magnifique carte de France  de la météo toute pourrite dans tous les coins sauf chez nous hahaha du jour!

 

 

 

Par La Famille Papadoum - Publié dans : Le ciel des Papadoums
Voir les 0 commentaires Partager    
Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /2010 22:04
"Maman, c'est quoi le sida?"

Merci l'eduknat, le 110 et les animateurs télé portant le ruban rouge d'avoir mis cette question sans sa réponse dans la mini caboche de ma fille de pas neuf ans, qui choisit bien sûr un retour de journée de travail pourrie de chez pourrie, à peine grimpée dans la voiture, pour me la poser, à moi. Pourquoi moi, d'abord?

Une micro-seconde de réflexion. Comment, très vite, bâtir une réponse qui en dira assez mais pas trop? Un coup d'oeil dans le rétro me confirme que le Pirate attend lui aussi ma réponse avec impatience. Il s'en fout du sida, lui, mais sent bien au ton que sa soeur a utilisé et à la micro-seconde d'attente de trop qu'on va encore parler de zizi ce soir, son grand trip du moment.

"Une maladie très très grave. Qu'on peut soigner, mais pas guérir encore. On peut en mourir si on ne se rend pas compte qu'on l'a et qu'on ne se soigne pas." C'est cool, trop fastoche, il y a quelques années j'aurais dû lui dire qu'on en mourrait à tous les coups, aucune chance, et que bonjour le pestiféré.

Virage à gauche, à 800 mètres la maison. Tranquille. Fierté de la mère qui a assuré grave. Coup de grâce de ma progéniture, évidemment.

"Comment on l'attrape?"

Micro-seconde de réflexion à nouveau. Ne pas en dire trop. Juste assez.

"Par le sang, et... " Trop tard.
"Et par les relations sexuelles sans préservatif." Purée, qu'est-ce qui m'a pris à moi. Instant d'hésitation.
"Tu sais ce que c'est un préservatif ma chérie?" Foutue pour foutue, hein...
"Non."
 Evidemment. Mais pourquoi l'eduknat n'a pas appris à ma fille ce qu'est qu'une capote? Ah oui, parce qu'elle n'a pas neuf ans. Evidemment.
"Bon, ben, ma chérie, on est arrivés, là, je t'explique ça ce soir dans ton lit, okeye?"

Devinez qui oublierait son nez s'il n'était pas bien accroché, mais qui ce soir là n'oublia rien du tout?

Faites des gosses.

avatar Fée



Par La Famille Papadoum - Publié dans : Les Petits Papadoums sont merveilleux
Voir les 0 commentaires Partager    
Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /2010 21:34
Ca faisait longtemps, oui, je sais, est-ce ma faute aussi si le temps file à cette allure?

Alors aujourd'hui, dans notre top rubrique que la netterie mondiale enrage de ne pas avoir imaginée avant nous, nous avons le plaisir (oui, j'ai décidé de parler en "nous", appelez-moi Roxane XIV, non en fait, c'est parce que je + vous = nous, va falloir penser à revoir vos basiques conjugaisonniens), or, donc, disais-je, avant que le virus de la parenthèse intempestive (ça se voit, là, que l'homme est parti faire du sport et que j'écris sans parasite auditif ou visuel?) ne m'assaille violemment, or donc, nous avons le plaisir d'accueillir Aude aujourd'hui.

aude-2.JPGAh dites donc, Aude est venue accompagnée. C'est son mari, Guillaume. Aude est évidemment très belle et bavarde à point pour être membre d'honneur de ce blog comme à peu près tous ses lecteurs (les autres, ils sous-marinent, sont trop timides pour nous faire un kikoo lol de temps en temps, c'est à peu près désespéré je crois). Elle habite la région bordelaise (oui, mais Auuuuuuuude, la ville ou les champs? hein? ), mais est lyonnaise d'origine ("comme Monsieur Papadoum", précise-t-elle, histoire de flatter la bête).

Elle est ingénieure informatique (conception/développement de logiciel) et Guillaume travaille dans l'aéronautique. (Genre ça vous pose tout de suite, hein. On va peut-être parler d'autre chose, mmmhhhmmm?). Ils ont deux "magnifiques" (c'est elle qui le dit, mais je confirme, j'ai un faible pour la bouille du cadet, j'avoue) petit garçons, Arthur, juste deux ans, et Samuel, presque 6 mois.
Avec Guillaume, ils travaillent en décalé, un qui commence tôt et qui récupère les garçons à la crèche le soir et l'autre qui les emmène à la crèche le matin et qui rentre plus tard le soir, en alternance.




Allez zou, c'est parti, assez papoté, c'est Aude qui nous raconte sa journée, une journée où elle emmène ses fils à la crèche.

6h15 : bip-bip-bip… sonnerie du réveil très stridente et stressante, mais sinon, ça ne me réveille pas ! J’appuie sur le réveil et je me rendors…

6h24 : bip-bip-bip… sonnerie du réveil toujours aussi stridente… et toujours aussi stressante, mais sinon, ça ne me réveille pas ! J’appuie sur le réveil et je me rendors…

6h30 : « Bonjour, bienvenue dans Télématin… » la télé s’allume, il est vraiment le temps de se réveiller… j’émerge, j’essaie de me concentrer pour écouter la météo et les infos…

 

6h33 : bip-bip-bip… toujours encore cette sonnerie de réveil… mon mari se lève, il descend prendre son bol de céréales

6h42 : bip-bip-bip… cette fois, j’éteins le réveil pour de bon et je me lève. Je croise mon mari qui part dans la salle de bain.

 

6h45 : je sors mes affaires pour le petit déjeuner (tous les jours, je me dis que je gagnerais 5 minutes si je préparais tout ça la veille au soir… mais bon…) Me voilà assise devant mon bol vide… j’allume la télé sans la regarder… Deux ou trois tartines de pain aux fibres légèrement grillées avec un peu de beurre salé… un grand bol de café ou de chocolat, ça dépend des jours et de l’inspiration…

 

7h00 : je prépare mon sac avec mon repas du midi.

7h05 : je prépare le biberon du grand et celui du tout petit… je les aligne sur la table basse du salon.

7h10 : je prépare le sac des garçons pour la crèche

7h15 : je croise mon mari qui enfile ses chaussures et son manteau pour partir au boulot, un bisou et je file dans la salle de bain

7h30 : habillage en vitesse, on est encore dans les temps… mais faut pas trainer !

 

7h40 : je rentre doucement dans la chambre du tout petit… j’allume la petite lampe au coin de la table à langer… il commence à bouger (ou pas…), il s’étire pendant que je lui dis des mots doux à l’oreille.

7h43 : changement de couche et habillage du tout petit.

7h48 : je descends dans le séjour, j’installe le tout petit dans son transat (en général, il se met à hurler de faim à la seconde où je le pose !)

7h49 : je remonte en vitesse pour m’occuper du grand, pas besoin de le réveiller, le tout petit s’en est déjà chargé ! On enfile la robe de chambre, les chaussons et on redescend.

7h51 : on n’oublie pas de fermer la barrière de l’escalier (on sera content plus tard d’y avoir pensé à ce moment là !)

7h52 : je pose le grand sur le canapé, je lui tends son biberon (j’attends bien le « merci » avant de le lâcher, ya pas d’heure pour l’éducation !)

7h53 : j’attrape le tout petit, son biberon et c’est parti…

7h59 : le grand a fini son bib, il descend du canapé et part retrouver son garage et ses voitures, son établi et ses outils… on est content d’avoir pensé à la barrière de l’escalier, sinon, il faudrait lui courir après maintenant !!

8h15 : ça y est le tout petit a terminé son biberon, fait son rot.

8h18 : j’installe le tout petit dans son transat pour la digestion.

8h25 : je lave les deux biberons

8h30 : j’attrape le grand et une (ou plusieurs) voitures ! On monte. Changement de couche (bien mérité, je ne fais pas de dessin !) On s’habille.

8h40 : inspection des troupes… en général, entre temps, le tout petit a garni sa couche ! je remonte avec les deux garçons pour le changer (je ne peux pas laisser le grand tout seul en bas… il n’est pas si grand que ça !!)

8h48 : ça y est, on est en retard… je charge la voiture : le grand, le sac de la crèche, mon sac repas, mon sac à main, le tout petit…

8h49 : on vérifie qu’on n’a pas oublié les doudous (sinon, on le regrette plus tard !)

8h52 : je m’installe au volant… zut… on est en hiver, il faut gratter le pare-brise ! j’allume le moteur et je sors affronter le froid et gratter le givre.

8h57 : on part enfin à la crèche.

9h00 : on arrive à la crèche, je décharge la voiture : le grand, le sac des garçons et le tout petit.

9h02 : on est tous à l’intérieur, j’ai réussi à délacer les chaussures du grand avec le tout petit et le sac dans les bras ! c’est fou tout ce qu’on arrive à faire d’une seule main !!!

 

je confirme que plus on a d'enfants, plus on est atteint du syndrome de la pieuvre!

9h03 : je pose le sac, je dispatche les affaires du grand et du tout petit dans leurs placards respectifs, petit briefing des filles sur la nuit et le début de matinée des garçons.

9h07 : un dernier bisou au tout petit, un au grand, puis un autre et encore un autre…

9h10 : le grand a bien voulu me laisser partir, je monte en voiture et je pars pour le boulot.

9h12 : je retrouve les bouchons sur la rocade… j’avance lentement mais sûrement en direction du bureau.

9h35 : j’arrive sur le parking du boulot. Tout le monde (ou presque) est déjà là, je suis garée au bout du bout du parking !

 

9h40 : je pose mon sac, mon manteau sur mon bureau.

Tiens, on dirait ma journée, jusque là. (Sauf que moi c'est une heure plus tôt.)

9h42 : pause café avec ma collègue qui est déjà arrivée au boulot depuis plus d’une heure.

9h50 : je peux commencer à bosser !

 

Journée de boulot non-stop… (repas sur le coin du bureau devant l’ordi)

 

19h00 : je traverse tout le parking de la boite pour retrouver ma voiture qui est toute seule tout au bout.aude-1.JPG

19h02 : je retrouve les bouchons sur la rocade…

19h30 : j’arrive à la maison. Le petit dort depuis son retour de la crèche, le grand vient de finir son bain avec mon mari.

19h35 : je prépare le repas puis on se met à table tous les trois.

20h00 : le grand joue un petit moment, ce qui nous permet de discuter deux minutes mon mari et moi.

20h15 : on monte coucher le grand. On lit une histoire.

20h25 : extinction des feux dans la chambre du grand.

20h30 : je prépare les affaires pour faire le bain du tout petit

20h40 : j’allume l’ordi et je lis mes mails pendant que mon mari réveille le tout petit et joue un peu avec lui

20h45 : on fait le bain du tout petit, on profite de ce moment rien que tous les trois.

21h00 : je donne le biberon au tout petit pendant que mon mari va débarrasser la table en bas et tout mettre dans le lave-vaisselle

21h30 : on couche le tout petit, extinction des feux dans sa chambre

21h35 : je descends laver le biberon du tout petit

21h40 : je remonte dans le bureau, je fais un petit tour de la blogosphère et des sites de ventes privées.

22h00 : je me couche (zut, j’ai encore oublié de sortir les affaires du petit déjeuner avant de me coucher, tant pis…) j'allume la télé sur BFM pour avoir les infos du jour et je mets environ 3 secondes à m’endormir... sans avoir eu le temps de voir le flash en entier !

 

 

C'est ce que j'appelle une jolie organisation pour que tout le monde s'y retrouve! Une journée de maman bien remplie, mais aussi bien secondée. Bravo! Et merci Aude pour ta participation.

 

 

Alors les petits zamis, l'heure est grave, la boîte à Journée des Villes, Journée des Champs est vide, ça craint du boudin. Avant que je ne désigne des volontaires, ce serait chouette qu'ils se manifestent tous seuls en m'envoyant leur texte là (pouêt). Je rappelle que tout le monde est le bienvenu, maman ou pas, fille ou garçon, jeune ou moins jeune, blogueur ou pas. Que le principe est de me parler un peu de vous, de me raconter une journée, peu importe la forme du texte. De me dire si c'est une journée des villes, ou une journée des champs. De joindre une ou plusieurs photos qui parlent, même sans montrer, de vous.

 

Et pour retrouver tous les témoignages de cette top rubrique, on pouête ici.







Par La Famille Papadoum - Publié dans : La top rubrique des Papadoums
Voir les 0 commentaires Partager    
Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /2010 16:15
2010 034


Tout vient à point à celui qui sait attendre. Ce matin, un ciel blanchâtre et indéfinissable, qui te passe l'envie de sortir de sous la couette. A midi, quelaques trous de bleu. En fin d'après-midi, le bleu a gagné la partie!

Sans plus de préambule, le petit top & flop que tout le monde attend...

Flop: au coeur de toutes nos pensées, la toute petite Fleur de Sel se bat contre un tas de vilains méchants crobes dans une chambre de réanimation pédiatrique de Paris. Courage petite fille, depuis quand une Bretonne, même demi, se laisse abattre, hein?!

Flop: fatigue chronique. Ce blog semble à l'abandon, ou presque, même pas vrai: je dors, mais je ne vous oublie pas. Il n'a que le chocolat pour me tenir à peu près éveillée au bureau, et ça craint du boudin.

Flop: samedi, la seule chose chouette qui me soit arrivée, c'est une ventröe de cuisses de grenouille grillées, avec des amis. Vu l'ampleur du désastre de la journée, j'ai même pas eu honte pour nos amis les batraciens. En même temps, pour les vaches, j'ai pas trop honte non plus. Et je vais pas passer mon temps à prévenir tous les petits agneaux qui courent dans les prés de ce qui va leur arriver dans moins de deux semaines.

Flop: la Demoiselle ne s'exprime pratiquement plus que par grincements TRES sonores. Ce qui limite grandement la conversation, je vous fais pas dire. Y compris celle des adultes. Mais en attendant, elle est quand même super mimi, surtout quand elle vient réclamer sa part de bisous.

Flop: je suis définitivement une mère indigne. Cette nuit, je ne sais pas à quelle heure, (ce qui donne une idée de l'état avancé de mon coma) mais certainement indue, la Fée m'a réveillée en disant qu'elle avait mal à une oreille. Totalement dans les vappes, je l'ai renvoyée dans son lit en disant que je n'y pouvais rien. Un peu honte quand-même, après coup.

Flop: le score du FN aux régionales. Puis, si on fait le calcul, le fait que la gauche, victorieuse donc, représente en fait un quart des habitants du pays, à peu près, si on considère qu'elle a obtenu un peu plus de la moitié des voix des 52% de votants. Ni de gauche ni de droite, mais comment dire... pas représentatif, ça vous va?

Flop: qu'on me dise pourquoi les chaussures choisies par mes enfants ne sont plus jamais disponibles dans leur pointure? Et que quand je leur promets de les trouver sur le net, le seul modèle introuvable est évidemment celui qu'ils ont choisi?

Flop: mais c'est quoi tous ces flops qui fleurissent insidieusement comme ça, hein? Allez zou, on inverse la tendance fissa, sinon on va se déprimer son lectorat.

Top: y a des lundis bonnes nouvelles où tout, même les projets les plus fous, semblent possibles, et ça c'est chouette.

Top: J-17 avant les vacances au ski. Par là même, J-16 avant le concert d'Indochine. Hiiiiiiii. (Je suis midinette quand je veux).

Top: j'ai reçu le super tish Norton annoncé. Comme quoi c'est faux que je gagne jamais rien, je gagne quand y a des cadeaux pour tout le monde, c'est tout. Donc, chose promise chose due, va falloir que je fasse une séance photo de modasse. Et à propos de concours, z'avez pensé à voter pour les Papadoums
là (pouêt) ?

Top: le blog sourire de la semaine, c'est celui de Sophie L et son concours de rien du tout (re-pouêt). On devrait en reparler ici très bientôt, parce qu'évidemment, je participe, vu que je gagne jamais rien, j'ai toutes mes chances!

Top: la semaine dernière, je suis allée DEUX FOIS à la gym. La seconde, c'était un cours de pseudo step. J'hésite encore à vous raconter, de peur de perdre le peu de crédibilité et de dignité qu'il me reste sur la netterie internationale.

Top: cet article du ELLE de cette semaine sur les conditions dans lesquelles les femmes accouchent en Ouganda. Je n'ai pas encore eu le temps de lire l'article, mais ce sujet me tient énormément à coeur depuis que j'ai vu des nouveaux-nés sur les trottoirs de Tananarive...

Top: il y a un coeur qui bat derrière l'interphone du parking centre ville de Thionville. Qui ouvre la barrière quand je lui dis, aussi incroyable que ce soit, que j'ai perdu la carte avec laquelle je suis entrée en cinquante mètres parcourus à pied. Certes, avec un bébé dans les bras, et deux grands poussins qui suivent. Mais quand-même. Je vous dis, samedi c'était la loose totale.

Top: le Pirate qui ne moufte pas lors de sa prise de sang. Fierté maternelle qui m'a coûté deux croissants au chocolat juste après, mais je vais pas mégoter.

Top: le croûton du pain tout chaud, à 19 heures. Depuis quatre mois, nous avons une boulangerie à 4 kilomètres de la maison, et c'est une vraie révolution.

Top: à l'heure où j'écris ces lignes en direct d'un atelier clandestin du Grand Capitam (parce que ce soir, j'ai l'intention de dormir, qu'on se le dise), le soleil vient de m'éblouir la rétine gauche. Un regard en arrière: plus un seul nuage dans le ciel! Ah merveille du printemps. Je reprendrais bien un peu de chocolat, pour fêter ça.

Top: parce que chaque soir le ciel nous offre un festival, encore une petite photo pour la route.

2010 035


Comme d'habitude on file chez Alba voir les jolis ciels de toute la France dès demain.










Par La Famille Papadoum - Publié dans : Le ciel des Papadoums
Voir les 0 commentaires Partager    
Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /2010 19:00
Ca faisait longtemps qu'on n'en avait plus parlé de celle-là. c'est que c'est pas franchement la saison, même si tous les espoirs sont permis quant à une remontée de la température extérieure autour des dix degrés, ce qui nous permettrait d'inaugurer la saison du plouf...

On avait lâchement abandonné le chantier pour entreprendre celui de la chambre de la Fée, mais avec courage et détermination, et surtout un peu d'aide, le Lyonnais s'est attaqué à l'isolation des murs de la pièce.

2010_0215.jpg
(Comme toujours, on a choisi la facilité.)

2010 032
(Comme toujours, un petit coup de main est le bienvenu.)
(Je pouvais pas, j'avais piscine activité repassage.)


Edit: Pour nos gentils amis qui nous ont rejoints ces derniers mois, tout l'historique du chantier, avec un tas de photos, de sueur, de découragement, de bobos partout, mais surtout de joie et de ploufs, c'est là (pouêt).
Par La Famille Papadoum - Publié dans : La piscine des Papadoums
Voir les 0 commentaires Partager    

  • : Les Tribulations de la Famille Papadoum
  • Les Tribulations de la Famille Papadoum
  • : La vie à la campagne, c'est pas toujours de tout repos. Chez les Papadoums, il se passe toujours quelque chose.

La déco des Papadoums

Le fond super mimi est de la formidable Del4yo que tant de talent dans une seule fille c'est pas possible, avec sa gentille autorisation, va sans dire. Des bises, Delphine.

La photo du ciel, bien sûr, elle est des Papadoums.

La totale maîtrise (ahem) du CSS c'est bibi aussi. Mauvaises langues, va.
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés