Bon ça c'est le ciel de 21 heures, quand je suis rentrée du boulot. Bah oui, les temps sont durs. Sinon, on aeu droit à du joli bleu tôt ce matin, et puis du blanc pâlichon pas bien sympa. Passons.
C'est pas que j'ai la pression, moi, ce soir. Paraît que dans les rangs du fond, on ne réclame que des tops, et pas de flops pour cette semaine. Nan mais vraiment j'te jure, hein. Puis à y réfléchir, c'est vrai que la Papadoum attitioude, elle s'est un peu fait la malle ces derniers temps. Alors qu'ici, que diable, la rigoulade c'est du sérieux, mildiou.
Alors c'est parti pour un super top & flop qui ne contient exceptionnellement que des tops. On aura tout vu, et tu m'y reprendras pas toutes les semaines, hein.
Top: le mail de Papa-Touille suite à l'article de ce matin. Il a pas trouvé le bouton des coms. Il a fait son
timide, mais c'est pas grave.
Top: dans dix jours, réunion de famille pour fêter ça. Je suis contente, je vais voir mes neveux, aussi, que je ne vois pas grandir.
Top: je rentre tard, certes, ce soir, mais les Petits Papadoums tout chauds à embrasser dans leur lit, c'est bon aussi.
Top: surtout que la Demoiselle était en plein déshabillage de turbulette en loucedé, et que donc pur détourner l'attention elle m'a fait un vrai gros câlin de course.
Top: qu'après on a été faire des roulés-boulés sur le lit de la Fée. Le Pirate, lui, pionçait
dur...
Top: et qu'encore après j'ai pu manger une mousse au chocolat comme dîner en toute impunité.
Top: les insomnies, quand on dort pas depuis trois heures du matin, ça permet de voir le soleil se lever.
Top: aussi d'aller accrocher le linge vers six heures et de respirer l'air frais du matin.
Top: et de préparer avec amour sans rien oublier le pique-nique du Pirate qui partait en sortie de classe.
Top: la cortisone (parce que ma vertèbre cervicale, donc mon épaule, me lâche à nouveau), ça te fait tenir toute la
journée même après une nuit de quatre heures. Positivons, on a dit.
Top: le blog à découvrir de la semaine, c'est celui d'Evy (pouêt), working-maman de trois bambins dynamiques. Forcément, ça me parle.
Top: la nouvelle boutique Lili & Co, Galerie République, à Metz. Des jolis vêtements pour enfants des grandes marques qui nous font craquer dans un endroit de perdition de la CB une boutique pensée pour eux, aérée, colorée, avec un super chouette coin enfants protégé des regards de l'extérieur de sorte que les enfants n'aient pas envie de s'enfuir... bien pensé!
Top: on annonce le vrai printemps pour la semaine prochaine.
Top: et avec lui, la saison des chouilles avec un tas d'amis au bord de la piscine qui reprend.
Top: les blogopines, qui sont une sacrée bande de foldingues, capables de polluer une boîte aux lettres pros avec la
recette du lapin à la moutarde.
Top: le Pirate qui enfile les perles, on pourrait en faire un collier, faut que je vous raconte ça.
Top: la Demoiselle qui assure le spectacle à table, ou comment les bonnes manières ont un peu tendance à partir en nouille, ici...
Top: s'obliger à voir la vie en rose, forcément, c'est tout de suite plus mieux.
Top: cette semaine ne fait que quatre jours de travail, voire trois pour les chanceux (suivez mon regard vers l'autre angle du canaprout).
Top: ne pas savoir encore où nous partirons en vacances cet été, ça laisse la place à un tas de rêves.
Top: mini-bulot qui tape l'incruste.
Top: tondre la pelouse, et respirer les odeurs des herbes coupées, miam.
Top: la Fée, ravie d'être responsable de l'élevage de grillons de sa classe cette semaine. C'est vrai, quoi, le bonheur, c'est peut-être simple comme le chant des cigales?
Je te laisse une semaine pour méditer sur cette question hautement philosophique...
Longtemps, nous n'eûmes pas grand chose à nous dire.
Il apprenait à lire lorsque je tétais à peine le sein de ma mère. Lorsque ce fut mon tour de m'appliquer à tracer les a a a a a a sur mes cahiers d'écriture, il dessinait mieux que personne, la langue dépassant du coin de la bouche dans un effort de concentration.
Longtemps, nous n'eûmes pas grand chose à nous dire.
Je faisais semblant de m'intéresser aux poupées quand il transforma la cabane de jardin, ancien poulailler familial, en laboratoire de chimie. Je servis de témoin à ses fumées bleues, vertes ou roses, au bord du bac à sable dans lequel je faisais des pâtés qui ne l'intéressaient plus depuis longtemps. Il montait les côtes à toute vitesse quand j'apprenais à peine à pédaler plus de trois mètres sans tomber.
Longtemps, nous n'eûmes pas grand chose à nous dire.
Je jouais à la marelle dans la cour de l'école quand il prenait déjà le train de bonne heure pour la ville où il allait au collège. J'apprenais la joie d'avoir des copines à la vie, à la mort, quand il faisait ses premières expériences d'adolescent.
Quand ce fut mon tour de prendre moi aussi le train, il s'était envolé déjà pour l'université.
Il devint un pharmacien brillant, au terme d'un parcours sans histoires apparentes, je restai, à ma grande
frustration, sa "bête soeur", sobriquet qui me faisais hurler de rage devant ses copains. Puis il devint Monsieur Touille, dans le secret de sa cave, d'abord, dans son laboratoire,
ensuite.
Longtemps, nous n'eûmes pas grand chose à nous dire.
Mon ventre fertile s'arrondissait quand lui peinait à devenir père, Dame Nature lui refusant pendant longtemps le cadeau d'une vie, d'une descendance.
Longtemps, nous n'eûmes pas grand chose à nous dire.
Et pourtant.
Et pourtant c'était mon grand frère, et malgré tout, et surtout toutes ces années qui nous séparaient, il était là.
Des pièges dans le sable de la mer du nord aux descentes de folie à vélo sur les pentes des Ardennes, mes mains accrochées à sa taille et mes yeux fermés de terreur. Des barrages construits dans les ruisseaux aux feux allumés pour griller les châtaignes. Des descentes de la rivière en canot à ce jour où il me sauva la vie alors que je m'enfonçais dans un marécage. De ses copains qu'il me présentait à la première boîte de préservatifs qu'il mit à ma disposition, sans poser de questions. Des grands secrets aux grandes trahisons, aussi.
De ce jour où la micro nana qu'on voyait décidément de plus en plus nous l'enleva à ce jour d'été brûlant où elle
l'épousa, vêtue d'une robe qui n'allait qu'à elle seule et qui fit défaillir notre mère, et jaser la famille entière, avant de s'envoler pour Tahiti.
De ce jour d'octobre 2002 où il répara mon âme en même temps que mon appartement. De ce trajet à trois adultes et un maxi-cosi où trônait la Fée de quatre mois dans sa Smart à ce jour où je le vis pour la première fois père, scellant une trève finale, un pont entre nos parcours.
Cinq ans nous sépareront toujours, mais quand on grandit, cinq ans, ça devient tout petit.
Papa-Touille a aujourd'hui quarante ans.
Joyeux Anniversaire, mon grand-frère.
Copaiba, c'est lui, et c'est par ici (pouêt).
(Non, il ne se coiffe toujours pas.)
(Ta faute, aussi, envoie-moi une photo moins pourrie, hein!)
Soixante-six kilomètres.
Il a marché soixante-six kilomètres ce samedi 8 mai pour participer à la 26ème édition du "Nancy-Metz à la marche".
S'est levé à 3 heures du matin, et avait déjà parcouru une vingtaine de kilomètres quand trois des quatre autres Papadoums ont émergé de leurs plumes (la quatrième prenant son rythme de croisière du lever à midi).
Et comme on est un fan-club sans pareil pour notre Lyonnais préféré, nous l'attendions évidemment quand, après treize heures de marche, il a franchi la ligne d'arrivée sous les applaudissements, comme 1800 de ses compagnons, plus ou moins fourbus.
Besoin de dire qu'on est trop trop fiers de lui?
Etat de la bête à J+24: c'est énervant, très énervant, même, il est en pleine forme.
Le dernier ouikaine d'avril, les fermes en Moselle se mettent en mode "fête". On brique les cochons, met un noeud rose aux ânons, peigne les chevreaux, épouille les lapereaux, bref tout le monde se met sur son trente-et-un. J'aime bien y emmener les Petits Papadoums, même s'ils savent que le lait ne pousse pas en briques carrées depuis longtemps, rien qu'à l'odeur répandue certains jours au Village par les quatre fermes de la rue, ça fait toujours une sortie super chouette, genre l'imagier de la ferme mais en vrai avec les bruits des animaux qui ont eu le droit de sortir de la boîte à meuh.
L'autre dimanche, nous avons visité deux fermes de la région.
La première, le matin, plus déguisée en attrape-touristes au porte-monnaie bien rempli, a permis aux enfants de faire un tour de poney d'au moins 34 secondes (deux euros) et à moi de dire au Pirate qu'on était là pour voir les vrais canards, pas ceux en plastique de la pêche (deux euros). Si on moins on avait gagné des poussins, ça aurait pu être drôle, en rentrant à la maison avec les bestiaux. A chaque bêtise, j'aurais pu menacer les enfants: Attention, si vous n'êtes pas sages, on bouffe Caliméro demain au dîner!
Bon on a vu des cochons qui avaient pas l'air étonnés de nous voir, même pas ils nous on fait un grrrouiiik de bienvenue, nan mais tout se perd, vraiment. Quelques veaux, vaches, cochons, couvées, et puis surtout un chevreau qui venait tout juste de naître, devant une meute d'enfants mi horrfiés par le spectacle, mi fascinés... Ca se mange du chevreau?
Bon après ça, on est rentrés se reposer de tant de bestialité à la maison. Parce que, l'après-midi, nous avions
rendez-vous avec du vrai, du lourd, de la ferme en grand et en dehors du monde, nous étions invités chez nos copains Félicia, enceinte jusqu'au cils du petit troisième, et Benoît, à la ferme de
Fresnois.

Là, c'est la douceur de vivre, le monde s'est arrêté pour écouter le blé
pousser. Même la Demoiselle avait bien compris le principe: tu laisses papa boire des bières et maman manger du gâteau en pipelettant avec la Zabineuh et la Fééééliiii s'instruire tranquillou, tu vas jouer avec les copains, aujourd'hui tu es LIBRE. Elle a
très bien intégré le concept, je dois dire. On l'a pas vue de l'après-midi. Je l'ai retrouvée noire comme un petit cochon, signe absolu des enfants qui s'éclatent.
Pour faire les ceusses qui sont pas venus que pour se mettre le fondement sur une chaise et voir la vie du bon côté, comme si soudain le temps s'était bloqué sur dimanche, on a rendu une petite visite aux bestiaux motorisés dans leur étable.
Ah, des bien belles bêtes. Je vous mets la Demoiselle qui mesure à peu près 80 cm juste à côté comme étalon. Evidemment, comme par miracle, on a réussi à décoller le Pirate du baby-foot cinq minutes, le temps de le faire monter dans la moissonneuse-batteuse, un grand moment!
Et puis j'ai eu le choc de ma vie. J'ai trouvé, d'un coup d'un seul, ma vocation, sans rien avoir cherché, sans m'y
attendre. La révélation. J'ai nommé l'élevage d'escargots. Un peu dégueu, mais attends, tu vas voir.
D'abord ça se mange.
Déjà un bon point.
Et avant ça, c'est LE truc du feignant absolu. Juste fait pour moi je te dis.
Le truc genre, que tu les ramasses et tu les fous six mois à roupiller. Ensuite, t'allumes la lumière, et tu lui demandes gentiment de forniquer. Bon, comme l'escargot est pas contrariant, mais lubrique et baveux, il s'exécute (mais lentement, hein, faut pas pousser). Ensuite tu lui donnes des pots de terre, il te pond ses oeufs , et toi, peinard, t'attends à peu près deux semaines qu'ils éclosent. Dans chaque oeuf, un escargot tout bien fait tout fini, prêt à ramper, la coquille sur le dos et les petites antennes dehors (ça laisse rêveur, je vous dis). Juste microscopique, mais c'est un détail. (Juste que du coup c'est pas très photogénique.)
Bon tu le laisses un peu bouffer de la farine, et, parce que t'es pas vache, t'attends qu'il ne gèle plus dehors, et tu le balances dans le colza, hop. Tu mets des planches en tipi pour qu'il puisse se planquer quand ça chauffe, et t'arroses tous les matins. Et l'escargot, il a qu'à bouffer pendant que toi tu fais rien pendant six mois. Au bout de six mois, Louis Bodin annonce qu'il va geler, et là tu te magnes d'aller les cueillir (ça court pas très vite, tu te fatigues pas trop), parce que ce serait gâcher, ils sont magnifiques et tout bien gros comme il faut. T'en gardes quelques-un pour les laisser se reproduire, et les autres, bah tu les prépares, genre: ébouillantage, lavages, surgelage, cuisson de deux heures, beurrage, remisage dans coquillage, surgelage, vendage au marché de Noël le plus proche.
Puis tout le monde il refoule du goulot et on rigole bien. Au final, t'as bossé deux semaines sur l'année. Je veux.
Ah tu vois que c'était super instructif. Je disais pas ça pour rigoler qu'est-ce que tu crois. Qu'on peut pas causer
sérieux ici deux secondes?
Bon la Demoiselle, quand elle en a eu marre de faire papouille aux lapins et de répondre à l'autre abruti de
Léoooon, elle s'est trouvé un super baby-sitter en la personne toute désignée de son parrain Manu Emmaaaanouel (sinon on se fait engueuler par
la Zabineuh), qui lui a bien expliqué que non, on ne pouvait pas déterrer les asperges tout de suite. Il lui a même déniché un tracteur à sa taille, didon.
Je vous ai gardé le meilleur pour la fin. Enfin, le meilleur, celui-là il se mange pas, attention, sinon je crois que la Fée elle mord.
Le meilleur, ou plutôt la meilleure, c'est Saline. Saline venait d'avoir un bébé quelques jours avant, et avait déjà retrouvé sa jolie ligne élancée.
Le joli poulain cherchait encore un prénom, c'est l'année en A il paraît. Bon nous on lui a cherché des tas de prénoms, et lui il nous a prêté sa maman.
Bon, pas trop longtemps, hein, parce que ça l'inquiétait quand même un peu, mais Saline elle est tellement douce que même le Pirate a pu la monter à cru, ses petites mains bien accrochées dans la crinière.
Après, on est rentrés à la maison avec un tas d'escargots et des amis, et le lendemain, je sais pas pourquoi, on refoulait tous un peu du goulot et on avait un coup de soleil sur le nez des étoiles plein les yeux.
Les escargots de Félicia et Benoît sont disponibles uniquement sur commande et bien sûr, en saison, et puis tant qu'il en reste. Ce sont évidemment les meilleurs du monde.
Bah oui.
Doit rester un bout de saucisson aux noisettes pour celui qui retrouve trois des cinq Papadoums sur les photos ci-dessus. En même temps c'est pas très très dur, hein.
Si tu vois pas bien, tu pouêtes, et c'est magique, c'est en grand.
Je ramasse les copies dans trois minutes.
Ca y est, c'est de nouveau lundi.
(On me dit dans l'oreillette que c'est déjà presque mardi, ce qui fait que tout d'un coup, c'est un peu moins grave, tout de suite.)
Ca commençait vachement bien, niveau ciel, que je me suis dit que le monsieur de la météo il avait encore regardé ses cartes à l'envers.
Je te rassure, il est pas si bête. Quelques heures après, il tombait des trombes d'eau. Ce qui n'empêchait pas ce midi un fonctionnaire zélé d'arroser sous un epluie battante les arbres de l'Avenue JF Kennedy à Luxembourg (celle des institutions européennes). Ca m'a fait ma journée. C'est là que je me suis rappelé mon devoir hebdomadaire, donc c'est parti pour un top & flop de mai!
Top: la Fée en concert hier. Qui a pu ensuite papoter et se faire prendre en photo avec les "stars". Promis, je te
montre ça vite.
Flop: Enfin, vite, c'est une façon de parler, quand je vois le retard qu'on prend ici.
Flop: c'est quoi ce retour de l'hiver, là? Fait froid comme en février alors que j'ai mis du vernis sur mes ongles de pieds! Oui avec s, à pieds. Oui parce que les deux.
Top: le 1er mai. Magasins fermés = pas de corvée supermarché du samedi.
Flop: le 1er mai qui tombe un samedi, nan mais ça va pas ou bien?
Top: la Demoiselle qui enfouit sa tête dans mon cou, et on lui pardonne d'avoir autant de caractère que toute la famille réunie.
Top: jusqu'à vendredi dernier, le retour de la saison des culottes courtes.
Flop: cour de récré 2 - genoux du Pirate 0
Top: j'ai eu le temps de me dépoiler (j'ai pas dit raser, hein) les gambettes hier. (Ca m'était pas arrivé depuis 18 mois, soit l'âge de la Demoiselle, si on calcule bien. Comme c'est étrange. Depuis, Venus était mon amie.) Sans que personne n'ouvre la porte de la salles de bains, avec ou sans frapper. Comment j'ai fait? Envoyé le Lyonnais à l'orchestre pour la matinée, profité de la grasse matinée de la Demoiselle (oui, je suis pourvue du modèle "dort jusqu'à midi", tu me hais, je sais), collé les deux autres au rangement de la salle de jeux (je sais, je suis machiavélique, sur le coup), et voilà le travail, j'ai pu exhumer mon Satin Ice moyennageux pour vingt minutes de bonheur.
Flop: les hordes de Hollandais sur l'autoroute vendredi soir. Qui calculent pile poil (on y revient, tiens) l'heure de pointe pour traverser Luxembourg et partir envahir la France. Comme si c'était pas déjà assez compliqué comme ça de rentrer chez soi en moins d'une heure et demie.
Flop: les indélicates de la blogo, ça existe. Les qui s'en foutent de tout et surtout des autres. Pas par
méchanceté, sans doute. Enfin, j'espère. J'avoue que je ne sais plus trop bien, là.
Top: par contre, il y a aussi des super réseaux de nanas super chouettes. T'en es. Et si t'es de la région parisienne, que tu es fleuriste, ou que tu connais un fleuriste qui dépote (pardon, je me fais rire toute seule des fois), tu me contactes très vite. Si tu es photographe, que tu es en région parisienne le 25 septembre, tu me contactes aussi, s'il te plaît, c'est le moment de faire une B.A. formidable (et une pub d'enfer sur toute la blogo).
Top: je croise mes dread-locks pour qu'un tout petit machin s'accroche bien fort, quelque part sur la côte atlantique, tel un bulot sur son rocher...
Top: la Fée qui a cru que c'était son anniversaire, aujourd'hui. Parce que Mademoiselle Commandante lui a envoyé un
super colis.
Flop: y a des fois des bad news qui te filent un coup dans le bide. Ou du côté du coeur. Avant que la colère ne
prenne le dessus, puis retombe... Non ma fille, à neuf ans, je ne te laisserai pas aller vivre à dix mille kilomètres de ta famille, si tu n'en as pas envie.
Top: je compte un jour répondre à vos commentaires, ne vous désespérez surtout pas.
Top: ce ouikaine, je suis venue à bout de cinq énormes paniers de linge à repasser. Déjà rangé. Mode fierté ménagère ON.
Top: le muguet rose, tout vaillant dans mes parterres. Tellement prometteur que je ne lui en veux pas d'être un peu en retard.
Je te dis bonne semaine, les gens. Plus que quatre fois se lever et c'est férié!
Je gagne jamais rien. Sauf ces derniers mois. J'ai gagné à des concours où tout le monde gagne. Si. (J'ai aussi lamentablement perdu au concours de l'imprimante, sinon vous pensez bien que je serais revenue vous le dire. C'est Martine qui l'a chopée.) Ah si, une fois, il y a une grosse dizaine d'années, j'ai gagné deux places pour un concert d'Indochine. Faut dire que quand j'ai participé, je tenais la patte arrière de Tonton Carabistouille (mon little frangin, je précise, pour les petits nouveaux), né coiffé un vendredi 13, expulsé par hasard de l'utérus de notre mère au-dessus d'un parterre de trèfles à quatre feuilles, alors qu'elle passait sous une échelle, poursuivant notre chat noir qui s'enfuyait avec le fer à cheval.
Or donc l'autre jour voilà que je provoque, sûre de moi, chez la Mère Joie: si je gagne le tish, je promets des
photos de modasse. Ah ben, merci, Norton, ah ben merci, hein! Coincée.
Je remercie la Fée qui est jamais la dernière pour m'accompagner dans mes couneries, et qui a donc shooté cette
séance de modasse du plus bel effet frime. (Tu penses bien que pour faire l'andouille, j'emmène pas le Lyonnais, il serait capable de me faire interner. Ce qui tombe bien, je pourrais taper la
causette avec Alorom, dis donc.) Je remercie aussi la météo clémente qui permet de faire les andouilles en Nortish à 2000 mètres
d'altitude.
Alors, qu'elle me dit la fillote, pour la photo de modasse, faut que t'aies les genoux en dedans.
Naaaaaan, mais pas comme ça, t'as l'air de faire débutante du club des Pious-Pious en train de passer ton
master en chasse-neige, nan mais ma pauvre mère, t'as l'air de quoi, nan mais concentre toi un peu, quoi!
(Admire le cadrage d'art, on dirait sa mère.)
Nan mais, Mam', là c'est troooooooooop le genou en dedans, t'es pas crédible quoi!
Pis regarde de dos ce que ça donne, c'est encore pire!
Ah oué.
Nan mais t'es la honte, hein, j'me fais une rouge et on remet ça, ok?
OK. De toutes façons, les trois pelés de la piste commencent à nous regarder comme des zarbis.
Mais moi j'aime bien celle-ci quand-même.
Alors, de haut en bas, on a:
-un bandeau Quechua pour mater la roussitude bronzer du
front
-des sunglasses Dirty Dog pour pas se griller les yeux verts
-un sublime tish Norton édition limitée I surkiffe Mère Joie (pouête, y a d'autres follasses en nortish à voir)
-un petit futale tout simple et élégant noir Columbia assorti qui fait pas du tout un gros cul
-j'ai dit PAS DU TOUT un gros cul.
(Vise les bretelles loose pour faire djeun de la piste qui se coincent pas du tout dans les télésièges que c'est un danger public.)
-et pour compléter la tenue avec une fine touche d'élégance, des petites ballerines toutes simples de marque Rossignol pesant quatre kilos chacune MAIS avec le rappel du jaune pour faire coucou au logo du tish. 'Tain je fais dans le raffiné, moi, t'as pas idée.
-aux pattes, des lattes Rossignol itou, de quoi te foutre Tino Rossi en tête pour la journée.
Ca te changera des abrutis qui beuglent "Etoileuh des neigeuhhhh" depuis vingt ans à chaque fois qu'un télésiège fait sa pause clope.
Bon, on dégage d'ici vite fait, rapport à l'attroupement. Z'ont jamais vu une modasse les gens?
C'est pas que je sois oisive de nature.
Enfin, disons que si je pouvais, je me laisserais sans doute aller à une délicieuse paresse, là, histoire de glaner les derniers rayons du soleil, ce soir, alanguie sur une chaise longue, un cocktail bon livre à la main.
Par contre, je continuerais certainement à me lever aux aurores, pour entendre le premier chant des oiseaux, voir les fleurs de pissenlit s'ouvrir et la rosée sécher sur les brins d'herbe de la pelouse. Pour sentir le soleil réchauffer doucement l'air et mettre en branle l'humanité entière. Tout cela, dans le calme d'une maisonnée encore endormie...
La vie m'a plutôt été livrée en mode tigivi. Excepté en vacances, c'est à dire deux semaines par an, à peu près,
j'ai peu le temps de bucoler, enchaînant mon rôle de femme à celui de mère de famille et de working girl, avec parfois une parenthèse enchantée pour vous écrire une bafouille. C'est la vie, c'est
la vie...
On peut donc pas parler proprement dit de procrastination.
Mais j'ai beau courir et en faire des tonnes, bizarrement, il y a toujours certaines choses très urgentes qui
restent sur le quai de mon tigivi lancé à toute allure. J'y pense... et puis j'oublie.
En vrac:
-classer, trier, imprimer des photos. Les envoyer aux gens qui me les ont demandées. Qui les attendent, parfois, depuis des années (authentique).
-classer, trier, répondre à des courriers d'administrations diverses
-faire les demandes de double nationalité pour les enfants. Quoique, si j'attends encore un peu, ils risqueront d'être franco-apatrides, au train où les choses vont. Bon, moins urgent, du coup.
-répondre aux mails de S., de Y., et d'autres encore... Mais comme je veux pas bâcler, je griffonne un "je te reviens quand j'ai plus de temps", et plus de temps, bizarrement, ça m'arrive rarement. Ce qui veut pas dire que je n'y pense pas.
-téléphoner à ceux que j'aime. Ou à ceux qui en ont besoin. Là aussi, c'est jamais le bon moment.
-faire les plans de notre future cuisine. Mais quand on n'a pas encore l'emplacement des murs, j'ai du mal à visualiser. Donc je laisse traîner.
-finir de ranger ce fichu bureau. Jeter tout ce qui doit l'être. Chantier bien déblayé il y a quelques semaines.
-prendre certaines décisions. Je suis très mauvaise en prises de décisions. Angoissée, même. Ravie si quelqu'un les prend pour moi, finalement.
-finir de décider si je veux faire partie de l'offre plan retraite 2009 ou rester au régime 1998. Ah. C'est pour dans 30 ans, alors, forcément, c'est un peu flou, hein. Z'ont de ces questions, aussi.
-faire deux doubles déclarations d'impôts. Différentes, bien sûr.
-...
J'en suis pas forcément fière, attention, loin de là. Et ça a le don d'énerver l'autre adulte responsable de la maison. Ah oui, adulte responsable. C'est peut-être ça le problème. La dame que je croise dans le miroir, là, on dirait bien qu'elle a plus seize ans, l'âge de toutes les insouciances.
Ca doit être ça.
Faudrait que je grandisse un peu, histoire de comprendre, le jour où les enfants me mettent en maison de retraite, moi, qui ai à peine vingt-cinq ans!
Je dis rien. Je rouspète pas pour changer. En même temps, faudrait chercher, hein. Je dis juste: pourvu que ça dure.
Bon c'est pas tout ça mais on a un top & flop à plier, ce soir, nous.
Top: la Demoiselle qui comprend tout. Enfin, tout ce qu'elle veut bien comprendre. Ce qui fait déjà pas mal.
Flop: la Belgique qui saigne. Bientôt, c'est une apatride qui vous parlera du no man's land. Ca fait quoi? Comme si on t'enlevait tes racines. Même si tu vis loin depuis dix ans et que finalement, ton pays vit très bien sans toi, et réciproquement. Tout ça parce les gens qui décident ne peuvent pas s'entendre. Alors que ceux qui n'ont rien à dire, finalement, ils s'en foutent un peu. Ils vivent très bien ensemble. Mieux: ils se mélangent. Forment des couples mixtes depuis des générations. Et au final, paient le lourd tribut d'un état formé de toutes pièces il y a 170 ans pour faire un tampon et apaiser l'Europe à feu et à sang... C'est vrai, quoi, si on n'a plus les Flamands, de qui on va pouvoir rigoler après?
Top: ce ouikaine, c'était Fermes en fête en Moselle. J'y reviendrai, mais on a passé une belle journée avec la cochonaille. Sur pattes, hein. Puis aussi avec un tas d'amis, et ça c'est encore plus chouette.
Flop: la rentrée. Ou comment oublier deux cartables un matin de bourre. Quelqu'un peut m'essssspliquer pourquoi on
n'est jamais à la bourre quand c'est les vacances et qu'on attend bien sagement le jour de la rentrée?
Top: s'enfuir du bureau à 15h45 pour filer à la Poste et récupérer la Fée au cours de flûte, il n'en faut pas plus pour avoir l'impression de revivre à un rythme normal. Même si après il faut enchaîner sur la pharmacie et l'orthodontiste. Même pas mal.
Flop: avec le Lyonnais, j'envisage la séparation des biens. Rapport au chocolat aux noisettes.
Top: j'hésite, rapport au plein ravier de fraises et de framboises qu'il vient de m'amener. Même si elles n'ont pas
le goût de celles du jardin.
Flop: les projets, quand ça tombe à l'eau, ça fait un gros plouf. Même si on en a d'autres, forcément.
Top: la Japonaise est officiellement à vendre. Cui qui en veut, il écrit au Bureau des Papadoums, qui transmettra.
Top: demain à cette heure-ci, si tout va bien, je ne serai plus une mère indigne en retard de trois mois sur le calendrier vaccinal de sa puînée...
Flop: la politique de sécurité ternettienne de chez Teutons & Co. Qui m'empêche l'accès à plein de choses absolument indispensables à mon boulot, comme la plupart de vos blogs. Quel scandale, quand même.
Top: j'ai vaincu la moitié de l'Everest de repassage amoncelé dans la buanderie. Voyons les choses positivement.
Top: vous avez assuré, tous, lors du Mèrejoyothon, et j'ai bien rigoulé, vraiment, merci les copains.
Top: il fait juste assez froid le soir pour avoir une bonne excuse pour coller mes pieds gelés sur les mollets du Lyonnais et l'envoyer chauffer la couette un quart d'heure à l'avance...
Une belle semaine à tous!