Vendredi 1 janvier 2010
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20:47
Depuis que le premier jour de l'an ne se déroule plus dans le salon de ma grand-mère où nous retrouvions nos cousins
que nous connaissions peu, pendant que nos parents se gavaient de bûche en échangeant des politesses, matant d'un oeil les valses de Vienne puis les sauts à ski à Garmich-Partenkirchen; depuis que
j'habite trop loin pour être soumise aux obligations de gavage annuelles, je suis libre. Li-bre.
Libre de ne pas prendre de bonnes résolutions que je ne tiendrai pas. Libre de philosopher à ma guise sur le temps qui passe et ces années qui filent. Libre de meubler le temps comme je le
veux.
Alors aujourd'hui, en vrac, j'ai:
-renvoyé par deux fois le Pirate dans ses pénates, les deux fois avant sept heures du matin, alors que je n'étais sous la couette depuis que depuis trois misérables heures, à la troisième le plus
courageux d'entre nous s'est levé, et j'ai suivi de pas trop loin (une grosse heure, quoi).
-localisé le pot de miel, en ai tartiné une double dose de Doliprane et suis retournée sous la couette attendre que le mal de crâne passe. C'est y pas une grande nimperie d'avoir la gueule de bois
sans avoir bu (A CEUX QUI LEVENT UN SOURCIL INCREDULE, J'AI DES TEMOINS), la prochaine fois je préviens, j'épave.
-traîné ma carcasse jusqu'à la salle de bains, puis constaté les dégâts confettis dans le dressing. Rhaaa. Noter de se déshabiller en bas l'année prochaine.
-chauffé ma couenne au coin du feu.
-réchauffé les restes d'hier soir pour refestoyer EN AYANT FAIM puisqu'avant on n'avait pas mangé 213 canapés et trois fois autant de cawètes.
-mis trois machines en route. Trié, plié le linge. Passé l'aspiro et puis la serpillère. Là, la philosophie atteint des niveaux maximum, nettoyant les cadavres de l'an passé pour faire une place
toute belle, toute propre, toute vierge à celle qui arrive sans qu'on lui ait rien demandé.
-glandouillé juste ce qu'il faut tout en jouant avec les Petits Papadoums.
-regardé dehors, eu un coup de mou monumental et décidé que c'était un temps qui justifiait tout à fait un vin chaud. Fait du vin chaud maison. Bu du vin chaud maison.
-fait une délicieuse soupe potimaron-coco que même le Pirate il en a repris deux fois.
-atterri en pyjama sur le canaprout avec les autres pour un tas de câlins.
Moi je dis, si l'année qui vient est à l'image de sa première journée, on va pas s'ennuyer chez les Papadoums!

Par La Famille Papadoum
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Mardi 8 décembre 2009
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/12
/2009
21:03
Par La Famille Papadoum
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Mercredi 2 décembre 2009
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07:00
Le dimanche 15 novembre (ouiiiiii je sais, il y a deux semaines, je me tue à vous dire que je peux pas être partout,
hein!), le conservatoire de musique a fêté la Sainte-Cécile, patronne des musiciens. Du coup, une foule de gens se sont déplacés pour
applaudir la Fée et BarbaLala sur scène (comment, beaucoup d'autres aussi? Ah bon?).
Le thème de cette année était "Contes, légendes et cors d'harmonie". Les enfants de la chorale de l'école de musique, accompagnés de la classe de cor renforcée par une classe de cor venue de Metz
ont mis en scène un conte musical, "Le Petit Pont de Charençon", raconté et chanté. Ensuite, place à l'harmonie. Pour clôturer, l'harmonie et la chorale ensemble. Du joli travail, réalisé en
quelques semaines seulement, avec des enfants assez jeunes pour la plupart.
Et pour pas changer, nous sommes in ze canard du lundi suivant. Avec la Demoiselle sur les genoux de sa Marraine, venue ce jour-là clôturer les festivités de son anniversaire.
La rançon de la gloire des fidèles, quoi.
Par La Famille Papadoum
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Mercredi 18 novembre 2009
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/2009
22:00
Non, mais c'est que nous, on ne recule devant rien pour amuser la galerie, hein. Et surtout, nous sommes pour le
partage des tâches: il touille dans le ciment, je touille dans la tambouille. Il joue de la clarinette, je pianote du clavier (d'ordi). Il conduit, je dors la bouche ouverte. Il reste calme en
toutes circonstances, je monte dans les tours pour un rien, et retombe aussi vite qu'un soufflé au fromage.
Du coup, quand il s'agit de vaccins, on s'est aussi partagé les tâches.
Acte I: jeudi 12 novembre
Au petit matin brumeux, je secoue BarbaLala pour le réveiller rejoins, l'oeil collé et ma mine chiffonnée (c'est parce que j'avais pas encore lu
ELLE qui préconise de dormir sur le dos et sur un oreiller en satin pour pas chiffonner ses joues, authentique, mais attention, rire aussi ça fait des rides, alors à partir de maintenant vous êtes
seulement autorisés à pouffer!) BarbaLala et son Gillette dans la salle de bains. Je lui dit : "C'est toi le chef de famille, l'homme valeureux, à toi de chasser le bison de t'y coller en premier, et viens pas me faire ta chochotte que t'as peur des piqûres, hein!"
C'est que nous avons de la chance. Au Luxembourg, la campagne de vaccination contre la grippe A a commencé il y a un mois et est ouverte aux frontaliers. Organisé comme si deux millions de
personnes devaient s'y presser le premier jour, alors que le Grand-Duché compte moins de cinq cent mille habitants, ce fut naturellement un plaisir. Le soir, à son retour, je l'interrogeai: "Alors?
Alors?" Alors rien. Le lendemain matin: "Alors? Alors?" Mal à l'épaule. Mouais.
Acte II: vendredi 13 novembre
Au petit matin brumeux, je remarque que j'ai pas mis le "h" à la bonne place dans le "authentique" ci-dessous, en voulant faire du comique de
répétition, voilà qui est corrigé, je me rappelle qu'aujourd'hui a lieu la campagne de vaccination (volontaire) contre la grippe saisonnière au boulot. J'y vais courageusement. Je snobe tous
mes andouilles de collègues qui font les chochottes dans le couloir et je tends mon bras gauche. Le soir venu, vu que personne ne s'intéresse à mon triste sort, je me demande: "Alors? Alors?" Alors
rien. Le lendemain: "Alors? Alors?" Toujours rien. Une fièvre soudaine me prend: la fièvre du samedi soir. Je le passe à grands renforts de sacs poubelle et de tentatives de rangement et de
déménagements dans la salle de jeux des enfants (oui cette précision est inutile, non il n'y a pas - encore - de salle de jeux des adultes dans cette maison). J'ai un doute quant à imputer l'une à
l'autre. (La fièvre au vaccin, faut suivre, vous!). Donc, rien.
Etat des lieux: quel que soit le virus de grippe qu'un des enfants nous rapporte de l'école, nous sommes parés: il y en aura toujours un sur pied pour assurer. Si c'est pas du beau travail
d'équipe, ça!!!
Acte III: lundi 16 et mardi 17 novembre
Au petit matin brumeux, la réflexion du dimanche oisif (deux gâteaux confectionnés + des feuilles de choux farcies + un concert de Sainte-Cécile) aidant, on se dit que bon, on ne se vaccine pas
seulement pour soi, mais aussi pour protéger les autres et surtout les plus faibles. Mon regard se dirige vers le machin rose occupé à vider le tiroir à calebuttes de son frère. Une sueur froide me
parcourt l'échine en même temps que le souvenir de lueurs bleues et de sirènes me glace le sang.
Je sors du bureau en milieu d'après-midi pour participer au conseil d'école de la Fée. Parfaitement, je suis élue. A l'unanimité, encore. Y avait qu'une liste, faut dire. J'y dis quelques
counneries histoire de justifier ma réputation, puis je passe aux choses sérieuses, non mais. Ensuite, je file récupérer mes deux plus petits (la grande a flûte le lundi) chez Tata, et zou, reroute
vers Luxembourg. Formalités, organisation parfaite, rattapage de machin rose qui s'enfuit à l'autre bout de l'immense salle à toute vapeur, à la piquouze comme tout le monde!
Là, j'apprends que le délai de trois semaines entre les deux vaccins n'est plus recommandé. Je tends donc mon bras droit (le gauche avait déjà donné, hein). Le Pirate et la Demoiselle tendent la
cuisse gauche. Stoïques. Parfaits. Fierté maternelle mal placée. Le soir venu, je questionne: "Alors? Alors?" Alors rien. Un suppo à la Demoiselle par précaution, et au lit. Le lendemain matin:
"Alors? Alors?" Mal au bras. Même pas mal à la cuisse, sauf quand il appuie dessus pour voir. Un peu chaude pendant 36 heures.
Mardi soir, expédition cette fois avec la Fée. Je note dans mon agenda que les enfants devront revenir dans trois semaines car ils n'ont reçu qu'une demi-dose. Le soir venu:"Alors? Alors?" Alors
rien. Le lendemain matin: "Alors? Alors?" Mal au bras.
Bilan des opérations pas de maux de tête, pas de fièvre sauf un tout petit peu pour la Demoiselle. Un tout petit peu mal à l'endroit de la piqûre, comme un coup, pendant deux jours.
J'ai survécu sans souci aux deux vaccins en trois jours.
Et surtout, l'espoir d'avoir protégé non seulement nous, mais surtout notre entourage. Les écoliers sont des vecteurs de microbes très efficaces, et les bébés de notre entourage doivent être
protégés.
Pas de bol, quand-même, va falloir trouver autre chose pour me faire porter pâle au boulot!
Par La Famille Papadoum
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Lundi 5 octobre 2009
1
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/2009
21:50
... et je souris.
Ca fait deux jours qu'il pleut. Que dans le sud, c'est encore l'été, quand nous allumons chaque soir en rentrant un bon feu dans la cheminée. Il fait encore chaud pour la saison, mais déjà si
humide, après deux jours de pluie seulement.
Ce qui nous attend, c'est six mois d'hiver, avec son cortège de miasmes et de microbes, de nez qui coulent, de gorges qui piquent, de frissons... ok, j'arrête là, je vais pas déprimer tout le monde
non plus.
Mais quand viendra la bête à mille pattes des journées sombres et froides, je sais à quoi je penserai.
Un peu grâce à vous, en fait. Parce qu'à force d'en parler et de promettre, il a bien fallu y aller.
Passé le quart d'heure de solitude de chargement de la voiture, ce fut que du bonheur. Une heure et demie de balade, quatre petits nez au vent, et c'est rien de le dire, parce que le retour fut
duuuuuuur contre le vent, on avait l'impression de ne plus avancer. Une bonne dizaine de kilomètres le long de la Moselle, à l'heure bénie où on ne croise que des cyclistes et des rollers, pas
encore d'enfants ni de mémères à chienchiens qui occupent toute la piste. Un Pirate en super forme qui m'a épatée, sa soeur à son âge était bien moins courageuse.
La Demoiselle, après quelques fous rires de voir son frère et sa soeur la dépasser en lui faisant coucou, s'est endormie comme une fleur. Nous sommes rentrés en sueur mais heureux, et pour tout
avouer, j'ai encore un peu mal à des muscles inconnus à mon patrimoine jusqu'ici...
Et le repas du dimanche des familles a tout de même été préparé dans les règles de l'art - juste un peu en retard.
L'après-midi, hop in ze piscine, l'eau était à 27 degrés, c'était obligé. Pour la première fois, la Demoiselle a manifesté sans aucun doute possible son envie de faire elle aussi trempette et pas
rien que les pieds comme elle en a l'habitude. Aussitôt compris, aussitôt déshabillée pour un plouf inattendu, elle a adoré (beaucoup plus que cet été quand la différence entre la température
extérieure et celle de l'eau était plus grande, on ne lui proposait même plus trop depuis un moment). Et plicth par ci, et platch par là...
Le soir, avant de rebâcher pour la semaine (où, raisonnablement, l'envie de nous baigner ne nous prend plus trop), BarbaLala et moi n'avons pas résisté au plaisir de plonger encore une fois pour
quelques longueurs...
Alors, qui a dit qu'on se ramollissait de la fesse, ici, hein???
Par La Famille Papadoum
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Dimanche 4 octobre 2009
7
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/10
/2009
07:00
... sont pas là pour me serrer la pince.
Le dimanche matin, BarbaLala s'en va jouer de la clarinette. Avant, avec les Petits Papadoums, on allait soit à la pistache (à trente kilomètres d'ici, pour rappel), soit faire du vélo/roller sur
les bords de la Moselle.
Bon, on a ramolli de la fesse, puisqu'il est assez peu probable qu'on soit dans NOTRE piscine à l'heure où je vous parle.
Ca c'est pour quand on aura repris de bonnes habitudes, vers 2034, en gros.
Le coup de la Moselle, ça craint un peu aussi, parce que 2 vélos + une méga poussette + rollers dans ma Japonaise, ça me fatigue d'avance, surtout quand c'est l'heure de la sieste de la miss.
Quoique, rien que de l'écrire, j'en ai envie, c'est malin. Bon, c'est aussi à trente kilomètres de la maison, hein, rien n'est parfait en ce bas monde. Pis faut se dire que c'est le dernier
dimanche de beau temps avant... hou, tout ça au moins. Et que si je sors pas la marmaille, j'ai pas d'excuse valable pour que le repassage et un bon repas de dimanche des familles ne soient pas
faits. Et avec un peu de chance je vous ramène des zolies photos.
Comment que je me motive, moi.
(Tout le monde aura compris qu'il est samedi soir taaaaard à l'heure où j'écris, pour les curieuses qui lancent des ersatz de tags et qui veulent savoir comment
on blogue: n'importe quand, n'importe où, c'est à dire quand je peux aligner trois pensées digressives sans être interrompue parce que je ne m'y retrouverais même pas moi-même, quand mon esprit
peut vagabonder à son aise sur un fil vaguement directeur, et toujours en live sur OB, quand j'en ai envie, quand j'en ai besoin, mais le plus souvent vautrée sur canaprout mit couverture en
polaire blanche - c'est bon, c'est assez précis? Souvent, vu qu'il est tard quand j'accouche de mes phrases à rallonges et à tiroirs, je les programme pour le lendemain matin 7 heures, pile poil
pour le ptit dej des blogaddicts... histoire peut-être d'avoir encore le temps de changer d'avis pendant la nuit? Sinon, des idées, j'en ai cent douze mille par jour, que je ne note pas, et j'en
oublie à peu près cent onze mille neuf cent quatre-vingt dix, je me rappelle d'une dizaine, et j'ai le temps d'en écrire une demi, voire moins...)
Comment je me mets pas dans le caca.
Parce que je vous connais, après vous allez vouloir tout savoir, si j'ai tenu mes promesses, toussa.
Si les vélos rentrent dans la Jap', on y pensera, hein.
(Je sais plus où sont mes rollers.)
Alors qu'en fait, je voulais juste vous montrer ça.
Ca, c'est le bonheur. Pur et simple comme quelques notes de Mozart, le soir, avant de filer au bain.
Bon, comme tout gros effort commence par un bon dodo, .... flitz, je suis plus là.
Et vous, vous faites quoi le dimanche matin?
Par La Famille Papadoum
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Lundi 28 septembre 2009
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07:00
Nous nous en fûmes donc, la Fée et moi, prendre le tégévé qui roule fissa de très bonne heure samedi. Pas très très
longtemps après, il me fut donné de rencontrer deux êtres aussi blonds qu'adorables, rencontre que j'attendais depuis longtemps avec impatience.
Quelques heures qui ont filé comme des secondes...
Dans la vraie vie, Marjoliemaman avec petit bidon tout rond, c'est un mètre soixante d'énergie (faut la voir porter la poussette avec KA dedans dans les escaliers du métro!), de gentillesse, de
tendresse, d'attention, de sourire et d'humour. Prends soin de vous, Marjo.
Un peu plus tard, je faisais la connaissance de Sandra qui avait organisé l'événement, qui au-delà de la photo officielle nous a donné une
occasion en or de rnecontrer ces visages qui se cachent derrière ces blogs qu'on aime...
Puis, j'entendis un genre de cri dans mon dos: "Roxaaaaaaane!!!" Et là une espèce de tornade est entrée dans ma vie...
Dgina, et son appareil photo
Elle parle, elle court, elle saute, elle se vautre pour prendre des photos uniques, elle se donne, elle rit, elle défie la terre
entière, elle doute, elle assume, elle tempête, elle sourit, elle s'attendrit... mais reste toujours sauvage. Tu sais ce que tu as à faire dans les prochains mois, ma grande...
Après, il eut Manu, que j'ai adorée autant que son blog et qui nous a avoué officiellement avoir douze ans dans sa tête, Sonia qui sait pas lire l'heure (surtout sur les horloges des gares), Lily et sa surprise, Carole que j'apprends à connaître depuis une semaine car elle m'a envoyé sa Journée des Villes, Martine évidemment, Angelea discrète et mystérieuse, Kat et ses yeux qui pétillent (Mary, elle m'a bien fait ton message, tu peux dormir tranquille!), et puis
plein d'autres dont j'ai oublié le prénom, là, comme ça, et qui me pardonneront, parce que ça me reviendra quand je verrai la photo officielle...
Il fut caqueté en bonne et due forme... et parlé des absentes, de celles qui nous manquaient et qui le savent, de celles qui nous manquaient moins et qui ne le sauront sans doute
jamais...
Des timides, des extraverties, des rigolotes, des mystérieuses... de belles rencontres, touchantes, une journée riche, éblouissante.
Vers 18 heures, nous prîmes congé, le métro qui pue et le train qui roule vite. Quarante minutes de Japonaise plus tard, je mettais mon nez dans les cheveux de mon bébé-fille, je chatouillais
le bidou de mon grand garçon, j'emportais le tout à la maison et hop au lit, c'est que ça fatigue, la grande vie!
(Mais vive la campagne, quand même - surtout quand elle est à 1h24 de train de la capitale)
Par La Famille Papadoum
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Jeudi 3 septembre 2009
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/09
/2009
21:08
Deux mois qu'il réclamait ça tous les jours. Deux mois qu'il demandait chaque matin "et c'est quand que je vais à
l'école?". Deux mois qu'il décomptait les dodos. Et une immense déception le jour où elle lui a répondu "dans trois semaines", et qu'il a compris "dans trois jours" dans sa petite tête de quatre
ans et demi. Trois jours après, le monde s'est écroulé... Heureusement, heure après heure, la date fatidique a bien fini par arriver.
Pour elle, pas le temps de compter les jours. Des vacances très, trop occupées, ne lui ont pas laissé l'occasion de s'ennuyer un peu, une rentrée qui finalement arrive par surprise, mais dont elle
se réjouit: à huit ans, l'école, c'est bonjour les copines, et tant de choses à se raconter depuis deux mois. Elle avait préparé son cartable hier: recyclé tout ce qui pourvait l'être des années
précédentes, comme chaque année. Rajouté deux ou trois crayons choupis achetés avec son argent de poche.
Ce matin, bien sûr, elle s'est levée en retard. Lui sirotait déjà son café en méditant sur les enfants qui grandissent, sans doute, et a oublié de la réveiller. Du coup, c'était un peu le souk, ce
matin. Mais finalement, tout le monde était dans les temps pour sortir sous la pluie battante, au rendez-vous elle aussi, comme pour leur dire que les vacances, c'était bel et bien fini. Faux
départ pour oubli de cartable (sic) pour elle, tartine en main pour les deux, décollage immédiat.
Pour la circonstance, ils ont joué les parents modèles. Emmené leur progéniture à deux à l'école. Lui, d'abord. Cinq mètres devant, courant, et eux, trottinant derrière. Il est entré comme une
bombe dans sa nouvelle classe, a fait une bise à sa maîtresse (ah le bonheur des petites écoles, il connaît déjà sa maîtresse), et ne s'est pas retourné pour les embrasser. Alors ils l'ont emmenée,
elle. Dans la voiture qui la ramène à l'école du Village des Papadoums, les parents modèles passent leur couche de morale pré-rentrée habituelle: travail, confiance, sérieux, importance, fierté,...
tout y passe. Entrée en courant dans la cour de son école, bien vite disparue derrière le coin du mur après un bisou rapide. Tout ça, elle y pensera un autre jour. Peut-être.
Rentrés à la maison quelques instants après, un café pour lui, un thé pour elle, et un bout de croissant pour la petite dernière pas encore concernée, les parents modèles savourent le calme de la
maisonnée et se disent que voilà, encore une année qui passe...
Au retour, grande joie des deux côtés: elle a enfin une copine dans sa classe pour tenir tête aux deux garçons, et lui a une nouvelle camarade de jeux, dont on entendra certainement encore parler
si on en croit ses yeux qui brillaient, son sourire idiot, le fait qu'il ait retenu son prénom et qu'il ait fichu le camp dans la salle de jeux quand on lui a fait remarquer qu'lle avait l'air de
bien lui plaire, la petite H. ...
Par La Famille Papadoum
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Vendredi 14 août 2009
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/2009
08:00
Aujourd'hui, ce matin, je vais accueillir la Fée à l'aéroport. Je ne sais pas qui sera la plus heureuse de retrouver
l'autre.
Elle aura fait des choses formidables et uniques pendant ce mois à Dubai (elle vous racontera) mais se sera languie chaque jour de retrouver sa famille, sa maison, ses proches, son environnement,
la simplicité de la vie à la campagne, la joie de vivre qui caractérise notre tribu...
Je ne pourrai malheureusement passer avec elle ce matin que le temps de la ramener chez Tata puisqu'ensuite il me faudra retourner terminer ma journée de travail... Ce soir, ce sera la fête à la
maison!
Edit de 13h50: La Fée a atterri tout en douceur ce matin peu avant 10 heures, rayonnante et heureuse de rentrer. Nous sommes allées dévaliser la papeterie pour ses jolis crayons et stylos de la
rentrée, puis nous avons rejoint BarbaLala au restaurant. Je les ai laissés en tête à tête pour retourner au travail. Elle va rentrer avec lui à la maison, faire le tour du propriétaire comme à son
habitude, prendre une douche et faire une bonne sieste. Ensuite, ce sera l'heure des retrouvailles avec le Pirate et la Demoiselle.
Par La Famille Papadoum
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Jeudi 13 août 2009
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08:00
Bonjour les gens de tous pays même les bien loin!
Je ne suis pas bien présente sur ces pages ces derniers jours, ni sur les vôtres d'ailleurs, et je prends un retard fou dans les choses hilarantes qu'il me faut absolument vous conter avant que la
bise ne soit venue. C'est dramatique. Mais j'ai un mot d'excuse. J'avais piscine. Nan, sérieux, ces derniers jours, les Papadoums ont fait de la
bibine. Enfin, tout préparé pour pouvoir cet hiver sortir une bonne bouteille de derrière les fagots de notre production artisanale maison!
Alors d'abord ça prend longtemps, de faire de la bibine. Parce qu'il faut questionner les voisins qui en ont déjà fait. Tout consigner par écrit, comparer les versions, en faire un rapport
circonstancié, et faire quand même comme on veut peut.
On a commencé par du guignolet. Pour le guignolet, il faut des derises aigres, du vin rouge et de l'alcool pour fruits.
(je suis pour le travail des enfants, on pourra le noter)
On laisse macérer le tout un mois, puis on filtre, on ajoute du sucre, et on attend patiemment quelques mois à quelques années. Donc vous en déduisez, petis malins, qu'on n'a pas encore goûté,
puisque nous en sommes au stade de macération.
Puis dimanche, grande entreprise de cueillette de mirabelles selon technique ad hoc éprouvée du cueilleur d'olives...
Un BarbaLala dans l'arbre pour secouer les branches, une bâche en bas, et il n'y a plus qu'à se garer des fruits qui tombe comme la grêle... ramasser, et mettre à macérer en fût pour faire
distiller dans quelques mois et obtenir du schnaps bien lorrain... Une récolte de plus de 500 kg de fruits... Aurons-nous enfin notre brevet de Lorrains d'adoption? Réponse hips dans quelques
mois.
Mais parce qu'il fait soif, quand-même, nous en avons réservé pour faire de la liqueur selon une recette ressemblant à celle du guignolet, sans le vin rouge évidemment.
Je reviendrai vous faire part des résultats de nos explorations du domaine bibinesque local...
Et puis aussi, nous n'avons pas oublié d'en garder pour faire de la confiture pour les Petits Papadoums (et les grands gourmands), et congelé les rescapées pour les desserts d'hiver et
divers...
Par La Famille Papadoum
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